‹ Abrégé d'anatomie (volume 2)Chapitre 47 sur 233 · JOUES · texte numérisé non relu

JOUES

Préparation. — Disséquer la peau. Reconnaître le canal de Sténon, la boule de Bichat ; préparer la face externe du buccinateur avec son plexus nerveux.

Définition. — La joue est une paroi molle qui ferme latéralement la cavité buccale. Cette définition restreint la joue à la partie de la face qui répond au muscle buccinateur et qui est revêtue en dedans par la muqueuse buccale, c’est la joue proprement dite, ou partie buccale de la joue pour ceux qui comprennent sous ce nom toute la région latérale de la face jusqu’à la région parotidienne. Elle a les mêmes fonctions que les lèvres. Ses limites extérieures sont indistinctes et conventiomnelles; mais intérieurement elles sont nettement indiquées par la réflexion de la muqueuse sur les gencives.

Elle a une forme quadrilatère avec quatre bords : supérieur, inférieur, antérieur et postérieur. Sa surface est convexe; elle se creuse dans l’amaigrissement et la chute des dents. Elle a deux faces : une face externe, cutanée; une face interne, muqueuse.

Structure. — Dans la structure de la joue rentrent : la peau, une couche adipeuse, une couche musculaire et une muqueuse.

La peau , fine, colorée, est recouverte plus ou moins de poils chez l’homme adulte.

La couche adipeuse se présente sous deux formes (fig. 760) :

1° Le tissu adipeux de la joue, masse diffuse, très épaisse à la partie postérieure, à laquelle la joue doit sa rondeur et que traversent l’artère et la v. faciales et des fibres musculaires, notamment le grand zygomatique; — 2° la houle graisseuse de Bichat , organe ovoïde, bien circonscrit par une capsule fibreuse, facilement énucléable, de consistance ferme, qui s’interpose entre le buccinateur et le masséter, sur lequel il se prolonge. Elle est traversée par le canal de Sténon. Son plein développement et sa forme typique correspondent à la première enfance. Placée dans un carrefour musculaire, elle sert d’organe de remplissage et de glissement dans les mouvements de la mastication.

La couche musculaire est constituée par le muscle buccinateur, véritable charpente de la joue. Ce muscle est revêtu sur sa face externe par Y aponévrose buccinatrice ou buccale , et porte sur cette même face un plexus nerveux et des vaisseaux. Le canal de Sténon le perfore.

La muqueuse lisse et gris rosé, adhère intimement à la face interne du buccinateur et ne se laisse pas plisser. Elle s’applique sur les

APPAREIL DIGESTIF

arcades dentaires dont elle prend l’empreinte. Elle présente vers le collet de la lre grosse molaire supérieure l’étroit orifice du canal de Sténon, assez difficile à voir. Ce canal est accompagné d’un groupe de petites glandes salivaires, les glandes molaires , situées dans l’interstice du muscle ou même en dehors de lui. Ce sont les seules glandes de la joue.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères viennent de la buccale , branche de la maxillaire interne, et de la transverse de la face , branche de la temporale. On connaît le riche réseau capillaire des joues et sa facile vaso-dilatation. — Les veines sont tributaires de la veine faciale. — Les lymphatiques se rendent aux ganglions parotidiens, aux ganglions sous-maxillaires, et à de petits ganglions qu’on rencontre chez les deux tiers des sujets à la face externe du buccinateur, ganglions géniens ou faciaux (fig. 498). — Le nerf moteur du bucciînateur provient du facial. Les nerfs sensitifs, issus du trijumeau, sont des filets du nerf buccal, branche du maxillaire inférieur, et accessoirement du sousorbitaire, par conséquent du maxillaire supérieur.

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