L. sup
Carré pronat.
Gr. palm.
Opposant -
Fig. 633. — Nerf médian et Nerf cubital (d’après Hirschfeld).
Pour la partie brachiale de ces nerfs, voir fig. 631. — L’anastomose du médian et du cubital dans la paume de la main a été sectionnée.
cubital ; c’est là seulement qu’il est médian. Au niveau de la partie inférieure de l’avant-bras, le fléchisseur superficiel divisé en tendonsnerecouvre qu’imparfaitement le nerf qui s’aperçoit, à travers l’aponévrose, entre, le tendon du grand palmaire en dehors et le tendon du fléchisseur de l’index en dedans. A ce moment, le nerf médian répond en arrière au carré pronateur.
cl) Au poignet. Le médian s’insinue sous le ligament annulaire du carpe, puis dans le canal radio-carpien.
Il est aplati et glisse, superficiellement placé, entre la paroi antérieure épaissie de la gaine synoviale des fléchisseurs et la lame fibreuse qui la recouvre, retenu à droite et à gauche par de petites la mes conjonctives.
Branches collatérales. — Le dian ne fournit liras qu’un destiné à la partie antérieure et interne de l’articulation du coude qu’il atteint en passant à travers le
meau
rameau
NERF MEDIAN.
rf
brachial antérieur, et son rameau anastomotique, d’ailleurs inconstant avec le musculo-cutané.
Les principales branches de ce nerf naissent au niveau du pli du coude ou à l’avant-bras. La plupart sont motrices; elles se distribuent à tous les muscles de la face antérieure de l’avant-bras, à l’exception du cubital antérieur et des deux chefs internes du fléchisseur profond (nerf de la flexion et de la pronation).
Au moment où le nerf médian va s’engager entre les deux faisceaux du rond pronateur, il abandonne pour le faisceau épitrochléen de ce muscle un filet isolé et très court ; clestle nerf supérieur du rond pronateur.
Devenu profond, le médian fournit, sur une courte distance, un grand nombre de rameaux qui forment un chevelu très long et assez, épais :
1° Les uns se dirigent en avant et en bas, et sont destinés aux muscles de la couche superficielle : rond pronateur, petit palmaire, grand palmaire, fléchisseur superficiel.
2° Les autres se portent en bas et en arrière et se distribuent au fléchisseur propre du pouce et aux deux chefs externes du fléchisseur commun profond.
L’un de ces filets profonds mérite une description spéciale, c’est le nerf inter osseux antérieur ou rameau du carré pronateur. Il est plus volumineux et parcourt un trajet particulier. Il kse place à côté de l’artère interosseuse antérieure, dans l’interstice compris entre le fléchisseur du pouce et le fléchisseur commun profond, envoie quelques filets très grêles à ces muscles, longe la face profonde du carré pronateur qu’il innerve, et se termine à la face antérieure du carpe en ramuscules très fins pour les articulations du poignet et de la première rangée du carpe.
Enfin, à la hauteur du tiers inférieur de l’avant-bras, le médian émet à sa face antérieure une petite branche, le rameau palmaire cutané , qui traverse presque aussitôt l’aponévrose, se dirige en has entre le grand palmaire et le petit palmaire, passe en avant du ligament annulaire et se perd dans les téguments de la paume de la main.
Branches terminales. — C’est toujours dans le canal radio-carpien que le médian se divise en deux troncs nerveux ; l’externe est plus volumineux que l’interne; entre les deux passe, quand elle existe, la branche artérielle radio-palmaire destinée à l’arcade palmaire superficielle.
Ces deux troncs nerveux se subdivisent à leur tour.
J) Le tronc externe donne :
'.lits
NKIU-S RACHIDIENS.
a) Des rameaux pour les trois muscles de l’éminence thénar;
b) Le nerf collatéral palmaire externe du pouce , qui accompagne dans son trajet le long fléchisseur propre du pouce;
c) Le nerf collatéral palmaire interne du pouce ;
d) Le nerf collatéral palmaire externe de l'index.
Ces deux derniers collatéraux naissent souvent d’une branche commune (branche terminale du tronc externe du médian), qui descend sur la face antérieure de l’adducteur du pouce et du l,;r lombrical auquel elle fournit un filet moteur.
2) Le tronc interne abandonne, dès son origine, un rameau anastomotique pour le cubital; il se divise ensuite en deux branches qui passent sous l’arcade palmaire superficielle et atteignent le côté externe des 4e et 3e artères digitales, qu’elles entourent souvent d’une boutonnière nerveuse. L’une d’elles abandonne un petit filet au 2° lombrical.
Arrivées à la racine des doigts, elles se bifurquent pour donner naissance aux collatéraux interne de l'index et externe du médius , et aux collatéraux interne du médius , et interne de V annulaire.
Les nerfs collatéraux des doigts émis par le médian sont donc au nombre de 7; ils se portent sur les côtés de la lre phalange en passant sous le ligament interdigital avec le lombrical, mais séparé de ce dernier par une cloison celluleuse. Presque aussitôt, un fin rameau s’en détache, le rameau dorsal de la 2e phalange, qui croise la face externe de la collatérale externe et se répand à la face dorsale de la 2e phalange. Quand le nerf collatéral palmaire est arrivé à la base de la 2e phalange, il fournit encore un nouveau filet très grêle, qui par un trajet oblique se porte à la face dorsale de la 3e phalange et s’y ramifie en ramuscules très fins.
Enfin les deux collatéraux palmaires s’anastomosent entre eux et s’épanouissent par des ramuscules dans la pulpe de la 3e phalange.
Il résulte de cette description que le territoire sensitif du médian comprend non seulement la face palmaire des doigts auxquels il se rend, mais aussi la face dorsale des deux dernières phalanges de l’index, du médius et de la moitié externe de l’annulaire.
Par une dissection fine, on peut isoler un certain nombre de corpuscules de Pacini ou de Vater sur le trajet des collatéraux, surtout au voisinage des articulations. Ce sont de petits corps piriformes, de couleur blanchâtre, de la grosseur d’un grain de millet ou de chènevis; ils sont appendus sur le trajet des nerfs.