Première luTanlon des iw^lslgpoths
La première période du moyen âge comprend les invasions des barbares qui désolèrent l'empire romain sans parvenir à rien fonder : telles furent celles des Euns^ des Wtsigoths, des Vandales et des Suèves. Les Huns donnent le signal. Chassés par la famine de leur pays, voisin de la Chine, ils prennent le chemin de l'Europe, se heurtent contre les Aïains, qu'ils entraînent à leur suite, et se précipitent sur le grand empire gothique, qui comprenait les Ostrogoths ou Goths orientaux, à l'est du Dnieper, les Wisigoths ou Goths occidentaux, à l'ouest, et les Gépides, un peu plus au nord. Hideux d'aspect, tellement qu'ils ressemblaient plutôt à des bêtes à deux pieds qu'à des hommes, les Huns étaient pour tous un objet d'horreur et d'efitoi. Hermanrich, chef des Ostrogoths, se donne la mort pour ne pas assister à l'opprobre de son pays, tandis que les Wisigoths supplient l'empereur Valons de les admettre en deçà du Danube. L'évoque Ulphilas obtient pour eux la permission de s'établir dans la Mésie, à condition qu'ils embrasseront l'arianisme (376).
Les Goths devaient aussi livrer leurs armes; mais les officiers de Valens se laissèrent corrompre et leur en laissèrent autant qu'ils voulurent. L'avidité de ces mômes agents les poussa bientôt à la révolte.
On a déjà vu qu'ils gaguèreiit sur l'empçreur.Valens la ba-
taille à^Andrinople (378), et que Constantinople aurait été prise saaisi la Ibroe de ses murailles. Théodose battit les Gotha dans plusieurs rencontres ; il s'en fit des alliés, qui défendirent Tempif Q 6Q9t|e les, Huns, et TaidèrientlmTinôinâ à triompher de
i^^ la mort de Théodose et le partago de l'empire entre ses d^uz 41s> Arcadius etKonorius (39ô), les Wmgathê^ sous li^ conduite i'Àhmy reprirent les armes, alléguant quo leur solde n'était pas eg^actement payée. I^ faible Arcadius les lai»r sa r^x^goB la M^édoine et la Grèeo, et pénétrer jusqu'en A^cadie. Mais Stilicon, général d'Honorius, empereur d'Oeoir^ dent, accourut et les cerna ^ur le mont PhoMf d'où ils réussi-, rent pourtant ^ s'échapper. Aroadiuâ s^empressa de trsuter aveo Alaric, auquel il décerna le titre de maître de la milice, en Illyrie. Quelque* années plus tard (403), Atoic, devenu roi des Wisigoths, et aspirant à quelque chose de mieux qu'un vain titre, se jette sur l'Italie. Cette fois encore, il rencontra devant lui Stilicon qui le battit à Pollentiay puis à Vérone (403), pendant qu'Honorius se tenait prudemment enfermé dans Mi- 1^. ItjS barbare aqcQpta la paix ou plutôt la dicta ; car malgré S4 doi^le <^é|aite, U se fit nommer général de l'empereur. Honoriua célébra par doK létes et desi ç^^mbats de gladiateurs' la victoire de Stilicon, et^pour ^tra mifiux k l'abri des invasions, il tr^^^féra la réi|idence ii^péiiale à Ravmmj ne pouvant ou«r bUer qu'Alaric ^vait fs^illi le suri^enàre 4ftns Milan.
Apsès ^voûr repouifsé les Qoths, StiUopn sauva l'empire d'un efirroj9|)le 4&Qgei^* Descendant des J^ords d^ la Baltique, le» Bourgu^no»», leç Su^eaet lea FancMes, se précipitent comme un torrent vers le imdi, et rebutent en passant les Àlaina. Ik gravissent les Alpes et inondent l'Italie^ Là ils ae. partagent en deux oo)ppa{ l^uias ravagent la vallée du Pô; les autres, au noDDiïre de oent mille, viennent, sous, la conduite d'un férocepaïen, la Goth ou le Seythe Bâdaffmse^ mettre le siège devait Flomhce (405). Stilicon parvient à les cerner scrr les rochers de Fésfj^s, en Toscane, et les réduit par la famine. Radagaise
1. Ce Hi i^cttÉii^otcaskm qu» le mebie TéléOtaqi» m jeta «i miiiea ete l'arèa^ peur ^i^piirer Idf fi^iQb»tt»nU. iA peapl» fari«ux mit en pièpts ^béopïqtte s^U^e; i^m l9» çooobats de gladiateurs furent «boU» d^ 9e jpor*
188 HISTOIEB DU MOYEN aQ£!.
fut mis à mort; ses compagnons furent vendus comme esclave$, un écu par tôte.
 la nouvelle de ce désastre, le corps de barbares resté en arrière, retourna sur ses pas, et traversant le Rhin, se jeta sur ht Gaule, qui fut, pendant deux ans, horriblement dévastée. Les Vandales, les Suèves et les Alains ne s'y fixèrent pas; mais ils pénétrèrent en Ec^agne, marquant leur passage en tous Meux par des ravages et des ruines. Les Bourguignons seuls, de mosurs plus douces que leurs compagnons, s'établirent en Gaule, dans le bassin du Rhône (413). Cependant Honorius n'était occupé que de misérables intrigues de cour. Stilicon, neveu de Théodose, Stilicon, le sauveur de l'empire, lui portait ombrage; il le fit lâchement assassiner; puis il ordonna le massacre de 30000 Goths, qu'il avait pris à sa solde. Cette perfidie fut le signal de la deuxième invasion d'Alaric.
•. IPrl0e ée Borne par Alarle (4t#).
Aîaric franchit les Alpes et marcha rapidement sur Rome, disant à ceux qui essayaient de l'arrêter que Dieu le poussait m avant. Comme on lui parlait de la résolution désespérée des habitants et de leur multitude : Tant mieua?, dit-il, en riant, le foin serré est plus aisé à faucher que le foin clair. Il consentit pourtant à s'éloigner, mais à la condition qu'on lui livrerait toutes les richesses renfermées dans la ville : cinq mille livres pesant d'or, trente mille pesant d'argent, quatre mille tuniques de soie, trois mille peaux teintes en écarlateet trois mille livre^ de poivre, c Que laissez-vous donc aux Romains T > lui demandèrent les députés tremblants : c La vie, > répondit-il. Irrité par de nouvelles perfidies, il se présente une seconde fois devant l'ancienne capitale de l'empire et la tient étroitement bloquéok On y soufirit bientôt de la famine, et même de la peste, qui remplit les rues de cadavres qu'on ne pouvait enlever. Dans ces extrémités, le paganisme poussa ses dernières clameurs, et se flatta de sauver Rome par des sacrifices offerts à ses dieux. La ville n'en fut pas moins obligée d'ouvrir ses portes et d'accepter les conditions du vainqueur. Alaric revêtit de la pourpre le préfet Attale, qui se fit bientôt mépriser.
Une dernière trahison d'Honorius attira sur Rome un dernier désastre. Alaric, cette fois, livre la ville au pillage (410), massacre une partie des habitants, épargnant seulement ceux qui s'étaient réfugiés dans les églises. Saint Augustin et saint Jé^*
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fdffl9 virent mlnti V\m s» AMqui, Tiutr 9 ti Bithliimi quilquoi Aititlfiii débrii de o« irtnd fiftufire^e. Li oonqu^rent méditait une desûintt tn SloiU et une «xpédition en Àfrtqtte) lorsque la mon le surprit à Cosenza. Ses compagnons détournèrent le lit d'une rivière pour y ensevelir Secrètement, dans un triplé cei^ cueil d'or, d'argent et de fer, celui qui avait eu la gloire de prendre Rome.
Après la mort d'Alaric (412), son beau-frère Ataulf fit la paix avec la cour de Ravenne. Désespérant de fonder en Italie un empire gothique, il forma ses barbares à ]a disdpline romaine et rendit à Tempire un important service en renversant l'usurpateur Jovin, qui s'était emparé de la Gaule et en avait même cédé une portion aux Bourguignons (413). Devenu l'époux de Placidie, sœur d'Honorius, qui était restée au pouvoir des Wisigoths depuis la prise de Rome, Ataulf passa en Espagne pour en chasser les Vandales, les Suèves et les Alains; mais il périt assassiné à Barcelone (415). Il avait préparé rétablissement des Wisigoths en Aquitaine.
Son successeur, Wallta, poursuivant Pexterminatiou des AlcdnSy des Suèves et des Vandales^ fonda, sur les deux versants des Pyrénées, le royaume Wisigoth, dont Toulouse devint la capitale, et que Léovigilde constitua définitivement deux siècles plus tard.
y. inTaMoM des irandale» (««•-Mft).
Honorius était mort (423) et après la courte usurpation de Jean le Secrétaire , Valentinien III , son neveu , était monté sur le trône. Fils de Placidie et du comte Constance, que la veuve d' Ataulf avait été forcée d'épouser, il n'avait que six ans, et sa mère se chargea de la régence. Ce n'était pas la main d'une femme qui pouvait sauver l'empire. Placidie ayant accordé toute sa confiance au patrice Aétius et au comte Boniface, ime rivalité funeste entre ces deux hommes déchaîna de nouveaux malheurs sur l'Italie. Boniface, ^calomnié par Aétius près de la régente, ne voit de salut que dans la révolte ; il soulève la province d'Afrique, dont il était gouverneur, et appelle les Vandules, Ces barbares, que l'invasion des Wisigoths avait refoulés dans la Bétique S ayant pour chef GensériCj franchissent le détroit (429) , et dévastent les provinces d'Afrique avec une rage de cruauté qui a rendu leur nom à jamais
1. Cette province a gardé, de leur séjour, le nom à'Andalwuit,
odieux. Ea rain saint Atgustiflj évôt[tte d'Hippone, ^É Taiû Bo^ niface, rentré trop tard dans le devoir, essayent délôSarrtrôtep. Carthage fut prise par Genséric (439), qui s'empara aussi des îles Baléares, de la Corse, de la Sardaigne, et menaça toutes les côtes de la Méditerranée.
L'impératrice Eudoxie, veuve de Valentinien III, fournit plus tard à Genséric une occasion qu'il saisit avidement. Pour se venger du meurtrier de son mari, Pétrone^Maxime, qui Pavait contrainte à l'épouser, elle se plaça sous la protection du farou^ che Vandale. Celui-ci accourut, en Italie, thit Rome à feu et à sang pendant quatorze jours (455), et ne se laissa fléchit* que pàb les supplications du pape saint Léon qui, trois ans auparavant, avait déjà vaincu la férocité d'Attila. Carthage semblait prendre la revanche de ses anciennes défaites, et Genséric croyait exécuter les arrêts d'en haut. « Dieu, disait-iî, conduisait lûi^ même ses vaisseaux vers les peuples qu'il voulait châtier, i