‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 72 sur 254 · uerre de Spartoeus (VS-Vi). — de« PlraiM («V · texte numérisé non relu

uerre de Spartoeus (VS-Vi). — de« PlraiM («V

Depuis longtemps déjà, les esclaves, dont le nombre s'était multiplié à l'infini dans les terres de l'aristocratie romaine, en Sicile et en Italie, avaient essayé de faire cause commune et de s'affranchir les armes à la main. En 13(i, une première guerre des esclaves avait éclaté en Sicile, et leur chef Eunus, à la tête de 200 000 hommes, s'était rendu redoutable. Quelques années plus tard (102), un Italien, Salvius et un esclave grec nommé Athénien, soulevèrent de nouveau la Sicile, gouvernée par le préteur Licinius Nerva. Rome avait appris à craindre ces obscurs ennemis; mais on ne prit aucune mesure pour adoucir le sort des esclaves, et cette négligence provoqua une terrible insurrection au sein même de l'Italie. Le chef de la révolte fut Spartacus^ Thrace de nation, gladiateur réservé, comme tant d'autres, aux jeux sanglants du cirque, où se divertissait le peuple-roi. Il s'échappa de Capoue avec ses compagnons, et, appelant les esclaves à la liberté, il en réunit sous ses ordres jusqu'à 70 000. Il battit trois préteurs, parcourut l'Italie d'un bout à l'autre, puis retourna en Lucanie, où Liciniiàs Crassus, alors préteur, le. défit et le tua (71). Pompée, à son retour d'Espagne, anéantit les dernières bandes.

Devenu l'idole du peuple, ce général reçut des pouvoirs extraordinaires pour délivrer la mer des pirates Ciliciens qui, en infestant les côtes de la Grèce, de l'Italie et de la Sicile, interceptaient les approvisionnements de Rome ; car Timmense cité était, dès lors, obligée de demandeir à la Sicile et à l'Afrique la nourriture de ses habitants. En trois mois , Pompée s'acquitta de sa mission avec un succès complet (67). La reconnaissance publique lui fit confier le soin de terminer la guerre contre Mithridate; mais il faut reprendre l'histoire de cette

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grande lutte au point où nous l'avons laissée lors du traité de Sylla.

a. Demlèretf «nerres de Mltlurldate (94-«S).

Tant que vécut Sylla, Mithridate ne remua plus. Seulement il cherchait partout des alliés et se concertait d'avance avec Sertorius, avec le roi d'Arménie, avec les Scythes et les barbares des bords du Danube.

A la mort de Nicomède, roi de Bithynie, qui avait* légué ses États aux Romains (74), Mithridate rompit la paix et envahit le royaume vacant; il obtint d'abord des succès et mit le siège devant Cyzique avec 300 000 hommes. Mais lorsque Lucullus eut été envoyé contre lui, la situation changea de face (69). Pour apaiser les alliés, cet habile capitaine réprima d'abord les exactions des pùblicains, puis il affama Mithridate qui, ne pouvant tenir plus longtemps, s'enfuit dans ses États et ensuite en Arménie, où régnait son gendre, Tigrane, le rot des rois* Lucullus battit les deux princes coalisés, malgré la multitude innombrable de leurs soldats, s'empara de Tigranocerte, capitale de TArménie, et quand il eut réduit le roi de Pont aux dernières extrémités, Pompée^ vainqueur des pirates, vint lui dérober le fruit de sa victoire (66).

Après avoir détruit la dernière armée de Mithridate et humilié Tigrane, Pompée laissa le roi vaincu chercher un asile en Tauride (Grimée), et, pendant ce temps, parcourut l'Asie jusqu'à l'Ëuphrate, soumettant en chemin la Syrie, la Phénioie et la Judée. Au moment où il se proposait de pousser plus loin encore, il apprit la mort de Mithridate qui, trahi par ses soldats et par son propre fils Pharnace, venait de se percer de son épée (63). Tristement fameux par ses crimes, par le meurtre de son gendre, de ses femmes, de ses oncles, de ses fils, de ses frères, de sa mère et de beaucoup d'autres victimes, le roi de Pont eut la gloire de balancer la fortune de Rome, à une époque où tous les princes tremblaient devant elle. Après lui, plus de fierté nulle part ni d'indépendance : des fantômes de rois subsistent seulement, en Arménie, en Judée, dans la Gappadoce et dans le Bosphore. Le reste de l'Asie jusqu'à FËuphrâte, est réduit en province romaine.

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