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V. de Galien

pour former les plexus choroïdes qui font saillie dans les ventricules latéraux.

La toile choroïdienne est formée de deux feuillets entre lesquels est située la veine de Galien avec ses deux branches d'origine.

Les plexus choroïdes latéraux sont des cordons vasculaires, frangés et ondulés, qui occupent les

ventricules latéraux. Dans la corne frontale de ces ventricules, ils commencent au trou de Monro où ils s’unissent aux petits plexus médians, et se dirigent en arrière, en recouvrant la couche optique. Dans cette partie, ils ne sont que le bord épaissi de la toile choroïdienne. Puis ils se réfléchissent pour descendre dans la corne temporale, qu’ils parcourent en s’appliquant sur la corne d’Ammon. Ils ne donnent pas de prolongements à la corne occipitale, mais présentent à son niveau un gros rendement noueux, le glomus, souvent infiltré de kystes (fîg. 539 et 540). Dans l’étage inférieur du ventricule, les plexus ne sont pas appendus à la toile choroïdienne, mais à la piemère de la base qui s’engage dans la partie antérieure de la fente de llichat.

Toile choroïdienne du 4° ventricule. — Cette toile est un repli de la pie-mère qui occupe la partie postérieure du 4e ventricule. Pour la former, la pie-mère s’invagine entre le bulbe et le cerveau, dans la

Fig. 377. — Toile choroïdienne du ventricule moyen.

Vue par sa face supérieure. Les plexus choroïdes en rouge. Le corps calleux et le trigone ont été enlevés. La toile recouvre les couches optiques et le ventricule moyen.

ENVELOPPES DES CENTRES NERVEUX OU MÉNINGES

fente cérébrale postérieure. Entre ses deux feuillets circule une artère cérébelleuse.

Sa forme est également triangulaire, mais la base est dirigée en avant, selon la forme que présente la partie postérieure du 4f‘ ventricule. On remarque sur sa face inférieure deux petits plexus choroïdes médians. Son sommet, qui répond au bec du calamus, est perforé et par cette perte de substance, qui est le trou de Magendie , la cavité du ventricule communique avec la cavité sous-arachnoïdienne. Sa base se renfle pour constituer les plexus choroïdes latéraux qui croisent en forme de T les plexus médians et se dirigent transversalement en dehors. Ils perforent la paroi ventriculaire en produisant le trou de Luschha et font saillie à l’extérieur comme une petite touffe vasculaire, près du lobule du pneumogastrique du cervelet (11g.- 579).

Répétons en terminant que la pie-mère ne pénètre nulle part dans les cavités cérébrales au sens strict du mot. Elle s’y invaginé, comme un organe dans une cavité séreuse. Elle pousse devant elle la mince couche épithéliale qui, dans certains points, constitue toute la paroi de ces cavités et s’en coiffe comme d’un feuillet viscéral.

Espace sous-arachnoïdien.

Entre l’arachnoïde et la pie-mère est la cavité ou mieux l'espace sous-arachnoïdien. Il ne faut pas, sous ce nom, se figurer un vide uniforme, mais une éponge imbibée de liquide, le liquide céphalo-rachidien. Tout cet espace est en effet occupé par le tissu sous-arachnoïdien, qu'on ne peut mieux comparer qu’au tissu cellulaire sous-cutané chez un sujet œdémateux.

L’espace sous-arachnoïdien de la moelle est très vaste et la moelle est plongée dans une sorte de bain (fig. 506 et 584). Il finit comme la duremère par un large cul-de-sac qu’on appelle l 'ampoule terminale et qui contient la queue de cheval ; c’est dans cette ampoule qu’on pratique la ponction lombaire pour retirer le liquide ou faire des injections. Les cloisons qui traversent cet espace sont peu nombreuses ; les principales sont les ligaments dentelés et la cloison médiane postérieure.

L’espace sous-arachnoïdien du cerveau est plus irrégulier. Très étroit sur les parties saillantes, il s’élargit dans les anfractuosités, où il est parcouru par les vaisseaux artériels et veineux. Dans certains points, comme les scissures des hémisphères, le sillon basilaire, il prend une forme allongée et constitue les canaux sous-arachnoïdiens. Dans d autres, il s’étale en forme de lacs et devient les confluents de Magendie ; on en distingue quatre :

STRUCTURE DES CENTRES NERVEUX

1" Le confluent antérieur , situé en avant du chiasma optique, entre Je cliiasma et le bec du corps calleux.

2° Le confluent inférieur ou central , qui s’étend du chiasma au bord antérieur de la protubérance. Ce vaste réservoir contient une partie de l’hexagone artériel ; il est traversé par la tige pituitaire et par le nerf moteur oculaire commun.

3° Le confluent supérieur, au-dessus des tubercules quadrijumeaux, a la jonction du bourrelet du corps calleux avec le cervelet. L'ara-

Can. soiisarach.

sp. calleux

Confl. sup.

Arachnoïde

Confl. poster.

Coati, ant.

Chiasma "

Confl. inf.

Canal basil

Espace pèri-médull.

Fig. 578. — Confluents sous-arachnoïdiens (Retzius).

Les confluents et les canaux sous-arachnoïdiens sont injectés en bleu. Coupe médiane antéro-postérieure.

chnoïde qui forme son couvercle est très épaisse. Il contient la veine de Galien.

4° Le confluent postérieur, placé entre le bulbe et le cervelet. C'est le plus vaste de tous. Son sommet, qui regarde en avant, est percé du trou de Magendie; sa base est cette partie de l’arachnoïde qui descend verticalement du cervelet sur le bulbe.

Au tissu sous-arachnoïdien se rattachent les granulations de Pacchiôni, qui sont des végétations de ce tissu.

Granulations de Pacchiôni. — Les granulations de Pacchiôni (1721) ou granulations méningées sont de petites saillies qui soulèvent par place l’arachnoïde cérébrale.

ENVELOPPES DES CENTRES NERVEUX OU MÉNINGES

Grosses ordinairement comme un grain de mil, et au plus comme un grain de blé, de couleur grisâtre, elles sont sessiles ou le plus souvent ovoïdes et pédiculées. Elles sont solitaires ou de préférence groupées en plaques d’un demi-centimètre de diamètre. Elles ne se rencontrent jamais sur la moelle ; sur le cerveau, elles occupent des points d’élection, le bord supérieur de l’hémisphère, principalement à sa partie moyenne, les régions qui répondent à la fosse frontale et à la fosse temporale, le voisinage de la veine de Galien, la grande circonférence du cervelet. Elles n’apparaissent que dans la seconde enfance, sont encore très rares dans la jeunesse et l’âge adulte, et ne prennent tout leur développement que chez les vieillards. Il y a d’ailleurs de grandes différences individuelles.

Leur origine est dans le tissu sous-arachnoïdien dont elles représentent une évagination polypeuse. Ce sont des boules spongieuses invasculaires imbibées de liquide céphalo-rachidien. Leur évolution passe par plusieurs phases. Elles sont d’abord de simples taches grisâtres; puis elles deviennent papillaires, végétantes ; dans une troisième phase elles pénètrent dans les lacunes de la dure-mère, dans le sinus supérieur, le sinus latéral, dans les lacs sanguins. Enfin dans un quatrième degré, émergeant hors de la dure-mère très amincie, elles érodent la face interne du crâne et peuvent même le perforer complètement. Tous les crânes séniles présentent sur la face interne de leur voûte des anfractuosités, des ulcérations, qui montrent tout à la fois l’action des granulations et leur siège d’élection.

La signification des granulations pacchioniennes est encore indécise. Autrefois on les considérait comme des productions pathologiques d’origine irritative, liées aux phénomènes de sénilité. Aujourd’hui on pense que ce sont des formations normales, qui servent à écouler le liquide sous-arachnoïdien dans les veines de la dure-mère.

Liquide céphalo-rachidien. — Le liquide céphalo-rachidien remplit le tissu spongieux de l’espace sous-arachnoïdien. C’est lui qui s’écoule quand on extrait le cerveau ; c’est lui aussi qui dans les fractures de la base du crâne s’échappe en quantité abondante par le nez ou l’oreille. Sa quantité totale est de 00 à 100 grammes ; elle atteint 200 cà 300 grammes chez le vieillard, en raison de la diminution du cerveau. C’est un liquide très limpide, incolore ou légèrement citrin, de réaction très faiblement alcaline, et ne coagulant pas par la chaleur.

Il a pour origine le plasma sanguin des vaisseaux de la pie-mère, plasma modifié au contact du tissu sous-arachnoïdien, et peut-être le liquide ventriculaire sécrété par les plexus choroïdes. On ignore comment il s’écoule; car la voie des granulations de Pacchioni est très restreinte et d’ailleurs incertaine. On sait seulement qu’il communique

STRUCTURE DES CENTRES NERVEUX

avec la lymphe qui baigne les nerfs périphériques, plus particulièrement avec les espaces lymphatiques sensoriels, labyrinthe, nerf optique, pituitaire olfactive, et que d’autre part des granulations colorées injectées dans l’espace sous-arachnoïdien du cerveau se retrouvent au bout, de quelques jours dans les ganglions lymphatiques du cou.

Sa fonction principale est de régulariser la circulation sanguine et par suite la tension intra-crânienne et intra-rachidienne. Le cerveau se dilate à chaque pulsation cardiaque ; la boite crânienne étant inextensible, les mouvements d’expansion des artères ne sont possibles que par l’évacuation d’une quantité correspondante de sang veineux. Le liquide céphalo-rachidien est le milieu élastique dans lequel s’opèrent ces mouvements simultanés et d’ordre inverse.

Malgré sa faible quantité, il est probable qu’il remplit aussi vis-à-vis des centres, et surtout vis-à-vis de la moelle, un rôle accessoire de coussinet protecteur.

Liquide intra-ventriculaire . — Les ventricules du cerveau et le canal

de l’épendyme qui forment un système communicant renferment une très petite quantité de liquide, semblable au liquide céphalo - rachi dien. Ce lluide est sécrété par les plexus choroïdes , organes vasculaires et épithéliaux.

Les cavités ventriculaires et l’espace sousarachnoïdien communiquent en trois points, par où le liquide céphalo - rachidien et le liquide

ventriculaire peuvent se mélanger. Ces trois points sont le trou de Magendie et les trous de Luschka.

Tcnsilles

Plex.chor.

méd.

T ravées ■ sousarach.

Plcx.

clior.

latér.

Trou de Magendie Bulbe

Fig. o79. — Trou de Magendie.

Le cervelet et le bulbe sont vus par leur face postérieure; l’arachnoïde du confluent postérieur a été excisée. On aperçoit de chaque côté les plexus choroïdes latéraux sortant par les trous de Luschka.

VAISSEAUX DES CENTRES NERVEUX

I œ trou de Magendie est un orifice percé dans la pie-mère au niveau du bec du calamus du 4° ventricule ; plus exactement, dans le feuillet inférieur du sommet delà toile choroïdiennequi s’enfonce dans ce ventricule. Il est constant, mais souvent remplacé par une partie fenôtrée. Par cet orifice, qui fait communiquer le 4e ventricule avec le confluent postérieur, sortent les plexus choroïdes médians.

Cette disposition n'est pas originelle, elle ne s’accomplit que dans le cours de la vie fœtale. Primitivement en effet le ventricule est complètement fermé, et c’est une véritable perte de substance, de cause atrophique, qui détermine la formation du trou.

Les trous de Luschka, symétriquement placés l’un à droite et l’autre à gauche, sont des orifices semi-lunaires situés sur la face inférieure du cervelet, derrière les racines des nerfs moteurs. Ils répondent à l’angle latéral du 4e ventricule. Par cet orifice sortent les plexus choroïdes latéraux de ce ventricule. Leur extrémité saillante à l’extérieur est ordinairement recouverte en partie par des débris de substance nerveuse, qui forment la ligulci antérieure et peuvent prendre l’aspect d’une corne d’ abondance.

Les trous de Luschka, comme ceux de Magendie, sont le résultat d’une perforation de la paroi du ventricule et de la pie-mère par la croissance progressive des plexus choroïdes.

VAISSEAUX DES CENTRES NERVEUX

Préparation. — Les vaisseaux des centres ne demandent aucune préparation spéciale; ils restent adhérents aux organes que l'on a extraits. 11 suffi t d’enlever avec une pince l’arachnoïde qui les recouvre, surtout pour l’hexagone qui est enfoui dans les confluents de la hase. Une injection noire ou bleue au suif tranchant sur le fond blanc du cerveau facilitera beaucoup l’observation.

Les artères spinales s’injectent très difficilement. On se contentera de les voir telles quelles, et on écartera le sillon médian antérieur pour apercevoir les échelons des artères centrales.

Les centres nerveux possèdent une riche circulation sanguine. Les capillaires sont beaucoup plus nombreux dans la substance grise, siège principal de l’activité physiologique, que dans la substance blanche. Les artères se distinguent par un caractère important : tandis qu’à la périphérie et dans l’épaisseur de la pie-mère, elles sont très largement anastomosées et forment comme un immense réservoir, elles deviennent au contraire indépendantes dès qu’elles ont pénétré dans la substance nerveuse. Chacune d’elles est un arbre, qui ne communique pas avec les arbres voisins. C’est ce qu’on exprime en disant: les artères nourri-

cières sont terminales.

On ne

connaît pas

de vaisseaux lymphatiques véritables. Le système

STRUCTURE DES CENTRES NERVEUX

I) nipha tique est représente par les gaines lymp) ialicjues périvasculaires ;

ce sont des manchons endothéliaux qui entourent les artères, les veines ( et les capillaires dans leur trajet

intra-cérébral ou intra-spinal et qui sont creusés dans l’adventice môme de ces vaisseaux. Le plasma et les globules des vaisseaux peuvent exsu-

Céréb.inf. . . T ,

, der dans ces cavités. Les gaines lymphatiques s’ouvrent au dehors dans Vert. l’espace sous-arachnoïdien.

Nous décrirons successivement la circulation de la moelle, celle du tronc cérébral et celle du cerveau.

Sp. ant.

Form.

insul.

Rad. ant.

(7' cerv.)

Fig. 580. — Artère spinale antérieure.

L!a. spinale antérieure est renforcée par les a. radiculaires antérieures qui lui arrivent des vertébrales et des intercostales.

de la pie-mère et fournissent

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