DÉVELOPPEMENT DE L’APPAREIL URO-GÉNITAL
cellules ; 3° les organes génitaux externes, différenciés en vue de la copulation.
I. — Glandes génitales. — Les premiers stades du développement de la glande génitale sont identiques dans l’un et l’autre sexe. Elle apparaît sous la forme d’une saillie allongée, sur la paroi dorsale du cœlome, immédiatement en dedans du corps de Wolff. A ce stade initial, elle est essentiellement constituée par un épithélium germinatif, portion différenciée de l’épithélium cœlomique. Cet épithélium pousse bientôt dans le mésoderme sous-jacent des cordons cellulaires, cordons de Pflüger, au milieu desquels apparaissent de volumineuses cellules, les ovules primordiaux.
1) Glande génitale mâle. — Lorsque la glande génitale évolue dans le sens masculin pour former le testicule, les ovules primordiaux disparaissent, tandis que les éléments restants se multiplient activement pour donner naissance aux conduits séminifères. Les cellules qui tapissent ces derniers se différencient bientôt en deux ordres d’éléments, dont les uns sont de simples cellules de soutien ( cellules de Sertoli ), alors que les autres ( cellules de la lignée séminale) subissent une série de transformations successives qui aboutissent à la formation des spermatozoïdes. Entre temps, les conduits séminifères se sont mis en rapport avec la portion génitale du corps de Wolff qui, comme nous le verrons dans un instant, va former la partie initiale des voies spermatiques.
Le testicule est d’abord situé dans la région lombaire et l’origine de ses vaisseaux atteste encore chez l’adulte cette situation initiale. Au cours du développement, le testicule subit un mouvement de descente qui le conduit dans les bourses à la fin de la vie intra-utérine. (Voir Développement du péritoine.)
2) Glande génitale femelle. — Lorsque la glande génitale est destinée à former l’ovaire, l’épithélium germinatif persiste indéfiniment à sa surface et constitue Y épithélium ovarien. Les cordons cellulaires, émanés de l’épithélium germinatif, se fragmentent en une série d’amas arrondis, les follicules primordiaux. Chacun de ces follicules contient un ovule primordial. Contrairement, en effet, à ce qui se passe au niveau de la glande génitale mâle, les ovules primordiaux persistent dans la glande femelle. Nous verrons plus loin, en étudiant la structure de l’ovaire, les transformations successives que subissent les follicules primordiaux dont l’évolution se poursuit bien après la naissance, pendant toute la durée de la vie génitale.
L’ovaire, comme le testicule, abandonne la région lombaire vers le troisième mois de la vie intra-utérine, mais sa migration s’arrête lorsqu’il est parvenu à l’entrée de l’excavation pelvienne.
APPAREIL UROGENITAL.
II. — Voies génitales. — Les voies génitales qui reçoivent les éléments sexuels, élaborés dans les glandes génitales, se développent aux dépens du corps de Wolfî, du canal de Wolff et du conduit de Muller. Nous connaissons l’origine du corps et du canal de Wolfî. Le canal de Muller se développe, dans son segment cranial, aux dépens d’une évagination de l’épithélium cœlomique ; sa partie caudale se forme par prolifération des cellules inférieures du segment cranial. Elle se porte vers le sinus uro-génital dans lequel elle s’ouvre à la fin du deuxième mois. La partie supérieure des canaux de Muller est placée en dehors du canal de Wolfî. Mais plus bas, chaque canal de Muller croise le canal de AATolfl‘ correspondant et se place en dedans de lui, en s’accolant à son congénère du côté opposé. Les quatre canaux ainsi juxtaposés constituent le cordon génital , qui descend dans un méso frontal cloisonnant la cavité cœlomique du pelvis jusqu’à la terminaison de ces canaux dans le sinus uro-génital.
L’évolution ultérieure du corps et du canal de Wolfî, ainsi que celle du canal de Muller, varie beaucoup suivant le sexe.
1) Sexe masculin. = — Chez l’homme, les voies génitales (voies spermatiques) ont une origine essentiellement wolffienne. Les canali-