V. obtur
A. obtur.
Art. ombil.
Art. vés.
Uretère
Art. vag.
sup.
Pub.
Fig. 926. — Artère utérine. Ses rapports avec l’uretère (Rieffel).
L’utérus étant fortement soulevé, cette figure ne renseigne nullement sur les connexions exactes de l’artère et de l’uretère avec le col. La veine obturatrice a été relevée; mais, en réalité, elle est audessous de l’artère.
face antérieure de l’uretère, qu’elle entoure parfois d’une de ses flexuosités. Le point de croisement est situé à environ 2 centimètres du bord latéral du col, un peu au-dessous de l’isthme utérin. — Dans sa portion juxta-utérine, l’artère, logée entre les deux feuillets du ligament large, monte tout contre le bord de l’utérus, entourée d’un énorme plexus veineux et d’une gangue conjonctivo-musculaire.
Branches collatérales. — Avant d’aborder l’utérus, l’utérine fournit des
UTÉRUS
artérioles pour le ligament large, une artère urétérale, l’artère cervicovaginale, toujours volumineuse, plusieurs rameaux vésico-vaginaux. — Dans sa portion juxta-utérine elle donne des rameaux longs pour la partie supérieure du col, des rameaux courts pour le corps, des ramuscules très grêles pour le ligament rond.
Branches terminales. — Au niveau de l’angle utérin, l’utérine donne trois branches terminales : l’artère rétrograde du fond de l’utérus qui se distribue au fond de la matrice; — l’artère tubaire interne qui chemine le long de la trompe, dans l’épaisseur du mésosalpinx et s’anastomose avec l’artère tubaire externe, branche de la spermatique interne; —
ar.
G. hy.
Fig. 927. — Terminaisons des artères spermatique interne et utérine.
Vue par la face postérieure; organes étalés (d’après Fredet).
G. hy., gaine hypogastrique. — L. I. a., L. I. p., lames antérieure et postérieure du ligament large. La spermatique interne {Spi.) se divise en : une artère tubaire externe (t. e.), qui donne deux rameaux à l’ovaire ; 2° une artère ovarienne ( o ) ; 3° une artère anastomotique (a). L’utérine, en dehors des branches pour le fond de l’utérus, émet : 1° une artère tubaire interne (indiquée par un pointillé) ; 2° une artère tubaire moyenne (indiquée par erreur A. ut.), qui s’anastomose avec la précédente et avec la tubaire externe enar*. ; une artere anastomotique (a), unie à plein canal avec celle de la spermatique interne. C’est l’anastomose dite sous- ou préovarienne, de laquelle partent deux artères ovariennes (o).
l’artère ovarienne interne qui se distribue à l’extrémité interne de l’ovaire et s’anastomose avec l’artère spermatique interne.
2) L’artère spermatique interne (a. utéro-ovarienne). Cette artère arrive par le ligament suspenseur de l’ovaire et donne trois branches terminales; l’artère tubaire externe, l’artère ovarienne externe et une branche anastomique qui chemine au-dessous de l’arcade sous-ovarienne et s’unit à la branche correspondante de l’utérine.
3) L’artère du ligament rond (artère funiculaire) vient de l’épigastrique et irrigue le ligament rond jusqu’au voisinage de la corne utérine.
APPAREIL GÉNITAL DE LA FEMME
Les artères de l’utérus se distribuent au muscle utérin et à la muqueuse. Elles s’anastomosent largement au niveau de la ligne médiane avec celles du côté opposé. Mais ces anastomoses sont de petit calibre et l’bémisection de l’utérus se fait presque à blanc.
II. Veines. — ‘Les veines de l’utérus sont extrêmement développées. Elles se collectent sur les bords de l’organe, constituant de chaque côté un épais plexus, enfoui dans une gangue conjonctivo-musculaire. On peut cependant distinguer dans ce plexus deux groupes de collecteurs répondant l’un à la paroi antérieure, l’autre à la paroi postérieure de l’organe. Ce plexus utérin s’anastomose largement avec les veines des organes adjacents, vessie et rectum. Il se continue même sans ligne de démarcation bien nette avec le plexus placé sur les parties latérales du vagin pour former le plexus utéro -vaginal.
Ce plexus utéro-vaginal donne naissance au niveau de la partie moyenne du col à deux grosses veines utéro-oaginales qui passent l’une en avant, l’autre en arrière de l’uretère et qui se fusionnent ensuite en un tronc unique qui se termine dans la veine iliaque externe. — En haut , le plexus utérin se continue avec les veines de l’ovaire et de la trompe et se divise en deux plexus secondaires, l’un antérieur utérosalpingien, l’autre postérieur utéro-ovarien qui se fusionnent en un seul dans le ligament suspenseur de l’ovaire pour former le plexus pampiniforme. Celui-ci se réduit, en dernièré analyse, à un seul tronc qui se jette, à droite, dans la veine cave inférieure, à gauche, dans la veine rénale.
III. Lymphatiques. — Nés d’un triple réseau muqueux, musculaire et séreux, les lymphatiques utérins se rassemblent pour former un quatrième et dernier réseau sous-péritonéal d’où partent les troncs collecteurs dont la terminaison varie suivant qu’ils naissent au niveau du col ou au niveau du corps.
1) Les collecteurs cervicaux se peletonnent autour de la crosse de l’utérine. Il est fréquent de voir à ce niveau un ou plusieurs nodules interrupteurs qui, lorsqu’ils sont hypertrophiés, constituent le ganglion cervical dont l’existence a donné lieu à tant de discussions.
Les collecteurs cervicaux se répartissent en trois pédicules :
a) Un pédicule transversal, préurétéral qui se termine dans les ganglions moyen et supérieur de la chaîne moyenne du groupe iliaque externe ;
b) Un pédicule hypogastrique, rétro-urétéral qui se termine dans les ganglions du groupe hypogastrique ;
c) Un pédicule sagittal, qui se termine dans les ganglions sacrés latéraux et les ganglions du promontoire.
UTÉRUS
2) Les collecteurs du corps se* terminent pour la plupart dans les ganglions lombaires (groupes latéro-aortiques droit et gauche). Accessoirement ils peuvent se jeter dans un ganglion de la chaîne moyenne
Fig. 928. — Lymphatiques de l’utérus (Cunéo et Marcille).
a, pédicule lombaire du corps. — b et c, pédicule iliaque externe du col. — d, pédicule iliaque externe du corps. — e, peloton lymphatique juxta-cervical. — f, ganglion du promontoire. - — g, pédicule du promontoire du col. — h, ganglion fessier intra-pelvien. — i, ganglions sacrés latéraux. — j. pédicule hypogastrique du col. — k, pédicule sacré latéral du col.
du groupe iliaque externe et dans un ganglion inguinal superficiel, en suivant le ligament rond.
IV. Nerfs. — Les nerfs de l’utérus viennent du plexus lombo-aortique inférieur, placé à la hauteur du promontoire entre les deux artères iliaques primitives. Ce plexus se bifurque inférieurement en deux
APPAREIL GÉNITAL DE L A FEMME
plexus secondaires, les plexus hypogastriques qui, renforcés par des filets venus des ganglions sacrés du sympathique et des 3e et 4e nerfs sacrés, se portent sur les parties latérales du rectum. Ils arrivent ainsi au niveau du col où ils s’étalent en une nappe sagittale, contenant de nombreuses cellules nerveuses, dont l’ensemble constitue le ganglion de Frankenhauser. De ce plexus ganglionnaire, partent, outre des filets vaginaux et vésicaux, tous les nerfs de l’utérus qui se terminent sous la muqueuse, dans le muscle utérin ou autour des vaisseaux.
Évolution. — Nous avons indiqué (p. 1407) les grandes lignes, du développement de l’utérus. — A la naissance , l’utérus, encore situé en grande partie dans le grand bassin, est en antéflexion légère et se continue presque directement avec le vagin. — A chaque menstruation , l’utérus augmente légèrement de volume, ce qui est dû à un certain degré de congestion qui présente son maximum au niveau de la muqueuse. — Pendant la grossesse, l’utérus augmente progressivement de volume. Il en résulte des modifications considérables dans sa topographie et dans ses rapports, modifications sur lesquelles nous ne pouvons insister ici. La musculaire s'hypertrophie d’une façon notable. Quant à la muqueuse, elle subit des transformations importantes en rapport avec le rôle capital qu’elle joue dans la protection et la nutrition de l’œuf fécondé. — Après l'accouchement, l’utérus subit des phénomènes d’involution qui le ramènent progressivement à son état normal. — Après la ménopause, l’utérus prend les caractères de l 'utérus sénile, petit, à col effacé, à corps arrondi, très mobile. La cavité utérine, rétrécie, est même souvent oblitérée en certains points.
Anomalies. — L’utérus est sujet à de nombreuses anomalies. — Il peut faire défaut, mais en réalité son absence réelle est exceptionnelle; le plus souvent il s’agit d’une absence apparente et l’utérus existe, mais à l’état très rudimentaire.
Les anomalies les plus fréquentes sont les anomalies de forme, tenant à la persistance plus ou moins complète de la dualité primitive. Cette variété d’anomalie se présente d’ailleurs sous les aspects les plus différents. Elle peut porter en effet sur une partie où sur la totalité de l’utérus, ne se traduire que par des modifications de la cavité utérine, ou changer la forme extérieure de l’organe. De plus une des deux moitiés de l’utérus anormal peut s’atrophier plus ou moins, donnant ainsi à l’organe une configuration nettement asymétrique.