‹ Abrégé d'anatomie (volume 2)Chapitre 185 sur 233 · CONSTITUTION ANATOMIQUE · texte numérisé non relu

CONSTITUTION ANATOMIQUE

circulaires ou muscle auréolaire ; des fibres radiées ou muscle radié.

b) Les glandes mammaires accessoires sont au nombre de quatre à six en moyenne sur chaque sein. Elle sont le plus souvent disséminées d’une façon irrégulière. Ces glandules sont à peine développées chez les vierges, elles s’atrophient à la ménopause et deviennent très apparentes chez la femme enceinte. Elles ont la même structure que la glande mammaire.

3) Mamelon. — Le mamelon est une évagination de l’auréole. On peut lui considérer une partie périphérique ou gaine, recevant la partie centrale.

a) La partie périphérique est formée par la peau dont l’épiderme est très épaissi et dont le derme est très riche en papilles volumineuses. Il n’y a ni follicules pileux, ni glandes sudoripares. Les glandes sébacées sont nombreuses et serrées.

b) La partie centrale est constituée par les conduits galactophores, séparés par des faisceaux conjonctifs et élastiques et par des fibres musculaires lisses dont l’ensemble forme le muscle mamillaire ou mamelonaire.

B. Enveloppe cellulo-adipeuse. — Le corps mammaire est entourée d’une atmosphère cellulo-adipeuse dont la disposition varie au ni veau de la face antérieure et de la face postérieure du corps de la mamelle.

Comme nous le verrons, la face antérieure du corps mammaire présente d’une part de nombreuses crêtes dont quelques-unes s’unissent à la face profonde de la peau et adhère d’autre part intimement aux téguments dans la région de l’auréole et à plus forte raison du mamelon. 11 en résulte que dans sa partie prémammaire, l’enveloppe adipeuse est segmentée en une série de pelotons plus ou moins volumineux et plus ou moins distincts qui comblent les fossettes ou loges que circonscrivent les crêtes mammaires. A la périphérie de la glande ces pelotons adipeux se continuent avec la graisse sous-cutanée. Au centre de la région, ils font complètement défaut.

Au niveau de la face postérieure, lisse, du corps de la mamelle nous trouvons au contraire un feuillet conjonctif assez nettement individualisé qui se continue à la périphérie avec le fascia superficialis des régions adjacentes. Chez les sujets maigres, cette capsule postérieure est en contact immédiat avec le corps de la mamelle, chez les sujets gras elle est séparée de celui-ci par une couche de graisse qui peut atteindre 1 centimètre d’épaisseur.

G. Corps de la mamelle. — La partie centrale de la mamelle est occupée par une masse blanchâtre d’aspect fibroïde, qu’il convient de

MAMELLES

désigner sous le nom de corps mammaire , de préférence à celui de glande mammaire, car en dehors de la période de lactation, cette masse est essentiellement constituée par une gangue fibro-adipeuse, dans laquelle les éléments glandulaires sont extrêmement clairsemés.

Le corps de la mamelle se présente sous la forme d’un disque à contour irrégulier, de consistance ferme, de coloration blanchâtre. Son poids varie de 150 à 200 grammes.

Rapports. — On peut lui décrire deux faces et une circonférence.

La face antérieure, légèrement convexe, répond aux trois zones de l’enveloppe cutanée. Cette face, très irrégulière, présente de nombreuses crêtes ( crêtes fibro-glandulaires) qui s’anastomosent entre elles et circonscrivent ainsi des fossettes qui logent les pelotons adipeux de la portion prémammaire de l’enveloppe graisseuse. Certaines de ces crêtes se perdent dans la graisse sous-cutanée. D’autres atteignent la face profonde de la peau à laquelle elles se fixent, constituant ainsi de véritables ligaments suspenseurs du sein, encore appelés parfois ligaments de Cooper. Au niveau de l’auréole et du mamelon la face antérieure du corps de la mamelle adhère intimement à la face profonde des téguments.

La face postérieure lisse, plane et même parfois concave répond à la face antérieure de l'aponévrose du grand pectoral dont la sépare le segment postérieur de l’enveloppe cellulo-adipeuse.

La circonférence , assez bien limitée, est irrégulière et déchiquetée. Elle présente souvent des prolongements plus ou moins effilés et plus ou moins individualisés de la masse du corps de la mamelle. Le plus important de ces prolongements est le prolongement supéro-externe ou lobe axillaire qui se dirige en dehors le long du bord inférieur du grand pectoral. On peut rencontrer, mais plus rarement, un prolongement interne ou sternal et un prolongement inféro-externe. Il importe de remarquer que ces prolongements sont généralement absents ou peu marqués chez la jeune fille, et qu’ils ne prennent de l’importance que chez la femme enceinte ou ayant allaité.

Structure. — Le corps de la mamelle, en dehors des périodes de lactation, est essentiellement constitué par une masse de tissu conjonctif condensé dans laquelle est plongée la glande mammaire. Celle-ci est une glande en grappe composée qu’on rapproche d’habitude des glandes sébacées, bien que par certains caractères de structure, de développement et d’évolution phylogénétique, elle puisse être comparée aux glandes sudoripares.

Elle se compose de 8 à 20 lobes principaux subdivisés en lobes secondaires, formés eux-mêmes de lobules, décomposables en acini.

Acini. — Chaque acinus comprend une membrane basale vitrée,

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