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C. rail

Les hémisphères contiennent trois commissures : le corps calleux, la commissure blanche antérieure et la lyre du trigone. Ces deux dernières sont affectées presque exclusivement aux centres olfactifs ou rhinencéphale. Quanta la commissure blanche postérieure et à la commissure grise, elles appartiennent aux couches optiques.

1° Corps calleux. — Le corps calleux est la grande commissure inter-hémisphérique. Ses fibres prennent naissance dans les petites

pyramides et les cellules polymorphes de l’écorce, un certain nombre cependant sont de simples collatérales des fibres de projection; elles traversent le centre ovale et aboutissent à des points symétriques ou asymétriques de l’hémisphère opposé. La Fig. 5oG. — Disposition des fibres du corps calleux . , . 1

et de la commissure antérieure (Cajal). tota,lte du cerveau,

Coupe transversale schématique du cerveau. On voit que les libres Ici hiuencéphaleex calleuses peuvent être simplement la collatérale d’une libre de projec- cepté, est COmmiStion. Remarquer aussi la richesse de leurs propres collatérales et les >r ,

connexions variées qu’elles établissent. SUl'C pal le COI ps

calleux depuis le

pôle occipital jusqu’au pôle temporal. Ces fibres n’ont pas de centre spécial ; leur origine est disséminée sur toute la corticalité.

Le corps calleux n'existe que chez les mammifères; chez les autres vertébrés, il est remplacé par la commissure blanche antérieure. On connaît des cas chez l'homme où son absence congénitale ne s'esf révélée par aucun symptôme.

Comm .

ant.

STRUCTURE DU CERVEAU

2U Commissure blanche antérieure. — Cette commissure de la base, commissure primordiale du cerveau, car elle existe chez tous les vertébrés, naît des parties similaires des centres ollactils. On lui distingue deux parties : une partie olfactive et une partie temporale.

La partie olfactive ou bulbaire, très petite chez l’homme, est formée de libres arquées à concavité antérieure qui relient les deux bulbes olfactifs et le trigone olfactif. C’est une commissure interbulbaire. La partie moyenne seule passe parla commissure antérieure. — La partie temporale ou hémisphérique est arquée à concavité postérieure ; elle constitue presque entièrement la commissure blanche de 1 anatomie macroscopique. Elle réunit les deux lobules de l’hippocampe, ainsi que les noyaux amygdaliens. C’est elle qui remplace ou supplée le corps calleux.

3° Commissure de la lyre. — Nous avons déjà dit (p. 836) que les fibres transversales de la lyre du trigone s’étendaient d’une corne d’Ammon à l’autre. C’est une commissure inter-ammonienne.

B. Système d association.

Le système d'association est constitué par des fibres qui unissent entre elles les circonvolutions d’un même hémisphère.

Ces fibres naissent des cellules pyramidales moyennes ou petites et des cellules polymorphes, et se terminent d’autre part dans l’écorce de régions plus ou moins éloignées. Leurs cellules d’origine sont, les unes disséminées dans les points les plus variés de la surface corticale, les autres réunies en groupes ou régions qui constituent les centres d'association.

A. Centres d'association. — L’écorce cérébrale n’est pas une surface homogène dans sa structure ni dans ses fonctions. Elechsig (1894) l’a divisée en deux territoires : celui des centres sensoriels et celui des centres d’association. Les centres sensoriels sont les origines ou les aboutissants des fibres de projection des organes des sens, avec lesquelles nous les décrirons. Les centres d' association étendus dans les divers lobes occupent les deux tiers de l’écorce ; cet immense développement est caractéristique du cerveau humain. Ils ne sont pas entièrement dépourvus de fibres de projection; mais celles-ci, peu abondantes, les mettent seulement en relation avec les couches optiques, et non avec le monde extérieur. En revanche, groupés autour des centres sensoriels, ils leur sont unis par de nombreuses fibres d’association. Leur fonction est d’emmagasiner les impressions que leur transmettent ces centres et de réagir sur eux pour les régler et les commander. La réflexion, l’imagination, la volonté, le langage, toutes les hautes fonc-

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lions de la vie intellectuelle et morale leur sont réservées et les distinguent des centres sensoriels, affectés a l’activité cérébrale élémentaire. Les vastes circonvolutions frontales représentent la partie la plus noble de ces centres supérieurs.

Il y a donc dans le cerveau une dualité anatomiqueet phvsiologique, une division du travail.

Topographie des centres d’association. — Cette large surface corticale d association comprend sans doute des régions communes aux diverses formes de l’activité cérébrale, et d’autres où sont localisées certaines lacultés. Parmi ces dernières se rangent les centres du langage, propres a 1 homme, les seuls dont on ait pu déterminer la topographie. Ils sont unilatéraux, et siègent à gauche chez les droitiers, adroite chez les gauchers. On en compte trois: le centre de la parole, celui de l’audition verbale et celui de la vision verbale (fig. 558). Quant au centre de 1 écriture, dont la destruction produirait l'agraphie, et qu’on a localisé dans le pied de la deuxième frontale, il est très problématique.

Le centre de la parole ou centre de Broca, cen tre du langage articulé, occupe le pied de la troisième frontale gauche, immédiatement en avant du centre des muscles phonateurs qu’il met en jeu. Sa destruction produit V aphasie motrice-, la bouche n’est pas paralysée, mais ne sait plus articuler des mots.

Le centre de V audition verbale , par lequel nous comprenons le sens des mots parlés, est situé dans la partie postérieure de la première circonvolution temporale, en arrière du siège de l’audition simple. Sa destruction provoque la surdité verbale , le malade ne comprend plus ce qu’on lui dit.

Le centre de la vision verbale , qui nous permet de saisir le sens de ce qui est écrit ou imprimé, siège dans le pli courbe (lobule postérieur ou angulaire) de la pariétale inférieure. Sa disparition entraîne la cécité verbale ; le sujet ne comprend plus le sens de ce qu'il lit.

La réunion de ces trois sens constitue la sphère du langage.

Telle est la doctrine classique. Elle n’est pas inébranlable. Hécemment P. Marie (Semaine médicale, mai 1906, et articles ultérieurs), se basant sur de nombreuses observations avec autopsie, est arrivé à cette conclusion : 1° la troisième frontale, y compris le pied, n’appartient pas à la sphère du langage; le centre de Broca n’existe pas; 2" le centre du langage est localisé dans le territoire de Wernicke, lequel comprend le lobule du pli courbe, le pli courbe et le pied des deux premières circonvolutions temporales. Sa destruction produit l'aphasie sensorielle globale, sans qu’on puisse différencier des centres d'audition ou de vision verbale. Quant à la dvsarthrie ou difficulté d articulation.

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