V. i. i, A. vag
Urel
Fig. 904. — Coupe médio-sagittale du bassin d’une jeune femme (Riefïel).
Le péritoine a été enlevé pour montrer la disposition des organes, en avant (fosse obturatrice) et en arrière (fosse ovarique) du ligament suspenseur de l’ovaire (L. s.). L’ovaire ( Ov .) a été extrait de sa fosse, renversé et attiré fortement en bas. La trompe a été coupée et le pavillon retranché.
repli musculo-séreux en un compartiment antérieur, vésical, et un postérieur, rectal. Ce repli contient l’utérus dans son dédoublement et constitue les ligaments larges.
Les ovaires sont placés dans le compartiment postérieur de l’excavation pelvienne (cavum rétro-utérin), en arrière du ligament large, en arrière de la trompe et du ligament rond, en avant du rectum dont les séparent souvent des anses grêles. Leur situation est presque toujours légèrement asymétrique. Du reste, les ovaires jouissent d’une grande mobilité et l’on observe de nombreuses variations individuelles.
Abrégé d’Anat. — III.
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En situation typique , l’ovaire est à peu près vertical ou légèrement oblique en bas, en avant et en dedans. 11 est appliqué contre la paroi latérale de l’excavation pelvienne, dans l’angle que forme le bord interne du psoas avec les vaisseaux hypogastriques.
Rapports. — Il faut envisager à l’ovaire deux faces, externe et interne; deux bords, antérieur et postérieur, et deux extrémités, supérieure et inférieure.
1° Face externe. — Cette face, dite pariétale , parce qu’elle regarde la paroi latérale de l’excavation pelvienne, est au contact de la séreuse qui tapisse cette paroi, et qui, dans la plupart des cas, se déprime légèrement et se modèle sur les organes sous-jacents de façon à loger l’ovaire dans une petite niche, la fosse ovarique .
Cette fosse ovarique est circonscrite : en arrière par les vaisseaux iliaques internes et l'uretère, en haut et en dehors par le nerf obturateur et la veine iliaque externe, en avant par l’insertion du feuillet postéro-supérieur du ligament large (ligament infundibulo-pelvien) sur la paroi pelvienne, en bas par la portion initiale des artères utérine, obturatrice et ombilicale et par leurs veines satellites.
Cette disposition a été décrite différemment, le mode de ramescence des collatérales de l’artère hypogastrique étant susceptible de notables variations et l’uretère pouvant descendre soit en avant de l’iliaque interne, soit entre cette artère et la veine correspondante. Tout ceci explique que cette fosse, qui ne joue aucun rôle dans la fixation de l’ovaire, revête des aspects et des dimensions divers.
2° Face interne , — Elle regarde en dedans et un peu en avant, vers le centre de l’excavation pelvienne. C’est la face dite tubaire , parce qu’elle affecte des rapports intimes avec la trompe de Fallope.
La trompe se détache de l’angle supéro-latéral de l’utérus et se porte horizontalement en dehors; elle remonte tout le long du hile de l’ovaire, jusqu’au pôle supérieur de cet organe, puis se recourbe brusquement en arrière et en bas; son pavillon avec la portion adjacente du mésosalpinx vient donc s’appliquer sur la face interne et le bord postérieur de l’ovaire. Celui-ci contractera également des rapports avec les vaisseaux qui se rendent à la trompe dans l’épaisseur du méso-salpinx, rabattu sur l’ovaire (v. flg. 905 et 906).
3° Bord antérieur. — Sensiblement rectiligne, ce bord donne insertion à ses deux extrémités aux ligaments qui rattachent l’ovaire à l’utérus en dedans, au pavillon tubaire en dehors. On l’appelle encore : bord adhérent , car c’est à son niveau que le mésovarium se continue avec le feuillet postéro-supérieur du ligament large, — hile ou base , car c’est par lui que pénètrent les vaisseaux et nerfs de l’ovaire.
4° Bord postérieur ou libre. — Régulièrement arrondi, épais, il
OVAIRES
s’incline vers le rectum dont il reste cependant distant. Il répond au bord frangé de l’orifice tubaire et à l’uretère qui le longe dans toute son étendue, sous le péritoine pariétal.
5° Extrémité supérieure. — Le pôle supérieur ou tubaire de l’ovaire, arrondi, répond à. la dernière courbure de la trompe et aux franges
du pavillon.
6° Extrémité inférieure ou utérine. — Amincie, elle se continue avec le ligament utéro-ovarien et louche presque au plancher du bassin ; elle est à 2 centimètres au - dessus du bord supérieur du muscle pyramidal, pas très loin de la grande échancrure sciatique.
Moyens de fixité. — L’ovaire est maintenu en place par deux véritables ligaments, le mésovarium ou mésovaire et le ligament supérieur ou lombaire qui s’insèrent à des parties fixes; les ligaments lubo et utéro-ovarivm, insérés par leur extrémité opposée à des organes mobiles, ne jouent qu’un rôle accessoire.
Fig.
905. — Rapports réciproques de l’ovaire et de la trompe (His).
Les annexes suspendues au ligament infundibulo-pelvien. Le fond de l’utérus (U) est dévié à droite de la ligne médiane.
1° Mésovarium. — La lame postéro-supérieure du ligament large envoie un repli péritonéal, le mésovarium , qui vient, par ses deux feuillets, s’insérer et finir sur le bord antérieur ou hile de l’ovaire. C’est à ce repli que l’on donne le nom d'aileron postérieur du ligament large ou ou de ligament antérieur de V ovaire. Le péritoine ne recouvre pas l’ovaire : il s’arrête où commence l’épithélium ovarien.
2° Ligament supérieur, suspenseur de l’ovaire. — C’est le ligament infundibulo-pelvien de Henle. Il est dû au soulèvement du péritoine lombo-iliaque par les vaisseaux utéro-ovariens, qui descendent de la région lombaire vers l’angle supéro-externe du ligament large; ces vaisseaux sont entourés d’une véritable gaine de fibres conjonctives et de fibres lisses qui contribuent à former la charpente de ce ligament lombo-ovarien.
3° Ligament utéro-ovarien. — Ce ligament est situé dans la partie interne de l’aileron postérieur du ligament large ; il s’insère, d’une
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part, à l’angle supérieur de la matrice, au-dessous et en arrière de l’attache tubaire, d’autre part, au pôle inférieur de l’ovaire et au bord antérieur de celui-ci. C’est un cordon arrondi, constitué par des vaisseaux, des fibres conjonctives et des fibres musculaires lisses dont un faisceau, passant sous l’ovaire, se continué avec les fibres lisses du ligament tubo-ovarien (v. fig. 905 et 912).
4° Ligament tubo-ovarien. — Le ligament se porte de l’orifice abdominal de la trompe au pôle supérieur de l’ovaire ou, plutôt, à l’extrémité supérieure de son bord adhérent. C’est une lame épaisse sur laquelle est fixée, par sa face péritonéale, la frange ovarique. Ses fibres musculaires et conjonctives se continuent d’une part avec les fibres analogues du ligament infundibulopelvien, en passant sous le pavillon de la trompe, d’autre part avec les fibres du ligament utéroovarien, en passant sous le bord antérieur de l’ovaire.
Structure. — Nous ne décrirons ici que la structure de l’ovaire de la femme adulte. Mais pour bien comprendre cette structure, il est bon de connaître l'histogénie de la glande génitale femelle, histogénie que nous avons résumée plus haut (v. p. 1405).
Sur une coupe, l’ovaire apparaît comme constitué par deux substances : l’une centrale, spongieuse, qui en forme la presque totalité; l’autre périphérique , entourant la précédente à la façon d’une écorce, sauf au niveau du hile. On a décrit une prétendue enveloppe (albuginée) de l’ovaire : elle est réduite, en réalité, à l’épithélium ovarien.
I. Épithélium ovarien. — Waldeyera définitivement démontré que Yovaire était extra-péritonéal et n’avait pas d’enveloppe séreuse. La séreuse péritonéale s’arrête, au niveau du hile, au niveau d’une ligne blanchâtre, sinueuse, appelée ligne de Farre.
L’ovaire n’a également pas d’enveloppe propre, disséquable, d’albuginée, comme on l’a cru longtemps. Sa seule membrane d’enveloppe est représentée par l’épithélium ovarien , formé par une couche unique de cellules cylindriques, peu élevées, garnies chez certains animaux de cils vibratiles.
IL Substance centrale , médullaire. — Cette substance, de consis-
Fig. 906. — La bourse ovarienne avec sa partie interne Bi et sa partie externe Be, séparées par le mésovarium Mo (Mis).
OVAIRES
tance assez molle, présente une coloration rouge à sa partie centrale, ce qui tient aux nombreux vaisseaux qui s’y distribuent.
La substance médullaire est constituée par : 1° des vaisseaux et nerfs qui, pénétrant par le hile, rayonnent dans l’épaisseur de l’organe; ces vaisseaux sont serpentins;
Zone
médullaire
Fol. atrésie 'kystique
Hile
Pédicule vasculaire *-*
Corp. albicans.
Fol. devenu kystique ■- -
Fol. en voie de matura • — tion
Corp. albicans. Zone corticale
Fig. 907. — Coupe transversale de l’ovaire d’une femme adulte (Wendeler).
— 2° par des fibres élastiques; — 3° par des fibres conjonctives; — 4° par des fibres musculaires lisses se continuant avec celles du mésovarium et des ligaments de l’ovaire; — 5° par la terminaison en culs-de-sac des cordons médullaires.
III. Substance périphérique, corticale , glanduleuse, ovigène, parenchymateuse. — Réduite à une mince écorce qui entoure la moelle, sauf au niveau du hile, elle contient les éléments nobles, caractéristiques de l’ovaire; les .ovules et les follicules. Sa couleur est blanche ou gris clair; son épaisseur atteint 1 millimètre. Elle se continue, en apparence, d’une façon insensible, avec la moelle.
Résumé histologique. — Au point de vue histologique nous étudierons successivement: le stroma ovarien et les follicules qui se trouvent disséminés dans ce stroma. Ces follicules subissent des transformations importantes et, en particulier, peuvent se transformer en corps jaunes.
1° Stroma ovarien. — Le stroma ovarien est peu vasculaire, il est essentiellement constitué par des fibres conjonctives qui se tassent, en couche dense, au-dessous de l’épithélium ovarien et par des éléments cellulaires de type fusiforme!
2° Follicules ovariens ou ovisacs. — Ce sont les éléments caractéristiques de la substance corticale de l’ovaire; d’abord solides, puis vésiculaires, ils logent l’œuf ou ovule femelle. Les follicules sont d’abord microscopiques; un certain nombre d’entre eux se développent à l’approche de la puberté. En général, à chaque menstruation, un des follicules se rompt après être arrivé à son stade d’évolution parfait d'ovisac à maturité.
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Siège. — Les follicules sont répandus dans toute l’épaisseur du stroma ovarien; ils forment rarement plus de deux rangées. Les ovisacs mûrs occupent toute l’épaisseur de la corticale, dépriment la médullaire, et font saillie à la surface de l’ovaire.
Nombre. — Pour Sappey, un ovaire renfermerait 300000 follicules. Waldeyer dit que, des 100000 follicules qu’on rencontre dans des ovaires de nouveau-nées, 30 à 40000 à peine persistent au moment de la puberté; les autres sont détruits.
Volume. Dimensions. — Les follicules primordiaux sont microscopiques; leurs dimensions varient de 0 mm. 03 à 0 mm. 01. Arrondis ils s’accroissent jusqu’à devenir visibles à l’œil nu et à atteindre le volume d’un grain de mil, d’un petit pois. Ceux dont la déhiscence est imminente, acquièrent le volume d’un grain de raisin et ont un diamètre de 1 à 2 centimètres en moyenne. Ces follicules mûrs ont été vus par de Graaf, en 1072, ils méritent d’ètre appelés follicules de Graaf à l’exclusion des follicules plus petits avec lesquels on les confond parfois sous la même dénomination. Leur aspect est celui d’une vésicule tendue, translucide, remplie de liquide ; ce sont les vésicules ou capsules ovariennes.
Structure. — Pour comprendre la structure complexe des follicules, il convient
de l’envisager à trois stades différents :
A. Follicule primordial. — L’ovisac primordial comprend : 1° une enveloppe, connue sous le nom d’ épithélium du follicule primordial ou de membrane granuleuse primitive. Elle est formée par une seule couche de cellules plates ou fusiformes; — 2° un contenu, représenté par une grosse cellule, Yœuf ou ovule primordial ou ovocyte. Ses dimensions sont 20 g. (M. Duval), elles sont les mêmes chez la nouveau-née et la femme adulte. — L’ovocyte n’a pas d’enveloppe, son protoplasma n’a aucun caractère spécial.
Son noyau est central et très gros ; il possède une riche charpente chromatique et des nucléoles dont un principal (future tache germinative) et les autres accessoires.
B. Follicules en voie d’accroissement. — 1° L’enveloppe devient la membrane granuleuse en même temps que ses cellules constitutives aplaties deviennent cubiques et se multiplient en formant un épithélium stratifié.
Dans cet épithélium à 3 ou 4 couches, on voit apparaître une fente résultant de l’écartement des cellules par un liquide ( liquor folliculi) qui devient de plus en plus abondant. Cette fente arrive à faire le tour du follicule, sauf au point où siège l’ovule. En raison de cet épanchement de liquide, l’ovule, qui était central, se trouve refoulé et arrivera faire partie de la paroi folliculaire. Le liquor représentera le contenu de l’ovisac. Mais l’ovule, périphérique, n’en reste pas moins recouvert de plusieurs assises de cellules épithéliales, de sorte qu’on distingue une granuleuse pariétale et une granuleuse ovulaire. Au point occupé par l’ovaire, les deux granuleuses se réunissent pour former le cumulus proligère.
En même temps, le stroma ovarien, voisin du follicule, se différencie en une enveloppe conjonctive ( theca folliculi) dans laquelle on distingue une couche externe pauvre en vaisseaux ( theca externa ), et une couche interne riche en cellules rondes et en capillaires ( theca interna).
2° L'ovule augmente de volume et, ayant acquis ses dimensions définitives, il s'entoure d’une membrane appelée zone pellucide dont son protoplasma reste séparé par l’espace périvitellin. Le protoplasma de l’ovule s’appelle le vitellus.
G. Follicule a maturité. — Le follicule à maturité présente la même architecture que le follicule en voie d’accroissement. Mais les différentes enveloppes du follicule sont encore mieux individualisées, le liquor folliculi est devenu plus abondant et l’ovule a acquis ses caractères définitifs. Son vitellus s’est accru. Son noyau ( vésicule germinative de Purkinje ) montre plusieurs nucléoles dont la principale constitue la tache germinative de Wagner.
Fig. 908. — Follicule primordial, (en partie d’après Nagel).
OVAIRES
3° Transformation des ovisacs. — Les ovisacs subissent deux sortes de transformation : ils s 'atrésient ou deviennent des corps jaunes.
a) Follicules atrésiés. La majeure partie des follicules disparaît sans avoir subi une évolution normale. D’autres follicules disparaissent, après avoir acquis un développement presque
complet, puis se transforment, sans avoir laissé échapper l’ovule, en de petites masses de tissu conjonctif, qui constituent les faux corps jaunes.
b) Corps jaunes. On désigne sous ce nom une formation transitoire succédant à la rupture de l’ovisac qui, ayant subi son évolution complète, se rompt et laisse échapper l’ovule.
On distingue les corps jaunes de la menstruation et les corps jaunes de la grossesse. Ils ont d’ailleurs les mêmes caractères essentiels et sont constitués : par un stroma très vasculaire, résultant d’un bourgeonnement de la theca interne, et par une membrane gaufrée, périphérique renfermant de grosses cellules à lutéine ou cellules
Fig. 909. — Follicule en voie d’accroissement provenant d’une enfant de 8 ans (Stôhr).
du corps jaune provenant probablement de la granulosa. A un moment donné, les cellules à lutéine dégénèrent et meurent et le stroma, prédominant, transforme le corps jaune en corpus fibrosum , dernier terme de l’évolution habituelle de l’ovisac.
Cette régression se produit vers le 12e jour pour les corps
jaunes de menstruation, le 5e mois seulement pour les corps jaunes de grossesse.
Tuniq. fib)‘.
Sang
Lig. ovariq.
Fig. 910. Corps jaune de la menstruation. — Çà et là, coupes de follicules. — (D’après Henle et Pfanuensliel).
Vaisseaux. — I. Artères. — Les artères de l’ovaire l’abordent par le hile; elles émanent de la branche tubo-ovarienne de l’artère spermatique interne, de la branche ovarienne de la même artère, enfin et surtout de la branche ovarique de l’artère utérine qui est le vaisseau essentiel. Ces artères sont hélicines ; elles se rendent dans la couche médullaire et forment des arcades à la limite des deux substances (v. fig. 927).
II. Veines. — Du réseau capillaire partent des veines extrêmement développées ; au niveau du hile, ces veines se réunissent pour former un véritable plexus assimilé à tort à un véritable organe érectile sous
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le nom de corps spongieux ou bulbe de l’ovaire. Les veines efférentes vont aux utérines et aux spermatiques internes.
III. Lymphatiques. — Ils naissent par des espaces clos, autour des follicules (sinus lymphatiques péri-folliculaires), forment des réseaux serrés à la limite des zones corticale et médullaire et, collectés en six à huit troncs, se rendent au hile. Ils accompagnent les vaisseaux utéroovariens, passent en avant de l’uretère et se jettent, ceux du côté gauche, dans deux ou trois ganglions situés le long de l'aorte, audessous du hile rénal; ceux du côté droit, dans des ganglions pré-caves, de situation moins élevée. Ces lymphatiques s’anastomosent avec ceux de l’utérus, dans la région lombaire.
Nerfs. — Imparfaitement connus, ils viennent du plexus ovarique, dépendant, d’après Frankenhaüser, des ganglions spermatiques, du second ganglion rénal et du plexus mésentérique supérieur.
Ils se divisent en nerfs vasculaires qui se terminent dans la paroi des vaisseaux, et en nerfs folliculaires qui entourent les follicules de plexus très délicats. On conteste la pénétration des nerfs dans l’intérieur des follicules. Par contre, on a signalé dans l’ovaire la présence de cellules nerveuses éparses dont l’ensemble constituerait un ganglion sympathique : le ganglion ovarien de W inter liai ter.
Évolution des ovaires pendant la grossesse et après la ménopause. —
Chez la femme enceinte , les ovaires sont plus volumineux, surtout celui qui porte le vrai corps jaune. Ils s’élèvent en même temps que le fond de l’utérus grandit, jusqu’à occuper une situation lombaire. Après l’accouchement, ils reprennent vite leur situation ordinaire.
Après la ménopause, les ovaires subissent une atrophie progressive. Leur consistance devient dure; ils se réduisent à une petite plaque fibro-vasculaire. Au-dessous de l’épithélium ovarien qui persiste, il se forme une véritable albuginèe conjonctive. La couche parenchymateuse cesse d’exister par dégénérescence graisseuse desovisacs et prolifération du tissu conjonctif. Le stroma devient fibreux, ses artères s’oblitèrent : l’ovaire a cessé d’être un organe actif.
ORGANES PAROVARIENS
Nous avons vu, en étudiant le développement histologique de l’ovaire, que celui-ci se développait pour ainsi dire sur le corps de Wolff, à côté du canal de Wolff, et qu il s’en différenciait totalement par la suite.
Le corps de Wolff s’atrophie et ne persiste qu’à l’état de débris, d’organes témoins, sans rôle physiologique; l’ovaire lui emprunte son méso péritonéal et le partage avec le canal de Muller (v. p. 1405). Les quelques débris du corps et du canal de Wolff, qui persistent occuperont donc une situation inter tubo -ovarienne, ils seront compris dans l’épaisseur
OVAIRES
de l’aileron postérieur, ovarien, du ligament large; ce seront des organes sous-péritonéaux comme l’était le corps de Wolff dont ils ne sont que des parties persistantes. Pour étudier ces résidus fœtaux, il suffît de tendre entre l’œil et la lumière le mésosalpinx transparent et peu chargé de graisse d’une enfant,
Ces organes dits parovariens, à cause de leur voisinage avec l’ovaire,
Can.
Uycf.
Fig. 911. — L’organe de Rosenmüller chez une femme de 50 ans (Follin).
sont au nombre de 4 : le corps de Rosenmüller ou époophore, le paroophore, le canal tubo-parovarien et le canal de Gartner. *
I. Époophore. — L’époophore ou corps de Rosenmüller est un petit corps aplati, étalé en éventail, placé dans le méso-salpinx, entre l’ovaire et la trompe. Représentant en partie le corps de Wolff (portion sexuelle), il est formé par un canal collecteur sur lequel se branchent des canalicules au nombre de 8 à 20, le tout représentant la disposition d’un peigne dont le dos serait le canal longitudinal de l’époophore.
II. Paroophore. — Visible seulement chez l’enfant, pendant la première année, le paroophore est situé en dedans du corps de Rosenmüller entre les 2 feuillets du ligament large (tiers interne du mésosalpinx). C’est un corpuscule jaunâtre, d’aspect granuleux, formé de canalicules enroulés.
III. Canal tubo-parovarien. — Dans des cas exceptionnels, le canal collecteur de l’époophore, au lieu de se terminer plus ou moins loin en cæcum, s’allonge à son extrémité externe en un petit canal tubo-parovarien qui débouche dans la cavité de la trompe.
IV. Canal de Gartner. — Rarement aussi, le canal de l’époophore se prolonge par son extrémité inférieure en un canal qui, après avoir reçu la terminaison des canalicules du paroophore , longe le bord latéral de l’utérus et vient déboucher, lorsque l’anomalie est complète, de chaque côté de la ligne médiane, à l’extrémité antérieure du vestibule du vagin, près du méat urinaire. Ce canal a surtout été étudié chez les animaux : la truie et la vache.
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