tnTMlon des Huns (4M-4lftS
Les Huns^ vainqueurs des Goths, avaient formé un îmniensô empire entre la Theiss et le Volga. Toujours en lutte avec les autres barbares, t ces cavaliers au cou épais, aux jouôs déchiquetées, au visage noir, aplati et sans barbe, i fondirent enfin sur rOccident. Ils étaient attirés^ dit-on, par l'offre que la sœur de Valentinien III, Honoria, reléguée à la cour de Constantinople, fit de sa main à leur chef, Attila, qui se nommait lui-même le fléau de Dieu. Repoussé de l'Orient par la fermeté de l'empereur Marcien, Attila se dirige vers la Gaule à la tête de 500 000 guerriers, d'un aspect aussi hideux que leur chef, et justifie par ses affreux ravages, ce qu'il aimait à répéter luimême : U herbe f disait-il , ne pousse plus là où mon cheval a passé. Mérovée, roi des Francs Saliens, Théodoric, roi des Wisigoths, et le patrice romain Aétius, se réunirent contre lui, mais trop tard. La Belgique fut ruinée, et Attila, poursuivant sa course, mit le siège devant Orléans, L'évoque, saint Aignan, soutint seul le courage et la résistance des habitants, jusqu'à l'arrivée d' Aétius. Saint Loup, évoque de TVoyes, sauva par son héroïsme sa ville épiscopale. Une simple fille du peuple, sainte Geneviève, puisant dans sa foi une confiance inébranlable, promit aux Parisiens, s'ils voulaient prier avec elle, qu'ils seraient épargnés, et ils le furent en effet. Attila recule jusqu'à ChàUmssuf'Marne^ devant le général romain et ses alliés (451). lA,
dans les ùhàm0 tafalauniqu^s, s'otigagea une bataille si terrible que, éuîvant un historien de l'époque, les eailx d'un ruiàseau voisin devinrent du sang. Vaincu par les confédérés, Attila se tient caché, toute une nuit, derrière ses chariots et reprend, sombre et morne, le chemin du Rhin. A l'exception des trois villes miraculeusement sauvées, il ne laissa partout que des ruines.
L'année suivante, plus puissant que jamais, il envahit Tîtalie. Au bruit de ses pas, les habitants de la Vénétie se retirèrent, pleins d'effroi, sur les ilotis de l'Adriatique : telle fut l'origine de Venise. Aquilée et Milan succombèrent. Valentinien III s'enfuit de Ravenne à Rome, dont les habitahts avaient tout à craindre, lorsque le pape saint Léon alla implorer pour eux le terrible roi des Huns. L'éloquence inspirée du pontife, son aspect vénérable, les ornements de sa dignité, et plus encore l'ascendant du christianisme, triomphèrent de la volonté du païen et du barbare : il respecta Rome et, retournant en Pannonie, il ne tarda pas à mourir au milieu d'une orgie (453). Ses funérailles furent dignes de -lui ; car ses guerriers, t pour ne pas le pleurer avec des larmes de femme, » se firent de profondes entailles au visage. Un des fils d'Attila, Irnak, ramena en Asie les débris des Huns ; d'autres se fixèrent en Hongrie, oh ils se fondirent bientôt avec les Avares. « Ces peuples passèrent avec le tourbillon qui les avait apportés. »
•• Derniers emperéars d'OceSdeiti.
Au milieu de ce naufrage du monde romain, lorsque le génie d'un Théodose eût à J)eine suffi pour conjurer une ruine imminente, on vit se succéder sur le trône des princes pour la plupart incapables.. L'assassinat du vainqueur des Goths, la cour transférée à Ravenne^ le sac de Rome par Alaric, un royaume bourguignon fondé dans la Séquanaise (Franche -Comté et Suisse), un royaume wisigoth s' élevant entre l'Èbre et la Loire: voilà les événements qui signalent le triste règne d'Honorius. Son successeur, Valentinien III (425), laissa les Vandales se fixer en Afrique, et tua de sa propre main le vainqueur d'Attila, Aôtius, dont la mort laissait l'empire sans défense. Le tyran Pétrone-Maxime^ meurtrier de Valentinien III (455), ne sut pointprotégerRomeetritalie,ravagéespar les Vandales deGenséric. Avitus fut bientôt renversé par le Suève Ricimer, qui mit à ta place Majorien^ Ce dernier montra du moins quelque éner-
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g!d,6t tinta de défindrelei eôteide i&Mèditemnlô oontro kn entfipriMi du Vftndalaii miis Tautittr di lo» tfUvatlOA l%\x% bl«fltôfi fftlt mettr» à mort* Cinq autrai rbgnifty ftutit ôphémè« ires quHnsigaifia&ts^ nous amènenl àlaohutd deTempire. Hoâie^ dans rintervalle, fiit pillée une fois de plus par les Suëves de Ricimer. En 475, le Pannonien Oreste couronne Ronmlus^Au^ gustule, âgé de six ans, enfant dont le double nom, par une ironie du sort, rappelle à la fois le fondateur de Rome et celui deTempire. Maître du gouvernement, Oreste refusa d'accorder aux fédérés ou mercenaires barbares» qui composaient toute Tannée impériale, le tiers des terres de l'Italie. Ceux-ci se soulèvent sous la conduite d'Orfoocre, Hérule de nation, déposent le jeune Augustule, et suppriment la dignité d'empereur conuneune charge inutile (476). Odoacre est proclamé roi d'Italie; il s'établit à Rome avec ses Hérules; l'empire romain d'Occident disparaît sans éclat et sans grandeur. On peut même dire que sa chute sembla rendre la paix à l'Italie pendant quelques années'.
!•. Histoire de rs^lifle au eiiMiuléiiie flièele*
Saint Jérôme et saint Augustin ferment la grande époque qui s'était ouverte avec saint Athanase. L'évêque d'Hippone, génie universel, est Toracle théologique de tous les temps. Le concile œcuménique d'£phèse (431) condamne la doctrine de Nestorius, et maintient à la trèssainte Vierge son titre de « Mère de Dieu. » Un pape illustre, saint Léon le Grand, éloigne Attila de Rome, et plusieurs évêques de la Gaule protègent héroïquement leurs cités. Les peuples, livrés à l'anarchie et aux barbares, n'ont de refuge qu'au pied des autels; c'est une croix de bois qui sauve le monde d'une ruine totale. SairU Martin, disciple du grand évoque de Poitiers, saint Hilaire, et promu lui-même au siège épiscopal de Tours, combat victorieusement le paganisme dans la Gaule, par sa parole, ses exemples et ses miracles. Saint Patrice, disciple de saint Martin, convertit l'Irlande. Cependant, vers 476, le monde occidental, en proie, comme l'Orient, à Tarianisme et a d'autres hérésies, est plongé dans une horrible confusion. Le salut va lui venir de l'église de Reims, où Clovis recevra le baptême, et de la solitude de l'Apennin, où priait déjà un jeune patricien de Rome, nommé Benoît, le futur patriarche de la vie monastique en Occident.
1. L'empire romain avait duré 507 ans depuis la bataille d'ACtium, 1280 ans depuis la fondation de Rome par Romulus«
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Synchronismcs.
695. Arcadius, empereur d'Orient. — Honorius, empereur d'Occident. — Première invasion d'Âlaric et des Wisigoths en Orient.