‹ Abrégé d'anatomieChapitre 198 sur 211 · II. — RAMEAUX COMMUNICANTS · texte numérisé non relu

II. — RAMEAUX COMMUNICANTS

Considérés à tort par les anciens auteurs comme les racines ou les branches efférentes du sympathique, les rameaux communicants sont des filets anastomotiques qui mettent la chaîne ganglionnaire en relation avec le système spinal.

Leur nombre est variable; mais ils présentent pourtant un caractère distinctif : c’est que dans les régions où les ganglions se sont fusionnés, on- retrouve habituellement un nombre de rameaux communicants égal à celui des ganglions qui ont existé primitivement.

Ils naissent du nerf rachidien aussitôt après sa sortie du trou de conjugaison, un peu avant sa division en branches antérieure et postérieure. Parfois ils se détachent de la racine médullaire antérieure et de la racine postérieure.

Ils sont toujours unis au nerf sinu-vertébral par un filet très ténu.

Les rameaux communicants sont formés de plusieurs variétés de fibres nerveuses, anatomiquement et physiologiquement différentes :

1° Fibres myélinées. — Elles se rendent du système médullaire aux ganglions sympathiques ou les traversent pour aller plus loin. Ce sont : — a) des cylindraxes moteurs ou sécrétoires, émis par les cellules des cornes antérieures et parvenus dans les rameaux communicants par les racines médullaires antérieures ou postérieures, — b) ou encore des filets sensitifs, prolongements cellulipètes myélinés des cellules en T des ganglions spinaux.

2° Fibres amyélinées. — Celles-ci sont dix fois plus nombreuses que les précédentes et représentent le contingent fourni par le sympathique

CONSTITUTION GÉNÉRALE

au système cérébro-spinal. Ce sont surtout des cylindraxes moteurs ou sécrétoires fournis par les cellules des ganglions de la chaîne, qui par le rameau communicant vont dans les nerfs rachidiens ou crâniens.

Peut-être faut-il y voir aussi des fibres à conduction sensitive, qui auraient pris naissance dans les cellules des ganglions périphériques et apporteraient aux cellules du ganglion spinal l’impression reçue à la périphérie, pour être transmise aux autres centres encéphalo-médullaires ou projetée par voie réflexe.

Page 1