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■'.•L-ibv
Trompe Anneau \yj , ^ tympan. N
Paroi inf .
Fig. 703. — Coupe frontale de la caisse du tympan. Côté gauche. Moitié antérieure (Politzer).
cal, 5 millimètres dans le sens transversal à la périphérie de la caisse et 1 à 2 millimètres au centre.
Parois. — On décrit à la caisse du tympan, six parois : externe, interne, supérieure, inférieure, antérieure et postérieure.
1. Paroi externe ou tympanique. — La paroi externe est formée par la membrane du tympan, entourée d’un anneau osseux dans lequel elle est enchâssée.
A). Membrane du tympan. — La membrane du tympan est une
OREILLE MOYENNE
membrane fibreuse qui ferme en dedans le conduit auditif externe et en forme le fond.
Forme. — Assez régulièrement circulaire chez l’enfant, elle s’allonge chez l’adulte, et tend à devenir ovalaire à grand axe vertical.
Dimensions. — Son diamètre vertical est en moyenne de 10 à 11 millimètres, son diamètre antéro-postérieur, de 8 à 9 millimètres. Son épaisseur est de 0 mm. 1 .
Aussi sa résistance n’estelle pas très considérable, et ses déchirures sont fréquentes dans les traumatismes de la région ou par les bruits trop intenses.
Inclinaison. — La membrane du tympan regarde en bas , en avant et en dehors. Elle forme avec le plan horizontal un angle, dit angle d’inclinaison , de 40 à 45°.
Une verticale abaissée du pôle supérieur de la membrane du tympan tombe à 5 ou 6 millimètres de son pôle inférieur. Cette inclinaison varie suivant les sujets ; elle est sensiblement identique chez le nouveau-né et chez l’adulte.
Configuration extérieure. — La membrane du tympan présente à étudier une circonférence et deux faces.
1° Circonférence. — La circonférence du tympan est enchâssée comme un verre de montre dans une rainure de l’os tympanal ou sillon tympanique. Elle est fixée dans cette rainure par un bourrelet de tissu conjonctif dense, le bourrelet de Gerlach. Mais le cercle tympanal est incomplet. Son sixième supérieur fait défaut, il se termine donc supérieurement par deux cornes, séparées par un espace dit segment de Rivinus. A ce niveau, la membrane du tympan, privée de l’insertion que lui fournit le cercle tympanal, remonte jusqu’à la partie supérieure de l’orifice profond du conduit auditif externe. Cette partie supérieure du tympan, plus mince et moins tendue que le reste de la membrane, porte le nom de membrane flaccide de Schrappnell.
2° Face externe. — t Cette face est concave; le sommet de cette concavité porte le nom à’ ombilic et se trouve placé un peu en arrière et audessous du centre du tympan. Il répond à l’extrémité du manche du marteau. La face externe est obliquement traversée par une ligne Abrégé d’Anat. — III. 73
Poche
tymp.
post.
Facial
Poche
tymp.
ant.
Fig. 704. — Face interne de la membrane du tympan et paroi externe de la caisse (côté gauche).
APPAREIL AUDITIF
blanchâtre déterminée par le manche du marteau qui se dirige en bas, en arrière et en dedans pour se terminer à l’ombilic.
Au niveau de la partie supérieure du manche du marteau, la membrane du tympan est soulevée en une saillie conique par la petite apophyse de cet osselet. De cette saillie partent deux bourrelets qui se portent vers chacune des extrémités de l’anneau tympanal, etlimitent inférieurement la membrane de Schrappneli.
3° F ace interne. — La face interne de la membrane du tympan est convexe. Au-dessus de son plan, on voit faire saillie le manche du marteau recouvert par la muqueuse. De chaque extrémité du croissant tympanal partent deux replis de la muqueuse tympanique, soulevés par deux ligaments, et qui se portent vers la base du marteau, ce sont les plis malléolaires antérieur et postérieur. Dans le repli antérieur cheminent le ligament antérieur, l’apophyse grêle du marteau et une artériole; dans le repli postérieur passe parfois la corde du tympan.
Ces deux replis limitent au-dessous d’eux deux poches : poches tympanique antérieure et postérieure.
Examen otoscopique. — Vue à l’otoscopesur le vivant, la membrane du tympan présente une coloration gris perle.
A cause de son obliquité, elle apparaît plus petite qu’elle n’est en réalité. A sa partie antéro-supérieure, on distingue une saillie blanchâtre acuminée : c’est l’apophyse externe du marteau, et au-dessous d’elle, une bande jaunâtre qui se porte en arrière vers l’ombilic : c’est le manche du marteau. On peut encore apercevoir le promontoire, la branche verticale de l’enclume, la corde du tympan.
Dans le segment inférieur, on voit un reflet lumineux à sommet ombilical, cône lumineux de Wilde.
Structure. — La membrane du tympan est essentiellement formée par une membrane fibreuse , membrane propre, tapissée en dehors, par la peau du conduit auditif externe, — et en dedans, par la muqueuse de la caisse.
La couche cutanée est très mince. Elle se compose d’un épithélium pavimenteux stratifié corné reposant sur une membrane anhyste mince, doublée d’un chorion sans papilles, poils ni glandes.
La couche moyenne ou fibreuse, membrane propre, se compose de faisceaux des fibres conjonctives comprenant des fibres radiées, des fibres circulaires et des fibres dendritiques. — Les fibres radiées forment une couche externe; — les fibres circulaires une couche interne; — lesfibres dendritiques, une couche intermédiaire.
Fig. 706. — Membrane du tympan convexe ( côté gauche).
M. Schrapp. ......
Courte ap. .-'i Pli ant. — -oh
Reflet ~
Fig. 705. — Membrane du tympan, vue par sa face externe (côté gauche).
OREILLE MOYENNE
La couche interne ou muqueuse fait partie de la muqueuse de la caisse et comprend un endothélium plat reposant sur une membrane hyaline propre. Il n’y a pas de sous-muqueuse
Au niveau de la membrane de Schrappnell, la couche fibreuse manque, la peau et la muqueuse sont directement accolées.
Le manche du marteau et la corde du tympan sont compris entre la couche fibreuse et la muqueuse tympanique.
Vaisseaux et nerfs. — Les artères de la membrane du tympan forment deux réseaux : un réseau externe ou cutané, qui vient de l 'auriculaire 'postérieure — et un réseau interne ou tympanique, qui dépend des artères tympanique et stylo-mastoïdienne.
Les veines, aboutissent pour le
réseau cutané, à la jugulaire externe — pour le réseau tympanique, au plexus ptérygoïdien.
Les lymphatiques s’unissent les uns aux lymphatiques du conduit auditif externe, les autres à ceux de la caisse.
Les nerfs viennent de l’ auriculo-temporal et du rameau auriculaire du pneumogastrique pour la face cutanée ; — du nerf de Jacobson (glosso-pharyngien) pour la face profonde.
Fig. 707. — Les deux couches de fibres de la membrane du tympan (face externe) (Schwalbe).^
La membrane du
A ilique
Bec de cuiller
. Fen. ovale
B). Portion osseuse de la paroi externe. tympan ne forme que les deux tiers environ de la paroi externe de la caisse. Le reste de cette paroi est constitué par un cadre osseux. Ce cadre mesure en avant, en arrière et en bas 2 mm. à 2 mm. 5. En haut il atteint 5 à 6 millim., formant une lame
osseuse, MUT de Fig. 70g. — Paroi interne de la caisse (côté gauche). la logette , creusée d’une excavation où se logent la tête du marteau et renclume.
Fen. ronde
N. Jacobson
APPAREIL AUDITIF
2. Paroi interne ou labyrinthique. — La paroi interne ou labyrinthique présente en son centre une saillie arrondie, le promontoire , soulevée par le premier tour de spire du limaçon. Sur le promontoire on aperçoit des gouttières qui logent les filets du nerf de Jacobson.
Au-dessus et en arrière du promontoire, se trouve une dépression, fosse de la fenêtre ovale , au fond de laquelle s’ouvre la fenêtre ovale ou vestibulaire. Cette fenêtre répond au vestibule ; elle est fermée par le périoste et est recouverte par la base de l’étrier.
En arrière et au-dessous du promontoire, se trouve la fenêtre ronde , située elle aussi au fond d’une petite dépression ou fosse de la fenêtre ronde. Fermée par le périoste tympanique, formant le tympan secondaire, elle répond à la rampe tympanique du limaçon.
Entre ces deux fenêtres, et en arrière du promontoire, est une troisième fossette très profonde, le sinus tympani.
Au-dessus et en avant du promontoire, on remarque un canal osseux qui se termine par un cul-de-sac arrondi, percé d’un trou et appelé bec de cuiller. Ce canal loge le muscle du marteau, dont le tendon émerge par l’orifice.
Au-dessus et en arrière de la fenêtre ovale apparaît une saillie cylin-
Fig. 709. — Coupe frontale de la caisse du tympan (côté gauche).
Moitié postérieure (Politzer).
de Fallope, qui loge le nerf facial. Le conduit n’est séparé de la cavité tympanique que par une mince lamelle osseuse souvent déhiscente.
OREILLE MOYENNE
3. Paroi postérieure. — La paroi postérieure ou mastoïdienne est irrégulière et anfractueuse, Elle présente : à sa partie supérieure, l’orifice de l’antre pétreux, aditus ad antrum , qui fait communiquer la caisse avec les cellules mastoïdiennes ; à sa partie moyenne, Y orifice d’entrée de la corde du tympan , et en dedans de cet orifice une saillie conique creuse, la pyramide , de laquelle émerge le tendon du muscle de l’étrier ; à sa partie inférieure, la protubérance styloïde.
Dans sa moitié inférieure, cette paroi répond à la 3e portion de l’aqueduc de Fallope.
4. Paroi antérieure. — La paroi antérieure ou tubo-carotidienne est occupée dans son tiers supérieur par Y orifice tympanique de la trompe. En avant de cet orifice se trouvent : la suture tympano-squameuse de Glaser , par où passe l’artère tympanique et le ligament antérieur du marteau, et Y orifice de sortie de la corde du tympan.
Dans son segment inférieur, la paroi antérieure, irrégulière, répond au canal carotidien. Elle est formée par une mince cloison perforée par le conduit carotico-tympanique et, parfois, déhiscente.
5. Paroi supérieure. — La paroi supérieure ou crânienne, tegrnen tympani , est oblique en bas et en avant comme la paroi antérieure de la pyramide pétreuse, dont elle fait partie. Elle est très mince et irrégulière. A sa partie externe, se trouvent les restes de la suture pétrosquameuse. généralement disparue et anormalement béante chez l’adulte, large encore, au contraire, chez l’enfant. Chez ce dernier, elle donne passage à des veines anastomotiques entre les veines tympanique et le sinus pétreux supérieur.
6. Paroi inférieure. — La paroi inférieure ou jugulaire, plancher de la caisse, forme une gouttière antéro-postérieure en contre-bas du tympan. Elle répond à la fosse jugulaire. La caisse entre donc en rapport à ce niveau avec le golfe de la jugulaire, dont elle n’est souvent séparée que par une mince lamelle, parfois perforée. Cette paroi est anfractueuse; elle laisse passer l’artère tympanique et le nerf de Jacobson.
Osselets de l’ouïe. — Les osselets de l’ouïe sont au nombre de 3 :
le marteau, Y enclume et Y étrier.
1° Marteau. — Le marteau est le plus externe et le plus long des osselets. On lui considère une tête, un col, un manche, et deux apophyses.
La tête, logée dans la partie supérieure de la caisse, est un ovoïde à face postérieure articulaire.
Le col est aplati transversalement.
Le manche descend, en se coudant à angle obtus sur le col, dans l’épaisseur de la membrane tympanique jusqu’à l’ombilic.
Des deux apophyses , l’une externe, petite apophyse , se détache de
APPAREIL AUDITIF
la face externe du col, et soulève la membrane du tympan ; l’autre
antérieure, grêle, longue apophyse , va de la face antérieure du col à la scissure de Glaser.
2° Enclume. Située en arrière et en dedans du marteau, l’enclume peut être comparée à une molaire avec un corps et deux racines.
Le corps est un cube aplati tranversalement. Sa face antérieure s’articule avec le marteau.
Les deux racines naissent de la face postérieure du corps. Elles forment entre
Fig. 710. — Chaîne des osselets vue par sa partie antérieure (côté droit).
1, Tête du marteau articulée en arrière avec le corps de l’enclume.
— 2, Apophyse externe du même osselet. — 3. Son apophyse grêle ou antérieure naissant de la partie inférieure de son col. • — 4, Son manche. — 5, Longue branché de l’enclume. — 6, Os lenticulaire. — 7. Etrier vu par son bord antérieur.
elles un angle obtus ouvert en arrière. La
racine supérieure , ou courte apophyse , se
dirige vers le bord inférieur de l’aditus où elle se fixe. — La racine inférieure , ou longue apophyse , se porte verticalement en bas, et se termine par un renflement, l’os lenticulaire.
3° Étrier. — L’étrier s’étend horizontalement de l’apophyse articulaire de l’enclume à la fenêtre ovale. Il présente : une tête aplatie de haut en bas et articulée par sa face externe avec l’os lenticulaire ; une hase ,
lame osseuse, ovalaire, encroûtée de cartilage, appliquée sur la fenêtre ovale, et deux branches grêles, antérieure et postérieure, qui unissent la base et la tête.
Connexions des osselets. — Les osselets sont articulés entre eux et unis aux parois de la caisse par des muscles et des ligaments.
lu Articulations. — - Elles sont au nombre de deux : a) articulation
par emboîtement réciproque!, avec ménisque et synoviale, de la tête du marteau et du corps de l’enclume; b) articulation de l’enclume, et de la tête de l’étrier, formant une énarthrose .
Corps et br. horiz. de l’enclume Tète marteau
Lig. ani.
mart.
P. muq.
tymp.
Poche muq. tymp. Lig. ext. Mart.
Fig. TU. — Têtes de l’enclume et du marteau, vus d’en haut avec leurs ligaments (Schwalbe) (Or. droite).
2° Connexions des
osselets avec les parois de la caisse. — Le marteau , par son manche et son apophyse externe, s’unit à la membrane du tympan.
L’étrier est relié à la fenêtre ovale, sur laquelle il s’applique par un ligament: ligament annulaire de la base de l’étrier.
OREILLE MOYENNE
D’autre part le marteau et l’enclume sont unis aux parois de la caisse par des ligaments , trois pour le marteau , supérieur, antérieur et externe, deux pour V enclume , supérieur et postérieur.
3° Muscles moteurs des osselets. — Ils sont au nombre de deux, le muscle du marteau et celui de V étrier.
Le muscle du marteau , contenu dans le canal osseux déjà signalé, sort parle bec de cuiller et se fixe sur la racine du manche du marteau.
Il tend la membrane du tympan, en attirant en dedans le manche du marteau, et augmente la pression dans le labyrinthe, en refoulant l’étrier sur la fenêtre ovale.
Le muscle de V étrier sort par la pyramide et se fixe à la tête de l’étrier.
Il relâche le tympan et diminue la pression labyrinthique.
Division topographique de la caisse. — La caisse peut être divisée entrois segments : 1° un segment moyen ou tympanique , compris entre deux lignes horizontales passant immédiatement au-dessus et au-dessous du croissant tympanal, c’est la caisse proprement dite ; 2° un segment inférieur, sous-jacent au précédent, recessus hypotympanique; 3° un segment supérieur , attique , logeant la tête et le col du marteau, la branche supérieure et le corps de l’enclume.
Muqueuse de la caisse. |§| La caisse du tympan est tapissée par une muqueuse blanche, très mince, adhérente au périoste. L 'épithélium en est plat, sauf au niveau de la trompe où il est cylindrique cilié. La muqueuse tapisse tous les organes delà caisse qui la soulèvent en plis, limitant des poches muqueuses.
Poches muqueuses de la caisse du tympan. — Les plus constantes et les plus importantes de ces poches se superposent en trois étages le long de la partie supérieure de la paroi externe de la caisse.
La poche supérieure est limitée, en dehors, par le mur de la logette — en dedans par le corps de l’enclume et la tête du marteau, — en bas, par le ligament externe du manteau.
La poche moyenne (poche de Prussak) est comprise entre la membrane flaccide en dehors, le col du marteau en
Fig. 712.
Muscles et nerfs de l’oreille moyenne (côté gauche). (Arnold.)
Les poches inférieures sont au nombre de deux, antérieure et postérieure, séparées par le manche du marteau et comprises entre les replis tympano-malléolaires et le tympan.
Toutes ces poches communiquent plus ou moins entre elles.
APPAREIL AUDITIF
Vaisseaux et nerfs. — Les artères de la muqueuse sont fournies par la tympanique et la stylo- mastoïdienne (carotide externe), et acces-
EX CuyiFi^
Fig. 713. — Paroi externe de la caisse. Ligaments du marteau et de l’enclume
(côté gauche).
A et B, les deux compartiments de la poche sus-tympanique. — K, lig. supérieur du marteau. — D, poche postérieure de l'enclume. — E, branche verticale de l’enclume. — F, tendon du muscle du marteau. — G, aqueduc de Fallope.
soirement par la carotide interne, la pharyngienne inférieure et la méningée moyenne.
Les veines vont au plexus pharyngien , à la jugulaire interne , au plexus carotidien.
Les lymphatiques sont peu connus.
Les nerfs sensitifs viennent du nerf de Jacobson (glosso-pharyn-
gien).
Les nerfs moteurs viennent du trijumeau, pour le muscle du marteau; du facial, pour le muscle de l’étrier.