IM. — NERFS PÉRIPHÉRIQUES
Les nerfs périphériques sont constitués par un grand nombre de filets nerveux qui, de la chaîne ganglionnaire, se rendent aux viscères thoraciques, abdominaux et pelviens, aux vaisseaux, aux muscles lisses et à la plupart des glandes du revêtement cutané.
Ils se caractérisent par leur coloration grise, par leurs connexions avec les vaisseaux dont ils suivent constamment le trajet, par leur disposition plexiforme et enfin par la présence, sur leur parcours, de nombreux ganglions variables de forme et de dimensions, situés à l’état libre ou dans l’intérieur des organes.
Les nerfs périphériques, désignés autrefois sous le nom de branches efférentes du sympathique, sont constitués, comme les rameaux com municants, par des fibres myélinées et amyélinées, celles-ci plus nombreuses.
1° Fibres myélinées. — Nous les connaissons ; ce sont les fibres sécrétoires ou vaso-motrices, venues des cornes antérieures, et qui ont suivi les rameaux communicants, puis traversé les ganglions de la chaîne sans s'interrompre.
2° Fibres amyélinées. — Elles sont de deux sortes :
a) Les unes émanent des cellules des ganglions de la chaîne; elles sont centrifuges et par suite motrices ou sécrétoires.
b) Les autres sont centripètes. Leur existence est encore discutée et on ignore tout des neurones périphériques dont elles sont les prolongements. Il est fort probable cependant que le sympathique possède, dans les ganglions périphériques ou au niveau du revêtement cutanéomuqueux, des neurones sensitifs qui lui sont propres. En effet certains réflexes qui se passent exclusivement dans son domaine témoignent en faveur de celte conception.
SYSTEME NERVEUX GRAND SYMPATHIQUE