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III. MUSCLES A FIBRES LISSES

11 existe, au niveau du périnée, de nombreuses fibres lisses, réparties sur les points les plus divers de cette région. En arrière de l’anus, un certain nombre de fibres se réunissent pour former le muscle rectococcygien de Treitz.

PÉRINÉE.

Le muscle de Treitz (M.recto-coccygien. Retractor ani) naît de la 2e et de la 3e vertèbre coccygienne par deux faisceaux juxta-médians qui se portent en bas et en avant et abordent la paroi rectale au niveau du point où celui-ci traverse le plancher pelvien. Au point de vue de leur terminaison, on peut diviser ces fibres en : médianes ascendantes , qui se recourbent supérieurement pour se continuer avec les fibres longitudinales du rectum ; — médianes descendantes , qui se perdent à la face profonde des téguments rétro-anaux — et latérales, qui contournent le rectum pour s’attacher au bord postérieur du plancher uro-génital. — Le muscle de Treitz attire l’anus en haut et en arrière.

Muscle recto-urétral. — Sous ce nom, on a décrit un faisceau fixant le coude ano-rectal au bord postérieur du plancher uro-génital. Cette attache antérieure du rectum existe, mais ne constitue pas upe formation autonome. Elle est formée par les fibres latérales du recto-coccygien et des fibres longitudinales du rectum se recourbant pour se fixer au plancher uro-g-énital.

Il MUSCLES DU PÉRINÉE CHEZ LA FEMME

Les muscles du périnée présentent chez la femme la meme disposition générale que chez l’homme, et les différences portent plutôt sur les rapports que sur les insertions, qui se font sur des parties sinon identiques, du moins homologues.

I. Les muscles du périnée postérieur, sphincter externe et diaphragme pelvien principal, affectent dans les deux sexes une configuration identique. Eu ce qui concerne le relevëur coccy-périnéal, il importe cependant d’insister sur les rapports de son bord interne avec la paroi latérale du vagin qui peut être comprimé lors d’une contraction intense et bilatérale de ce muscle. On attribue à une contracture du releveur le vaginisme supérieur. Notons également la résistance qu’oppose ce muscle à la sortie de l’ovoïde fœtal au moment de l’accouchement.

IL Les muscles du périnée antérieur présentent des différences plus notables. Il nous suffira cependant de signaler, pour le sphincter strié de l’urètre, la disposition plus régulière de ce muscle en raison de l’absence de la prostate, — et, pour le transverse profond , sa situation en arrière du vagin. Par contre, les muscles sous-jacents au plancher uro-génital méritent une description isolée.

1) Le bulbo-caverneux comprend chez la femme deux parties

MUSCLES DU PÉRINÉE. 1565

principales : le bulbo-caverneux proprement dit et le constricteur de la vulve.

A. Le bulbo-caverneux proprement dit naît de la lame inférieure du plancher uro-génital et du raphé ano-vulvaire. Il est renforcé à ce niveau par des faisceaux venus du sphincter externe et du transverse

Urètre

Coccyx-'-'

Lig. spin, sacré

..--Pubis

Vagin

Rectum

Raphé ■ -

Int.

Releveur

Arc. tend, relev .

Oht. int.

Bandelette

ischiatique

Ischio.

coccyg.

Pyramidal

Fig. 944. — Diaphragme pelvien principal de la femme, vu par sa face endo-pelvienne (d’après Savage).

superficiel. — De là ses fibres se portent en avant en décrivant une légère courbe à concavité interne qui s’applique d’abord sur les glandes de Bartholin, puis sur les bulbes de la vulve. — Elles se terminent : les inférieures , sur les faces latérales des racines du clitoris et l’aponévrose dorsale de cet organe érectile; — les supérieures, sur la face dorsale de l’extrémité antérieure du bulbe et sur la muqueuse du vestibule, entre le clitoris et l’orifice urétral (v. fig. 945).

Le bulbo-caverneux comprime l’extrémité postérieure du bulbe, dont il facilite l’érection, abaisse le clitoris et comprime les glandes de Bartholin.

B. Le constricteur de la vulve naît derrière le vagin, du septum périnéal. Il se porte en avant, en contournant l’extrémité inférieure du

PÉHINÉE.

vagin et se termine dans le tissu fibreux dense qui unit l’urètre à la

paroi antérieure du vagin.

Les fibres du constricteur de la vulve, parallèlés à celles du bulbo-caverneux proprement dit, s’en distinguent par leur situation en dedans des bulbes.

Par sa contraction, ce muscle produit l’occlusion de l’orifice vulvo-vaginal.

2) L’ischio - caverneux, moins développé que le muscle homologue de l’homme, naît presque exclusivement en dedans de la racine du clitoris, sur la branche ischio-pubienne. Sa terminaison, sujette à d’assez nombreuses variations, se fait généralement : à) sur la face dorsale de chaque corps caverneux au voisinage de leur fusion ; b) sur le ligament transverse du bassin.

Le rôle principal de ce muscle consiste à comprimer les corps caverneux et à chasser le sang vers le clitoris.

3) Le transverse superficiel naît de la face interne de l’ischion et se termine sur le raphé ano-vulvaire. Comme chez l’homme, il présente d’étroites connexions avec les muscles voisins.

Il tend le raphé ano-vulvaire.

- Genou clit.

Gl. clit.

Diaph. ur. / génit.

transv.prof. /

Br. ischio- ^ pub.

Transv. sup.

B ulbo~caverneux

B. Cl

'ig. 945. — Muscles superficiels du périnée de la femme (d’après Henle).

Le constricteur de la vulve n’est pas représenté.

§ 2. APONÉVROSES DU PÉRINÉE

Depuis le travail de Denonvilliers (1837), la plupart de nos classiques décrivent au niveau du périnée trois feuillets aponévrotiques, respectivement annexés à un groupe musculaire : V aponévrose superfi-

APONÉVROSES DU PÉRINÉE

délie , enveloppant les muscles de l’étage inférieur; Y aponévrose moyenne f gaine du muscle transverse profond ; Y aponévrose supérieure , tapissant la face profonde des muscles releveur et ischio-coccygien. Si cette répartition des plans aponévrotiques en trois feuillets principaux reste encore acceptable, les travaux ultérieurs ont modifié sur bien des points la conception primitive, notamment en ce qui concerne la signification morphologique des différents plans fibreux. De plus, aux trois aponévroses périnéales, il convient d’ajouter différentes formations aponévrotiques, placées entre le péritoine et l’aponévrose périnéale supérieure.

Nous étudierons donc successivement les trois aponévroses périnéales et les lames sous-péritonéales, comprenant la gaine viscérale et la gaine hypogastrique, et nous les envisagerons tour à tour chez l’homme et chez la femme.

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