‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 73 sur 254 · C«^|iiratl«n «« CtttUlBA (••)•— Cleéron · texte numérisé non relu

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Les Victoires et les conquêtes récentes de Pompée accrurent encore sa popularité. Avec l'appui de son armée et les trésors

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rapportés d'Asie, il eût pu jouer 1q rôle de Sylla, si la violence ouverte n'eût répugné à son caractère ; il poussa la modération jusqu'à se tenir aux portes de Rome, en attendant le jour du triomphe et le licenciement de son armée.

Quelque temps avant son retour, une horrible conspiration avait mis en péril la société romaine elle-même. Cafth'fia,, jeune patricien perdu de dettes, qui avait fait l'apprentissage du crime dans les proscriptions de Sylla, forma le projet d'incendier la ville, d'égorger les sénateurs et de se rendre ainsi maître de rÉtat. Beaucoup de jeunes débauchés et de patriciens ruinés comme lui, furent ses complices : ils comptaient sur les vétérans de Sylla, toujours prêts à recommencer la guerre civile. La populace attendait le signal du pillage et du massacre. Dans cette extrémité, Rome fut sauvée par la prudence et la fermeté de son consul, le grand orateur Tullius Cicéron, homme nouveau, c'est-à-dire sans aïeux, qui s'était déjà fait connaître en dénonçant les rapines du préteur Verres. Il apostropha le chef de la conjuration en plein sénat, et flétrit sa conduite dans une série d'éloquents discours, appelés Catilinaires, Après l'avoir contraint à sortir de Rome, il fit arrêter et exécuter, sans jugement, ses principaux complices. Gatilina périt à la tête de ses bandes, près de Pistoie (Étrurîe), en combattant avec une valeur digne d'une meilleure cause (62).

». :£ta« de Rome (••). — truies César.

Pompée n'avait pas assez de désintéressement, Gicéron pas assez d'influence et d'énergie pour sauver la république. Le premier se repentait de s'être mis dans la dépendance du sénat en congédiant son armée ; le second exaltait sans cesse les services qu'il avait rendus, et se complaisait dans le titre glorieux de père de la patrie qui lui avait été décerné. En vain le stoïcien Caton ofiTrait-il, au milieu d'une ville corrompue, l'exemple d'une fermeté digne des anciens temps.

Grassus, le plus riche des Romains, devait en grande partie son opulence aux confiscations décrétées jadis par Sylla, mais quelle que fût son ambition, il n'était pas fait pour donner des lois à sa patrie. Cette fortune était réservée à un jeune patricien qui marchait sans bruit, avec une habileté consommée, vers la première place.

Issu d'une famille illustre, alliée à celle du plébéien Marins, Jules César fut de bonne heure populaire par son éloquence, sa belle figure, ses manières séduisantes et ses libéralités. Sylla

devinant son ambition avait dit <t qu'il voyait en lui plusieurs Marius. :» Les magnificences de son édilité et l'argent qu'il prodigua pour se faire nommer grand pontife, Tendettèrent prodigieusement ; car, depuis longtemps déjà, les suffrages et les faveurs du peuple s'achetaient à prix d'or. Ce fut lui qui rétablit au Gapitole la statue et les trophées de Marius. Il se compromit gravement dans la conjuration de Catilina. S'il ne faisait mystère ni de ses vices ni de son impiété, il ne cachait pas non plus, en particulier du moins, son excessive ambition; car, traversant un petit bourg des Gaules pour aller combattre les Lusitaniens, on lui avait entendu dire : T'aimerais mieux être le premier ici que le second à Rome.

Synchronismes.

Pompée combat Sertorius en Espagne.

Deuxième guerre de Mithridate ;

Lucullus; siège de Cyzique.

Guerre des esclaves ; Spartacus.

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