I. - Chaîne ganglionnaire
Région thoracique. — r C’est au niveau de cette région que le sympathique mérite bien son nom de chapelet ganglionnaire. Il est en effet formé d’une série de ganglions régulièrement disposés devant l’articulation de la tête des côtes avec le corps vertébral. Ces ganglions, de coloration gris rosé et de forme ovoïde, sont en général au nombre de onze et non de douze, deux d’entre eux s’étant fusionnés en un ganglion unique souvent plus volumineux. Ils sont réunis par le cordon intermédiaire du sympathique, souvent double. Les vaisseaux intercostaux croisent ce cordon en passant en arrière. Toute la chaîne thoracique est d’autre part recouverte par la plèvre pariétale, et à droite seulement cachée par la grande veine azygos, de la 4e vertèbre dorsale jusqu'à la 10e. — Fig. 637 et 649.
Région lombaire. — La chaîne ganglionnaire comprend 4 ganglions reliés entre eux par un cordon un peu épais. Les ganglions et le cordon qui les met en relation sont situés en dedans des insertions du psoas, sur la face antéro-latérale des corps vertébraux et par suite assez rapprochés de la ligne médiane. Il en résulte qu'ils sont totalement cachés à droite par la veine cave, incomplètement à gauche par l’aorte.
Le cordon intermédiaire qui unit le sympathique lombaire au sympathique thoracique traverse le diaphragme par un orifice particulier situé ordinairement entre les piliers et l’arcade du psoas. Ce cordon est souvent très grêle ; il est fort rare qu’il fasse défaut.
IL — Rameaux communicants
La chaîne ganglionnaire dorso-lombaire est reliée à chaque nerf rachidien par un ou deux rameaux communicants. Il arrive aussi parfois qu’un ganglion est uni par un filet ascendant et un autre filet descendant aux deux nerfs rachidiens placés l'un au-dessus, l’autre au-dessous de lui. A la région lombaire les rameaux communicants passent sous les arcades du psoas avec les vaisseaux lombaires.