V. jug. int. V. vert
Fia. 613. — Rapports du pneumogastrique au niveau de l’orifice
supérieur du thorax.
la gouttière qui creuse la face endo-cranienne du tubercule occipital;
II. Portion intra-pariétale. - — Le nerf occupe la partie interne étroite du trou déchiré postérieur. On trouve en dedans de lui le glossopharyngien; en dehors, le spinal, qui le sépare delà veine jugulaire interne. Celle-ci reçoit à ce niveau le sinus pétreux inférieur, qui croise la face antérieure du pneumogastrique ;
III. Portion cervicale. — On peut la diviser en deux segments :
a) Bans /'espace stylo-vertébral ( espace latéro-pharyngicn postérieur), le pneumogastrique perd peu à peu ses rapports intimes avec les quatre autres nerfs placés comme lui dans cet espace : le glossopharyngien s’écarte de la dixième paire en se portant en avant et en bas; le spinal lui abandonne sa brandie interne et, passant en arrière de la jugulaire (ou en avant), se porte en dehors; le grand hypoglosse,
NERF 1\\ EUM 0 G A STRIQUE .
mF) r»
d’abord en dedans et en arrière de lui, le croise en arrière et vient contourner la carotide externe; le ganglion cervical supérieur du sympathique, en arrière, le sépare des muscles prévertébraux .
Dans cet espace le nerf possède encore des rapports vasculaires : la carotide interne et la veine jugulaire s’accolent en avant de lui.
b) Dans la région sterno-mastoïdienne, le pneumogastrique est placé dans l’angle formé par la carotide et la jugulaire accolées, et est contenu dans la même gaine celluleuse que ces deux vaisseaux. Au niveau de l'apophyse transverse de la sixième cervicale, l’artère thyroïdienne inférieure vien t croiser le nerf en arrière.
IV. Portion intra-thoracique. — Dans le thorax, le pneumogastrique occupe le médias tin postérieur :
a) Au niveau de V orifice supérieur du thorax , les rapports varient suivant le côté considéré. A droite , le pneumogastrique passe entre la veine sous-clavière qui est en avant et l’artère sous-clavière qui est en arrière. Il émet à ce niveau le nerf récurrent qui va former son anse sous l’artère. Il partage ses rapports avec le phrénique, qui descend en dehors et forme lui aussi une anse anastomotique sous-artérielle allant au ganglion cervical inférieur. En dedans, le sympathique vient former, par plusieurs filets, la partie préartérielle de l'anse de Vieussens. — A gauche , le pneumogastrique disparaît dans un quadrilatère formé en avant par la carotide interne, en arrière par l’artère sous-clavière gauche, en dedans par la trachée, et en dehors par la plèvre gauche. Le canal thoracique croise obliquement en dehors le nerf vague ;
b) Dans le médiastin , au-dessus de la bifurcation de la trachée, le
pneumogastrique droit descend sur le flanc droit de la trachée en arrière du tronc hrachio-céphalique et de la veine cave supérieure. Le pneumogastrique gauche croise la face antérieure et gauche de la crosse aortique; il émet le nerf récurrent gauche, qui s’enroule sous la crosse aortique ;
c) Au niveau de la bifurcation de la trachée, les deux vagues se dissocient en plexus, qui viennent s’appliquer sur la face postérieure des bronches correspondantes; en arrière ils répondent : à droite, à l’azygos, ii gauche, à l’aorte descendante. On trouve à ce niveau les ganglions prétrachéo-bronchiques droits et gauches ;
d) Au-dessous de la bifurcation de la trachée , les deux nerfs s’appliquent sur l’œsophage, le droit sur la face postérieure, le gauche, sur la face antérieure, enserrant cet organe dans un véritable réseau nerveux ;
V. Portion abdominale. — Le pneumogastrique gauche, antérieur à l’œsophage, resle antérieur à l’estomac, où il forme le plexus gastrique antérieur.
NUKFS CltANIENS.
Le pneumogastrique droit, est placé sur la face postérieure de l’estomac et séparé d’elle par l’arrière-cavité des épiploons. Il suit, en arrière de celle-ci, la face antérieure de l’aorte abdominale et aboutit à la corne interne du ganglion semi-lunaire droit. Avec le grand splanchnique, qui suspend la corne externe de ce ganglion, il forme 1' « anse mémorable de Wrisberg ».
Distribution. — Les branches se divisent d’après leur origine, en cervicales, thoraciques et abdominales.
Branches cervicales. — Au niveau du cou, le pneumogastrique fournit : un rameau méningé; le rameau sensitif du conduit auditif externe; des nerfs pharyngiens; les nerfs cardiaques cervicaux; le nerf laryngé supérieur, et enfin le nerf laryngé inférieur.
1. Rameau méningé. — Né du ganglion jugulaire, il entre dans le crâne par le trou déchiré postérieur et se distribue à la dure-mère cérébelleuse.
2. Rameau sensitif du conduit auditif externe (Voir facial, p. 944). — Il se détache au-dessous du ganglion jugulaire, pénètre par un eanalicule jusqu'au conduit stylo-mastoïdien, et sort par le trou de même nom avec le facial. Il contourne le bord antérieur de la mastoïde, et, perforant le cartilage du pavillon, il se termine dans la peau de la conque et de la moitié postérieure du conduit auditif externe.
3. Rameaux pharyngiens. — Les nerfs pharyngiens supérieur et inférieur naissent du ganglion plexiforme et se portent vers le pharynx où ils s’anastomosent avec les rameaux du glosso-pharyngien et du sympathique : ainsi se constitue le plexus pharyngien, qui assure l’innervation motrice, sensitive et vaso-motrice du pharynx.
4. Nerfs cardiaques cervicaux ou supérieurs. — Au nombre de un à trois, ils descendent devant les carotides primitives, et croisent la face antérieure ou gauche de la crosse aortique. Ils aboutissent au plexus cardiaque, où ils s’anastomosent avec les autres nerfs cardiaques du pneumogastrique et au sympathique ’.
5. Nerf laryngé supérieur. — Il se détache du pôle inférieur du ganglion plexiforme et s’accole au pharynx. Au-dessus de la grande corne de l’os hyoïde, il se divise en deux branches terminales. Mais, dans son trajet, il a déjà reçu de fines anastomoses du plexus pharyngien et du ganglion cervical supérieur et émis un filet descendant destiné à la glande intercarotidienne.
1. Nerf de Cyon (N. depressor B N A). Nerf sensible du cœur, décrit chez le lapin par Ludwig et Cyon, il aurait été retrouvé chez l'homme par Viti. La majorité des auteurs pensent qu'il est représenté par un des nerfs cardiaques cervicaux du pneumogastrique.
NERF PNEUMOGASTRIQUE.
Branches terminales. — a). La branche inférieure, ou nerf laryngé externe , descend verticalement le long de l’insertion thyroïdienne du constricteur inférieur du pharynx, jusqu au crico-thyroïdien auquel elle abandonne quelques filets. Elle perfore ensuite la membrane cricothyroïdienne et se termine dans la muqueuse de la portion sousglottique du larynx. Dans son trajet, anastomosée au plexus pharyngien, elle a fourni des filets au corps thyroïde et au constricteur inférieur du pharynx;
h) La branche supérieure, accolée d’abord au constricteur moyen,
Facial -- Spinal..-.
2* cervic. .. ..
G. cervic. svp
N. stem, mast Br. cervic. Iransv
.V. grand pcct
a cervic. — Br. sus-clavic
Br.sus-
acrom.
A. thyr. sup.
Br. desc. hypogl.
Br. desc. int. plex. cerv.
5e cervic.
N. phren .
- An. phrén. et n. sous-clav.
Gloss, pharyn Lingual
Dent. inf.
- Gr. hypogl.
.4. linguale.
Fig. 014. — Nerfs cardiaques, d’après llirschfeld.
perfore ensuite la membrane thyro-hyoïdienne avec l’artère laryngée supérieure. Parvenue dans le larynx, elle se divise : en rameaux supérieurs pour la muqueuse de l’épiglotte et de la base de la langue, et en rameaux inférieurs, les uns laryngés pour la muqueuse sus-glottique, et les autres pharyngés pour la muqueuse qui recouvre la face pharyngée des cartilages aryténoïdes et cricoïde.
Un de ces filets anastomosé avec un rameau du récurrent forme l’anse anastomotique de Galien.
NERFS CRANIENS.
0. Nerf laryngé inférieur. — C’est le nerf récurrent qui naît à droite à la base du cou ; à gauche, dans le thorax.
Rapports. — On peut lui considérer deux portions, inférieure et supérieure :
et) Portion inférieure. — Elle porte le nom d’anse du récurrent.
A droite, cette portion répond à la face inférieure de la sous-clavière, que contournent plus en dehors l’anse de Vieussens et le rameau anastomotique du phrénique. La convexité de l’anse repose sur le dôme pleural.
A gauche, le nerf récurrent passe sous la crosse aortique, dans le
sommet d’un angle formé par la crosse et le ligament artériel. Il croise la face supérieure des veines pulmonaires et delà bronche gauche, et se met en rapport avec les ganglions prétrachéo - bronchiques gauches. Puis le nerf se relève et devient cervical ;
b) Portion supérieure.
— Les deux récurrents, accompagnés par des ganglions lymphatiques, longent alors l’œsophage et la trachée : le droit répond au bord droit de l'œso-
Fig. 015. — Rapports du récurrent et de l’artère P^iaoe ’ gauche est un thyroïdienne inférieure. peu antérieur à cet organe.
Tous deux frôlent le pôle inférieur des lobes du corps thyroïde et affectent des rapports variables avec l’épanouissement de l’artère thyroïdienne inférieure. Plus haut, les deux nerfs doublent le bord inférieur du constricteur inférieur et s’engagent au-dessous de lui, pour arriver dans la gouttière que forme le cartilage thyroïde avec le tube laryngé. Ils s’épanouissent là en rameaux terminaux.
Distribution. — [. Rameaux collatéraux. — Le nerf récurrent fournit : 1° Des rameaux cardiaques (nerfs cardiaques moyens). A droite, ils descendent en avant de la trachée, en arrière du tronc brachio-céphalique et de la crosse aortique, et se terminent dans la partie profonde du plexus cardiaque. A gauche, ils sont courts et aboutissent à la partie superficielle du plexus;
S terno. thyr.
A . thyr. sup.
Constrict. inf.
Corps thyr.
Disque interv.
A. thyr. inf.
A. carot. prim.
Réeurr.
R. œsopliag.