II. Orient
Il» Orient. . . ./Antiocbe . . , 2» Egypte . • .Ulexandrie . .
3° Asie. . . , ,<Éphèse. . . .
4« Pont /Nicomédie . .
Q" Thrace • . .^Constantinople
HISTOIRE DU MOYEN AGE. lS&
Cette division géographique nous donne la clef de rorganlsation administrative. Pour chaque empire , un empereur ; à la tête de chaque préfecture, un préfet du prétoire; de chaque diocèse, un vicaire; de chaque province, un consulaire; de chaque ville, un magistrat particulier sous le nom de défenseur ou de dftwmtnr. Ces dignitaires ne possédaient ique l'autorité 'civile, entièrement séparée du pouvoir militaire depuis Constantin. Les personnes étaient divisées en nobles ou patriciens, curiales ou citoyens du premier ordre, colons tributaires^ et esclaves. L'entretien d'une cour fastueuse et les besoins d'une administration compliquée, avaient rendu les impôts excessifs, surtout pour les curiales, solidairement responsables envers le lise. Le titre de citoyen romain, si envié autrefois, n'était plus qu'une charge onéreuse, et de fréquentes révoltes dans les provinces auraient dû apprendre aux empereurs que leur système financier, en blessant tous les intérêts, préparait la ruine de l'État.
•. VaMeau eu monde barl^are*
Au delà tles frontières de l'empire romain commençait le monde barbare, dans lequel on peut, avec l'auteur de l'Atlas de Lesage, distinguer trois races principales :
lo Les barbares d'Europe ou Germains, qui comprennent les Francs, les Allemands, les Goths, les Lombards, les Bourguignons, les Vandales, les Suèves, les Hérules, les Quades, les Marcomans, les Angles, les Saxons, les Danois et les Normands.
2^ Les barbares mitoyens ou Sarmates, qui comprennent les Slaves, les Venètes, les Bulgares, les Bosniens, les Serviens, les Croates, les Polonais et les Russes.
3» Les barbares d'Asie ou Tartares, qui comprennent les Huns, les Alains, les Avares, les Hongrois, les Mongols et lea Turcs. Quant aux Arabes, ils font une famille à part.
a. Mœurs des «ermalns.
De tous ces peuples les plus remarquables étaient les Teutom, ou, comme on les appelait improprement, les Germains (hommes de guerre). Us se prétendaient autochthones, c'est-à-dire nés dans le pays même; mais en réalité ils se rattachent à la grande famille Indo-Européenne. La forêt Hercynienne couvrait presque tout leur pays. Ils fuyaient les yilles et campaient au bord des rivières ou des fontaines, toujours prêts à partir en expédition, à saisir le bouclier
et la framée pour aller au-devant de leurs ennemis. Us se rendaient eji arQies aux assemblées, où Ton délibérai^; en copin^un sui^ lei^ ^£paires publiques. Tous les hommes de la tribu devaient se réunir autour du chef, lorsque Vhérihan ou guerre nationale était proclamée, Uu certain nombre s'attachaient à sa personne, sous le nom de fidôles où leudes, et recevaient de lui des présents en récompense de leurs services.
Les Germains avaient la peau blan«he, les y^uz bleus et farouches' et de longs cheveux roux. Ils aimaient par-dessus tout la guerre, la ehas96, les aventures et le butin. Leurs femmes^ plus libres et plus respectées qu'ailleurs, partageaient les périls de leurs maris et les excitaient au combat. Du reste, chez eux, le mariage était chaste, et les mœurs généralement pures. Ils avaient pour dieu suprême Odirty dont le fils Thor, armé d'un marteau, lançait le tonnerre. Ils adoraient aussi Sunna, le Soleil, et Hertha, la Terre. Les hordes^ poètes et chanteurs, enflammaient leur courage, et les joies bruyantes du WnlhaUa attendaient, dans Pautre vie, le guerrier qui tombait, en riant, sur le champ de bataille.