‹ Abrégé d'anatomie (volume 2)Chapitre 48 sur 233 · GENCIVES · texte numérisé non relu

GENCIVES

En arrière des lèvres et des joues, et formant comme une seconde paroi de la bouche, se trouvent les arcades al véolo -dentaires, supérieure et inférieure. Celles-ci ont pour squelette le bord alvéolaire des os maxillaires, tapissé par les gencives et prolongé par les dents qui y sont implantées. Les dents seront décrites à part comme annexes de la cavité buccale.

La gencive est une muqueuse dense qui recouvre le bord alvéolaire des maxillaires. Elle revêt leur face postérieure qui appartient à la cavité buccale proprement dite, et s’y continue avec la muqueuse palatine ou avec celle du plancher buccal ; et leur face antérieure, dans le vestibule de la bouche, où elle se réunit à la muqueuse des lèvres et des joues. Elle se poursuit d’une face à l’autre dans les espaces interdentaires. Autour de la dent, elle forme une sertissure, Vanneau gingival, sorte de bourrelet haut de 2 à 3 millimètres, dans lequel s’enchâsse jusqu’au collet la partie de la racine des dents qui déborde la base de l’alvéole; elle contribue à maintenir les dents en place. Dans l’alvéole même, elle se continue avec le ligament dentaire ou périoste alvéolo-dentaire, qui a une structure différente.

La muqueuse gingivale a une coloration rosée ou blanchâtre, eu rapport avec l’état général du sang, une grande épaisseur et une forte densité, surtout au niveau de l’anneau dentaire, où elle semble

BOUCHE

cartilagineuse. Elle adhère intimement au périoste du bord alvéolaire et forme avec lui une fîbro-muqueuse. Elle est remarquable encore par ses grandes papilles vasculaires, son peu de sensibilité et l’absence de glandes.

Vaisseaux et nerfs. — Les artères des gencives proviennent d’une arcade artérielle gingivale , appliquée contre l’os, à un demi-centimètre du bord libre, et qui est elle-même alimentée par les artères alvéolaires, sous-orbitaire, dentaire inférieure, de la maxillaire interne. — Les veines ont un trajet semblable. — Les lymphatiques , très serrés et nombreux, se rendent à un gros tronc collecteur horizontal, analogue à l’arcade artérielle, qui lui-même aboutit aux ganglions sous-maxillaires postérieurs. — Les nerfs viennent des dentaires supérieur et inférieur, branches du trijumeau.

Vestibule de la bouche. — Entre les lèvres et les joues, d’une part, les arcades alvéolo-dentaires, d’autre part, est une cavité, vestibule de la bouche , dont on se rendra bien compte en y promenant les doigts, la bouche étant fermée. Ce vestibule sert à l’exploration des aliments et à une gustation préliminaire.

Il a une forme courbe et parabolique, d’une hauteur de 5 centimètres. Ses deux parois sont : l’une antérieure et aussi externe, formée par les lèvres et la joue; l’autre postérieure, par les arcades alvéolaires avec les gencives et les dents. Un sillon supérieur et un sillon inférieur marquent la jonction des deux parois. Parfois des plis latéraux traversent le sillon inférieur, divisant la cavité en loges, dont les postérieures rappellent les poches buccales ou abatjouesde certains animaux. La bouche étant fermée, le vestibule communique avec la cavité buccale par un orifice postérieur , situé entre la dernière molaire et le bord antérieur de la branche du maxillaire; cet orifice est assez grand pour laisser passer une sonde œsophagienne et permettre d’alimenter le malade dans le cas d’occlusion de la bouche.

Dans le vestibule se déverse la salive des glandes labiales et celle de la glande parotide.

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