INTRODUCTION
Sur l’embryon humain de 3 millimètres (18 jours environ), on voit sè former, sur la paroi ventrale de l’intestin céphalique, une gouttière verticale, dont la partie supérieure commence immédiatement au-dessous du quatrième arc branchial. Au stade de 4 millimètres, cette gouttière pousse, au niveau de sa partie inférieure, un bourgeon arrondi qui se divise presque immédiatement en deux bourgeons secondaires ; ces bourgeons constituent les premiers rudiments des deux poumons; la gouttière dont ils émanent est l’ébauche du larynx et de la trachée.
Poumons. — Les deux bourgeons pulmonaires, d’abord placés dans l’épaisseur du mésentère ventral, font bientôt saillie sur les parties latérales de celui-ci, dans la cavité pleuro-péritonéale encore indivise. Chacun d’eux donne d’abord naissance aux bronches primaires, au nombre de trois pour le poumon droit, de deux pour le poumon gauche. Ces bronches se divisent à leur tour et ainsi se forme, par une série de divisions successives, la totalité de l’arbre bronchique. Les alvéoles pulmonaires n'apparaissent qu’à partir du 6e mois de la vie fœtale. Elles sont tapissées par un épithélium cubique qui ne prend le caractère endothélial qu’au moment de la naissance, après les premières inspirations.
La portion du cœlome interne qui loge les poumons s’isole successivement du péritoine par suite de la formation du septum transversum , première ébauche du diaphragme, puis du péricarde, à la suite de l’apparition des replis pleur o-péHcar cliques. Ainsi se forment les deux cavités pleurales qui entourent les deux poumons.
Larynx et trachée. — A partir du stade de 8 millimètres (25 jours) la gouttière respiratoire se sépare de l’intestin par rapprochement et soudure des replis qui l’ont isolée de celui-ci. Au niveau de la partie supérieure cependant, la communication primitive persiste sur une certaine étendue pour former l’orifice supérieur du larynx.
Le tube épithélial, pédicule des deux poumons, ne tarde pas à se différencier pour former d’une part, le larynx, d’autre part, la trachée.
La portion laryngée des voies aériennes s’entoure de pièces cartilagineuses dans le milieu du deuxième mois. On a considéré ces cartilages du larynx comme des reliquats du squelette branchial. Mais cette manière de voir est absolument arbitraire, car ces pièces cartilagineuses n’apparaissent que lorsque l’appareil branchial a subi une régression pour ainsi dire complète. Vers la même époque, la partie moyenne delà lumière du larynx se rétrécit par rapprochement de ses parois latérales. Ce rétrécissement, qui va même jusqu’à l’occlusion à peu près
APPAREIL RESPIRATOIRE
totale, répond à la glotte, qui ne recouvre sa perméabilité qu’au courant du troisième mois. — Les cartilages de la trachée se dessinent dès la fin du deuxième mois.