‹ Abrégé d'anatomie (volume 2)Chapitre 124 sur 233 · II. Ilyt · texte numérisé non relu

II. Ilyt

Fig. 851 et 852. — Schéma des homologies des dérivés wolffîens (en bleu ) et mùllériens (en noir ) dans les deux sexes (Pasteau et RiefTel).

cules du corps de Wolfî fournissent la partie initiale des voies spermatiques, c’est-à-dire les tubes droits, le rete testis, les cônes efférents.

L’épididyme, le canal déférent et les conduits éjaculateurs représentent des dérivés du canal de Wolff. Les vésicules séminales ne sont que de simples diverticules secondaires de la partie terminale du canal déférent. Cependant certaines parties de l’appareil wolffien restent à

DÉVELOPPEMENT PEM/APPAPEIL ÜKO-GÉNITAL.

l’état rudimentaire et se retrouvent à l’état de débris que nous ne ferons que signaler ici (voir plus loin, page 1475). C’est ainsi que la portion caudale (urinaire) du corps de Wolff donne naissance à Y organe de G irai dès. De même, certains canalicules de sa portion craniale, qui n’ont pas fait leur jonction avec les canalicules séminifères, constituent des vasa dberrantia. Enfin, on pense généralement que Y hydatide épididy maire représente la partie initiale du canal de Wolff.

Le canal de Muller reste inulilisé chez le mâle, Il n’en persiste que des débris. L’ hydatide testiculaire est ordinairement regardée comme le reliquat de la partie initiale du canal de Muller, Quant à la partie terminale de celui-ci, elle se fusionne avec celle du côté opposé pour constituer un petit organe impair et médian, logé dans le veru montanum : Y utvicule prostatique.

2) Sexe féminin. — Chez la femme, l’évolution des conduits génitaux primitifs est absolument différente. Les canaux de Muller prennent une importance considérable, alors que l’appareil wolffien subit une régression presque complète,

Le segment cranial de chaque canal de Muller reste indépendant de celui du côté opposé et donne naissance à la trompe. Le segment caudal s’accole au niveau de la ligne médiane à la portion correspondante du canal du côté opposé. A l’accolement succède d’ailleurs bientôt une fusion complète qui commence à la huitième semaine pour s’achever à la fin de la douzième. Ainsi se forme un canal impair et médian, le canal utérn-vagi"al ou canal de Leuckhart, L’utérus et le vagin se différencient l’un de l'autre assez tardivement (5e mois) par suite de l’apparition d’un bourrelet indiquant l’emplacement futur du col. Les modifications histologiques que subissent ultérieurement les parois de l’utérus et du vagin viennent encore accentuer le processus d’individualisation du segment utérin et du segment vaginal du canal de Leuckhart.

Le vagin s’ouvre primitivement dans le sinus uro-génital qui, comme nous le verrons plus loin, donne naissance au vestibule de la vulve.

Le corps et le canal de Wolff ne prennent donc aucune part à la formation des conduits génitaux de la femme. 11 n’en persiste que des débris. Le segment cranial du corps de Wolff donne naissance aux canalicules de l’organe de Rosenmuller ou époophnre , son segment caudal est représenté par 1 e parao, bore. Quant au canal de Wolff, il persiste dans son segment cranial qui forme le canal longitudinal de l épOilp hore. Sa partie moyenne disparaît généralement sans laisser de tracés. Quant à sa partie caudale, elle peut persister pour donner naissance au canal de Gartner (pour plus de détails, voir p. 1500).

APPAREIL UROGÉNITAL.

III. — Organes génitaux externes. — Les organes génitaux externes se développent essentiellement aux dépens du sinus urogénital et des bourrelets cutanés qui circonscrivent l’orifice par lequel ce sinus s’ouvre à l’extérieur. Les premiers stades du développement sont identiques dans l’un et l’autre sexe.

1) Stade indifférent. — Le sinus uro-génital est lui-même un dérivé

du cloaque, aboutissant commun de la pa rtie terminale de l’intestin et de la vésicule allantoïde. Le cloaque est d’abord fermé inférieurement par une lame mésodermique, tapissée à sa face superficielle par l’ectoderme et à sa face profonde par l'endoderme. Les cellules ectodermiques ne tardent pas à se multiplier; elles déterminent la régression du mésoderme sousjacent et se fusionnent avec les cellules endodermiques pour former le bouchon cloacal. Ce boulin du deuxième mois et la cavité

Tub. gén

Bour. gén

Pli gén .

il. gén.

Fig. 853. — Orilïce cloacal d’un embryon de 8 semaines.

(D’après les modèles en cire de Ecker-Ziegler.)

' 7 ub. gén.

Bout, gen .

clion cellulaire se désagrège à la cloacale communique avec l’extérieur. L’orifice du cloaque occupe le centre d’une saillie, Y éminence cloacale , séparée en arrière du bourgeon caudal encore très saillant par la dépression sou<-ravda1e.

Cet orifice affecle la forme d’une fente sagitlale, limitée sur les côtés par deux lèvres, les bourrelet s génitaux, en avant par un nodule arrondi, le tubercule génital et en arrière par une bride transversale, le repli post anal.

Mais, comme nous l’avons vu, la descente progressive de l’éperon périnéal ne tarde pas à diviser le cloaque en deux compartiments, l’un postérieur ano-rectal, l’autre antérieur uro-génital. Le sinus uro-génital s’ouvre alors à l’extérieur par un orifice distinct.

En avant de cet orifice, nous retrouvons le tubercule g nital présentant sur sa face inférieure une gouttière, le sillon uro-génital . En arrière, se trouve la partie inférieure de Y éperon périnéal. Enfin, sur

Fig 834. — Région périnéale d’un embryon de 2 mois et demi (slade indifférent).

(D’après les modèles en cire de Eckor-Ziegler.)

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