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STHUCTÜHE DU CED VU AU

qui peut compliquer l’aphasie sensorielle et qui apparaît dans le type de l’aphasie motrice de Broca, elle est due à des lésions du noyau lenticulaire ou de son voisinage.

La question de l’aphasie s’ouvre donc à nouveau, et avec elle celle de la signification anatomique de la troisième circonvolution frontale:

B. Fibres d’association. — Les fibres d’association se rangent en six groupes: les fibres arquées, le faisceau longitudinal supérieur, le faisceau longitudinal inférieur, le faisceau unciforine, le faisceau de l’ourlet et le faisceau occipito-frontal. Il existe en outre dans le lobe frontal et dans le lobe occipital d’autres faisceaux locaux moins importants, et de nombreuses fibres disséminés dans tous les points de l’écorce.

1° Fibres arquées. — Les fibres arquées, fibres arciformes ou en L.

Cingulurn F. I. sup.

contournent les sillons immédiatement au-dessous de la substance grise et réunissent les circonvolutions adjacentes.

2U Faisceau longitudinal supérieur ou faisceau arqué. — 11 occupe la face externe de l’hémisphère et s’étend des circonvolutions temporales aux circonvolutions rolandiques et à la troisième frontale.

3° Faisceau longitudinal inférieur. — Situé sur le bord externe et inférieur de l’hémisphère, il va du pôle occipital au pôle temporal.

4° Faisceau unci forme. — Ce faisceau qui unit le lobe temporal au lobe frontal passe par la capsule extrême, entre l’avant-mur etl’insula, et contourne en crochet la scissure de Sylvius.

5° Faisceau de l'ourlet ou cingulurn. — Le cingulurn (ceinture) est propre à la face interne de l’hémisphère, dont il associe les diverses circonvolutions. 11 s’étend du pôle temporal à l’espace perforé antérieur

STRUCTURE DES CENTRES NERVEUX

en contournant le corps calleux. On le trouve clans l’épaisseur delà circonvolution du corps calleux.

6° Faisceau occipito- frontal. — Parcourant toute la longueur de l’hémisphère, ses fibres suivent l’angle externe du ventricule latéral.

G. Système de projection.

C’est le cerveau qui a servi de type pour la systématisation des libres dans les centres nerveux Meynert (1872) considéra l’écorce cérébrale comme une sphère creuse dont la face interne reçoit les images des sens et par elles celles du monde extérieur. Cette écorce est une surface de projection, comme le verre dépoli d’une chambre photographique. Lés fibres centripètes qui s’étendent des organes sensoriels à la surface cérébrale impressionnée sont par excellence les lignes ou les fibres de projection. A ce premier système, Meynert, par une assimilation forcée, en ajouta un second, celui des fibres motrices, fibres centrifuges qui réfléchissent sur le système musculaire et y projettent en sens inverse les impressions éveillées dans les centres corticaux.

On appelle aujourd’hui fibres de projection cérébrales toutes les fibres centripètes ou centrifuges qui relient l’écorce cérébrale, ou son dérivé le corps strié, aux autres centres nerveux, couche optique, bulbe, moelle. Une de leurs extrémités appartient à l’écorce, l'autre est en dehors du télencéphale. Dans le centre ovale, elles constituent la couronne rayonnante. Ces fibres naissent des centres sensoriels et en petite partie (fibres thalamiques) des centres d’association.

A. Centres sensoriels. — Les centres sensoriels sont ceux des cinq sens. Le centre tactile, sensitivo-moteur, occupe les circonvolutions rolandiques ; le centre visuel, le lobe occipital ; les centres auditif, gustatif et olfactif le lobe temporal. Us existent chez tous les animaux ; chez l’homme leurs surfaces réunies ne représente que le tiers de la surface totale du cerveau. Anatomiquement ils sont caractérisés par la prédominance considérable des fibres de projection sur les fibres d’association et par la présence d’un riche plexus sensitif que forment dans leur écorce les nombreuses fibres sensorielles qui y aboutissent. Physiologiquement, ils sont sans doute le siège de la perception simple avec réaction motrice élémentaire, telles qu’on les observe chez le tout petit enfant.

Topographie des centres sensoriels. — Le centre visuel occupe les deux circonvolutions de la face interne du lobe occipital, le cuneus et le lobule lingual, 0fi et 0r>. Son point d’élection est la scissure calcarine. — Le centre auditif, moins bien déterminé, est situé probablement dans la partie moyenne de la circonvolution temporale supérieure, T1. — Le

STRUCTURE DU CERVEAU

rentre olfactif est localisé à l’extrémité de la cinquième temporale T5

Membre inf.

Parole Bouche Phar. Larynx Centre auditif Audit, verbale

Fig. 558. — Centres moteurs et centres du langage.

Hémisphère gauche, face externe. — Les centres sensitivo-moteurs en rouge; le centre sensoriel d l’audition en bleu; les centres du langage en gris.

(lobule de rhippocampe et corne d’Ammon). — Le centre gustatif incertain est attribué à la même circonvolution, en arrière du centre olfactif. Le centre tactile , projection de la vaste surface du corps, occupe une

Lob. parac. (m. inf.)

Fig. 559. — Centres moteurs et centres sensoriels.

Hémisphère gauche, face interne. Les centres sensitivo-moteurs en rouge; les centres sensoriels, en bleu.

grande étendue, toute la zone rolandique. I] se confond avec les centres moteurs pour former la sphère sensitivo— motrice. Nous commencerons par l’étude des centres moteurs, mieux connus que les centres sensitifs.

Les centres moteurs corticaux sont ceux dont l’excitation produit des mouvements par l'intermédiaire des nerfs crâniens ou rachidiens. Ils sont les organes de la volonté mais ils peuvent aussi fonctionner d’une manière réflexe, notamment dans les mouvements instinctifs. La zone motrice comprend les deux circonvolutions rolandiques frontale et pariétale ascendantes dans leur totalité, et s’étend aussi sur le pied de la première et de la deuxième frontales, et sur celui de la pariétale supérieure. On y distingue trois territoires principaux, dont on se contente dans la pratique : celui des membres supérieurs, qui occupe Je quart supérieur des rolandiques et le lobule paracentral de la face interne ; celui des membres inférieurs, dans la partie moyenne de ces mêmes circonvolutions; celui de la tête, dans la partie inférieure (opercule rolandique). Le centre des muscles du tronc, mal déterminé, parait être intercalé entre ceux des membres. On voit par là que la projection musculaire du corps est renversée dans la zone motrice, et qu’elle représente le sujet la tète en bas, les pieds sur le bord supérieur de l’hémisphère.

Chaque territoire est lui-même divisé en centres distincts, suivant qu’il s’agit de mouvements plus ou moins spécialisés. II y a des centres pour certains groupes de muscles, ou même pour des muscles uniques, notament pour ceux du pouce, de l’œil, de la face. Plus les mouvements sont variés, plus leurs centres anatomiques sont distincts.

En vertu du croisement de leurs libres, les centres commandent aux muscles du coté opposé. Mais les muscles qui fonctionnent synergiquement des deux cotés à la fois ont un centre bilatéral ; si on excite lin seul centre, on produit des mouvements des deux côtés; ce résultat est dù vraisemblablement à ce que chacun d’eux communique avec les nerfs moteurs de la moelle ou du bulbe par deux espèces de fibres, les unes croisées, les plus nombreuses, et les autres directes, disposition qui rappelle celle du cbiasma optique. On conçoit que la destruction d’un de ces centres ne produit qu’une paralysie atténuée et transitoire, puisque l’autre centre peut suppléer celui qui fait défaut.

Parmi les muscles à centre bilatéral, il fautciter: les muscles de l’œil, le facial supérieur, les muscles masticateurs, ceux de la langue, du voile du palais, du pharynx, du larynx, les muscles respirateurs. Au fond il est probable que tous les muscles d’un même côté du corps possèdent un centre sur chaque hémisphère, et que le degré de synergie fonctionnelle des centres corticaux est proportionnelle à celui des organes moteurs.

STRUCTURE DU CERVEAU

Parmi les organes symétriques, ce sont les membres supérieurs et particulièrement les mains qui sont devenus les plus indépendantes l’une de l'autre, et dont par suite le centre cérébral manifeste le mieux son unilatéralité.

Les centres sensitifs, avec les divers modes de sensibilité tactile, thermique, douloureuse, musculaire, sont les mêmes que les centres moteurs. En réalité les centres corticaux sont sensitivo-moteurs. La même localisation s’observe dans la zone sensitive. La bilatéralité semble plus constante et plus régulière ; car les anesthésies dues à une lésion corticale unilatérale sont presque toujours légères et fugaces.

Enfin les centres sensitivo-moteurs doivent aussi contenir des fibres vaso-motrices, sécrétrices et autres; car on connaît les troubles circulatoires, glandulaires ou trophiques qui accompagnent un grand nombre d’impressions cérébrales.

B. Fibres de projection. — Les centres sensoriels sont reliés aux autres parties du névraxe par des fibres de projection, centripètes ou centrifuges, que l’on peut répartir en sept groupes. Nous avons fait remarquer qu’un certain nombre des libres de projection, particulièrement les fibres corlico-thalamiques, proviennent des centres d’association. Ces groupes sont les suivants :

1° Fibres thalamiques (radiations de la couche optique).

2° Fibres cérébelleuses.

3° Fibres olfactives.

4° Fibres gustatives.

5° Fibres optiques.

6U Fibres acoustiques.

7° Fibres sensitives et motrices (ruban de Reil, faisceau pyramidal et faisceau géniculé).

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