‹ Abrégé chronologique de l'histoire universelleChapitre 87 sur 254 · p^fcàees lllyrlèns (teS-tSft · texte numérisé non relu

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* Claude II (268) ouvre la série des princes illyriens ou généraux des provinces du Danube, rudes soldats qui du moins firent respecter l'empire par les barbares et lui rendirent quelque vigueur. Claude chassa les Goths de la Mésie, et mérita ainsi le nom de Gothique; il mourut de la peste à Sir^iîùm, en Pannonie (270).

Aurélien, son successeur, fut continuellement en guerre ài'^ec les barbares et les usurpateurs. Il vainquit d'abord les Goths,

pdt krsr wfBxA aËanâo&né la Dàeîd âe Tpàjas^ il^ t^lnspofta les haMtantâ ûe oetf# dérnièfe province éanâ la Mésle, qui ptii d^ lors te nom de^ Daeie riveraine. Pour metf/r& Rome à l'abri d'tm Goup de main,il Tentoûra d'une seconde enceinte (ftd subsiste encore, et se rendit m Orient atee le dessein de sôu- ^mettre la veuve d'Odenath, Zéfkibie^ reine de Palmyte, fetissi célèbre par ses exploits quet par sa iflâg^ifiëence. Cette fei&iite lÉ6r(Mquè se défendit hm^^mps ♦ ^lé éWivit à* ^tirélien uàe letta^ inspîri§e par Sort secrétaire j le savant Lod^a, oùsô jJeint toute î* iérté de son caractère. CejlSûdam, PdhnyfB futprisèf ^ pins tard détruite* ; Longin ftit mis à mortj et Zénebie ré»* dnite à vivre, |)rès de Rome, dans robscurité. Captive, elle avait orné le triomphe d'Aurélienj àVéc le Gaulois Tétrîcus, sudéessenr de Victorinûs, trahi t)ar Pinsdbordination de son armée.

Le triomphe d*Aurélien * rappela les beaux jours de Rome. On regrette que la neuvième 'persémtiûn (273) ait terni k gloire militaire et les utiles réformes de son règne. 11 se préparait à marcher contre les Perses, lorsqu'il périt, près de Byzance, par les intrigues de son secrétaire Mnesthée.

Après la mortd'Aurélien (275), il y eut un interrègne des^t mois, parce que le sénat et le peuple se renvoyaient rhonneur de l'élection. Le choix du sénat se porta enfin sur taeite^ sage Vieillard, prodigieusetnent riche, qui repoussa les Alains et mourut, au bout de six mois, assassiné comme Aurélien.' L'armée d'Orient proclama Probus (276), fils d'un jardinier de Sirmium, soldat et capitaine comparable aux vieux héros de la république. Il tua^ dit-on, 400 000 hommes aux Germaim^ et, pour contenir ce peuple indompte^k^ il construisit un mur qui allait du Danube au Neeker^ affinent du Rhin. En même temps, il incorporait les barbares dans FarOiée romaine, et transportait dans les provinces le§ pltis reculées de l'empire leurs tribus les^ plus î^éinilâhtes. Des Frârics aiiisi relégués sur le Pont- Éiixin, montrant par leur audace aventureuse ce qu'était leur nation, S0 saisirent de quelques barques et revinrent, en faisant de grands ravages, par la Méditerranée, l'Océan et la, Manche, jusqu'aux embouchures du Rhin.

1. De sQperbes nÊnes attestent encore aigoord'hni 1» grandeur de cette reine du désert» qui «(ait aUnée «nftre Damas at rBnphrate.

2. C'est Aurélien qui a donné son nom à la ville d'OfiésAS^ appelés aupara- Tant Genabum*

Probus ayaitf eu la gloire de dicter aux Perses les conditions, de la paix, tourna aussitôt son activité vers des travaux utiles. U occupait ses soldats en leur faisant dessécher des marais, rebâtir les villes détruites, planter dçs vignes. Les coteaux de la Bourgogne et ceux de la Hongrie lui doivent leur richesse. Ses so^ats, mécontents de sa sévérité, l'assassinèrent à Sirmium, sa patrie (282).

Carus^ préfet du prétoire, choisi par l'armée, ne régna que dix-^ept mois; ses fils Carin et Numéri^n lui succédèrent après qu'il eut été frappé par la foudre (283). Numérienfut assassiné par Aper, son beau-père, préfet du prétoire, dont le crime ne demeura pas longtemps impuni. Dioclétien tua le meurtrier de sa propre main et prit sa place (284). La mort de Carin, égorgé par ses soldats après une défaite, laissa bientôt Dioclétien seul maître de Pempire, et Tanarchie militaire eut enfin son terme.

ë, Hlstotre de l*lfigll0e an trotalèue «lèele.

Grâce aux voies romaines, les légions, où il y avait beaucoup de soldats chrétiens, continuent de porter TÉvanf^ile aux extrémités du monde. Ses progrès rapides irritent de plus en plus les Césars et les magistrats de l'empire. Souvent aussi, en ordonnant les persécutions, ils cédaient, soit aux plaintes des intérêts blessés, soit aux passions sanguinaires et fanatiques de la multitude. L'Ëglise de Rome était réduite à célébrer les saints mystères dans les catacombes, cimetières souterrains qui servirent d'asile aux fidèles, où Ton retrouve aujourd'hui, avec les corps des héros de la foi, quelques précieux vestiges des premiers essais de Tart chrétien ^ Du sang môme des martyrs naissaient de phis nombreux néophytes. Parmi ces martyrs nommons encore le pape saint Calixtel" (219-223), esclave d'origine. D'un autre côté, la crainte des supplices disperse au loin beaucoup de fidôleif et, avec eux, les germes féconds de Tapostolat. La sainteté fleurit au fond des déserts, qu'elle embellissait de vertus inconnues au monde. En même temps, se fondent de grandes écoles qui renouvellent les sources épuisées de l'éloquence et de la philosophie. Celle d'Alexandrie produit saint Clément et Origène; l'Afrique se glorifie de 7er- Villien et de saint Cyprien^ tous deux sortis des écoles de Carthage. Une lutte suprême se prépare, qui sera bientôt suivie d'un éclatant triomphe.

1. D*aprè8 le noQibre des corps ensevelis dans les catacombes, on a calculé que la population chrétienne de Rome, à cette époque, ne pouvait être au-, dessous de 800 ooo Àmet.

Synchronismes.

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