C. d'IIighmore
Cloison
Albuginée à son grand axe
Fig. 885. — Coupe frontale du testicule
et de l’épididyme. L’albuginée et le corps
d’Highmore sont constitués par un feutrage de faisceaux conjonctifs de fibres élastiques et de
Albuginée
Canal épididyrn.
Cônes efférents
Cloison Canaux sécrél.
Rete teslis Canal défèrent
TESTICULE
du testicule, on trouve dans l’albuginée quelques fibres musculaires lisses qui viennent du crémaster interne.
II. Tissu propre. — Le tissu propre du testicule est formé par les canalicules séminifères , séparées par du tissu conjonctif, englobant des éléments particuliers, les cellules interstitielles .
Canalicules séminifères. — Les canalicules séminifères se groupent en lobules séparés par les cloisons fibreuses rayonnant du corps d’Highmore. Il y a 250 à 300 lobules dans chaque testicule et 2 à 3 canalicules spermatiques par lobule. — Le diamètre du canalicule est de 120 à 180 u; sa longueur varie de 30 centimètres à lm,75.
Le canalicule spermatique naît sous l’albuginée par une extrémité en cul-de-sac. Il se pelotonne pour se loger dans la cavité qui le contient. Il présente sur son trajet des diverticules et contracte des anastomoses avec les tubes voisins. Ces anastomoses sont nombreuses à la périphérie et forment un véritable réseau sous l’albuginée.
Les canalicules séminifères d’un même lobule se rassemblent au sommet de celui-ci en un seul canal très court, le canal droit , qui appartient aux voies d’excrétion (voir plus loin).
Le canalicule spermatique se compose d’une paroi conjonctive , tapissée à sa face interne par V épithélium séminal. Entre ces deux formations, on a décrit une membrane amorphe, vitrée, dont l’existence est discutée.
1) La paroi conjonctive, externe, épaisse de 5 g, est formée de plusieurs couches concentriques de fibres conjonctives longitudinales. L’endothélium qui a été décrit à sa surface n’existe pas.
2) L’épithelium séminal se compose de plusieurs rangées de cellules :
a) Les cellules profondes, appliquées sur la paroi conjonctive en une seule rangée, sont désignées sous le nom de spermatogonies ;
b) Les cellules des couches intermédiaires, ou spermatocytes , nées par karyokinèse des spermatogonies, ont un noyau en voie de division active.
Fig. 887. — Signification morphologique du spermatozoïde rapporté à une cellule ciliée (d’après M. Duval).
A. Cellule à cils vibratiles. — B. La même allongée, cils soudés. — C. Formation du filament spiroïde. — D. Formation du filament spiroïde. — T. Tête. — C. Corps. ■ — PP. Pièce principale de la queue.
APPAREIL GÉNITAL DE L’HOMME
c) Les cellules des couches superficielles, ou spermatides , filles des spermatocytes, petites, serrées, se groupent en amas. Elles se transforment finalement en spermatozoïdes.
Entre les cellules séminales, Sertoli a décrit des cellules d’une forme spéciale, en chandelier , dont la signification est très discutée à l’heure actuelle.
Spermatozoïde. — Le spermatozoïde , ou filament spermatique , se compose de trois segments : la tête , ou segment céphalique, ovalaire de face, piriforme de profil, longue de 5 jx; — le corps, ou’ segment intermédiaire, formé d’un filament central autour duquel s’enroule un filament spiral ; — la queue , longue de 40 g et décomposable en une pièce principale et une pièce terminale.
Le spermatozoïde est une cellule à cils vibratiles, modifiée en vue d’une fonction spéciale, la mobilité. La tête du spermatozoïde répond au noyau de la cellule; la queue, aux cils agglutinés.
IL Tissu conjonctif et cellules interstitielles. — Les tubes séminifères sont séparés par un tissu conjonctif assez dense contenant des cellules dites interstitielles. Répandues dans tout le testicule, celles-ci forment des traînées le long et autour des vaisseaux sanguins. Elles sont isolées ou agminées. Les cellules isolées sont arrondies; les agminées sont polygonales par pression réciproque. Elles sont munies d’un noyau sphérique et contiennent des globules graisseux, des cristalloïdes et des granulations pigmentaires. — Les cellules interstitielles sont considérées aujourd’hui comme les agents de la sécrétion interne du testicule.
Vaisseaux et nerfs.
1° Artères. — Le testicule est irrigué par l’artère spermatique interne, branche de l’aorte abdominale.
L’artère spermatique, après avoir donné une branche épididymaire , anastomosée avec la déf érentielle , pénètre dans le testicule au niveau de la base du corps d’Highmore, forme dans l’albuginée une anse péritesticulaire d’où partent des rameaux superficiels pour les deux faces. De ces rameaux superficiels se détachent les artères profondes qui suivent les cloisons fibreuses jusqu’au corps d’Highmore. Là, elles s’anastomosent les unes avec les autres sur les deux faces du corps d’Highmore, et fournissent des artères récurrentes aux tubes séminifères.
2° Veines. — Les veines du testicule se divisent en superficielles et profondes.
Les veines superficielles forment de véritables sinus dans l’albuginée.
VOIES SPERMATIQUES
Les veines profondes rampent le long des cloisons, forment des cavités dans le corps d’Highmore, sortent du testicule au niveau du hile et, au nombre de cinq ou six troncs, gagnent la partie antérieure du canal déférent. Elles montent ensuite jusque dans la région lombaire et se terminent à droite dans la veine cave inférieure, à gauche dans la veine rénale.
3° Lymphatiques. — Les lymphatiques naissent d’un riche réseau péricanaliculaire. Leurs collecteurs remontent le long du cordon et aboutissent aux ganglions lombaires, juxta-aortiques. Assez fréquemment l’un d’eux s’arrête dans un ganglion iliaque externe.
4° Nerfs. — Les nerfs viennent du plexus spermatique. Ils se terminent, sur les vaisseaux et dans les tubes séminifères, par des extrémités libres interépithéliales.