ÉCORCE CÉRÉBRALE
L écorce cérébrale est une couche de substance grise, épaisse de 2 à 3 millimètres qui recouvre toutes les circonvolutions et leurs sillons. Sur la coupe elle se montre rayée de blanc et de gris; les stries blanches répondent à des plexus de fibres nerveuses. Les cellules nerveuses sont réparties sur quatre couches qui sont, en allant de la surface à la profondeur : 1° la couche moléculaire ou plexi forme qui doit son premier nom a 1 aspect finement granuleux de sa substance fondamentale, et le second a un riche plexus de fibres tangentielles, où aboutissent les prolongements d'un grand nombre de cellules nerveuses sous-jacentes; — 2° la couche des petites cellules pyramidales', — 3° les grandes cellules pyramidales ; — 4° les cellules polymorphes , éléments de forme variée, parmi lesquels domine le type fusiforme.
La cellule pyramidale, grande ou petite, étant l’élément caractéristique et fondamental, sera seule décrite ici.
La cellule pyramidale ou pyramide, ou encore cellule psychique , a en effet la forme d’une pyramide, dont le sommet regarde la surface corticale. Son corps est de taille variée; il en est de très volumineuses, qu on nomme les cellules géantes de Betz. Elle émet de nombreux prolongements protoplasmiques ou dendrites dont les petits rameaux sont hérissés d épines, et un prolongement nerveux ou axone. — Les prolongements protoplasmiques comprennent une tige ascendante qui du sommet de la pyramide monte vers la surface en émettant des expansions latérales, et s’y épanouit en un panache de ramifications; et des dendrites basilaires qui émanent du corps même de la cellule. —
STKUCTl UE DES GEMMES .NEUN EUX.
I /axone soi't de la base de la cellule et descend dans le centre ovale. En
traversant les couches inférieures de l'écorce, il émet 6 à 10 collatérales.
l‘l . d'Exnct
’ Strie île B relit.
< Strie de Baill.
Fibres rad.
- Strie int.
' Fibres prof.
Subsl. ht.
Fig. î>o4. — Ecorce cérébrale.
Division en 4 couches. Dans la couche 1, cellules polygonales el cellules de Cajal, dont les expansions ne sortent pas de la zone. — Dans les couches 2 et 3, petites et grandes cellules pyramidales. — Dans la couche 4, cellules polymorphes.
On voit à gauche, une fibre centripète, ascendante. A droite, sont représentés les plexus de fibres au milieu desquels sont placées les cellules nerveuses. -
On a pu supposer que la cellule pyramidale, et la cellule nerveuse en général, était contractile et qu’en étendant ou en rétractant ses dendrites par une sorte d 'etm ceboïsm e, elle établissait ou interrompait ses contacts avec les arborisations des autres cellules qui lui sont conjuguées. Par la cessation du contact on expliquait le sommeil et certaines paralysies.
Mais la motilité des cellules nerveuses est de plus en plus improbable, et comme d'autre part on a reconnu que les boutons terminaux des arborisations péri cellulaires sont solidement fixés à la membrane d'enveloppe de la cellule et de ses prolonge-
ments. l'articulation de deux neurones ne peut se disjoindre; les hvpothèses édifiées sur l’amœboïsme manquent donc de base anatomique.
Le rôle de ces éléments varie sans doute suivant les régions de l’écorce cérébrale. La motricité, la perception sensitive ou sensorielle consciente et toutes les hautes fonctions cérébrales, mémoire, idéation.
STIîl CTI lli: DU ULRYUAU.