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I. Artères de la face palmaire

Elles sont fournies par l'arcade palmaire superficielle, essentiellement formée par la cubitale , et l’arcade palmaire profonde surtout constituée par la radiale.

A. Arcade palmaire superficielle. — L'arcade palmaire superficielle est formée par l’anastomose de la portion palmaire de la cubitale avec la radio-palmaire. Mais le plus souvent, le segment cubital très volumineux parait se continuer directement avec la quatrième digitale, et le segment radial, très grêle, se jette dans le segment cubital en formant soit un U, soit un V.

Rapports — Le point le plus déclive de l'anse artérielle répond sur la main à l’intersection de deux lignes dont l'une représente la bissectrice de l'angle formé par le pli cutané supérieur de la paume et le pli moyen et dont l’autre continue dans la paume le bord interne du pouce, quand ce doigt est dans l’abduction forcée. Cette arcade accompagnée de deux veines répond: en avant , à l’aponévrose palmaire, à la peau et au filet anastomotique u nissant le médian et le cubital ; en arrière , aux nerfs collatéraux, aux tendons des fléchisseurs et aux lombricaux.

Branches. — L'arcade palmaire superficielle n’émet aucune branche par sa concavité. L e segment radial fournit par sa convexité des ramuscules aux muscles de l’éminence thénar, des rameaux qui s'anastomosent directement ou indirectement avec la collatérale externe du pouce, et quelquefois des ramuscules qui vont aux anastomoses qu'envoie la cubitale aux collatérales externe de l'index, interne et externe du pouce. Le segment cubital donne quatre branches volumineuses : les artères digitales , et des branches anastomotiques.

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Artères digitales. On les distingue en 1"‘, 2e, etc., en allant du liord cubital au bord radial. Leur volume augmente de dedans et en dehors. Les digitales naissent le plus souvent isolément, quelquefois deux d'entre elles naissent par un tronc commun. Elles descendent sous l’aponévrose, sur les muscles lombricaux, entre les tendons des fléchisseurs, séparées de ces derniers par des cloisons sagittales qui dépendent

Radiale

Cubitale

CubUo-pat.

4* digit.

Fig. 440. — Artères de la main: arcade palmaire superficielle.

(Les nerfs, desséchés sur la préparation qui a servi de modèle, mont point leur volume.)

de l'aponévrose palmaire moyenne. Elles sont accompagnées des branches terminales du médian et du cubital.

Au-dessous du bord inférieur du ligament transverse superficiel, chaque artère digitale se divise en deux branches qui constituent les deux collatérales des doigts. Seule, la première ne se divise pas et donne la collatérale interne du petit doigt. La deuxième donne les collatérales externe du petit doigt et interne de l’annulaire. La troisième , les collatérales externe de l'annulaire et interne du médius. La quatrième , les collatérales externe du médius et interne de l'index.

. r° digit.

,‘l‘ digit.

.S* digit.

Radio-pal >n.

Coll. ext. I.

Coll. int. I.

■ Coll. 'pal.

Ail niveau de leur bifurcation, les digitales reçoivent les perforantes inférieures (voir artères du dos de la main) et s'anastomosent avec les interosseuses antérieures.

Rameaux anastomotiques. — Les rameaux anastomotiques fournis par le segment cubital de l'arcade sont au nombre de deux. Us naissent par un tronc commun. Le premier va se porter dans la collatérale externe

du pouce, le deuxième dans le tronc commun de la collatérale externe de 1 index et interne du pouce, ou dans l’une de ses branches terminales.

B) Arcade palmaire profonde. — L’arcade palmaire profonde est formée par la portion palmaire de la radiale, qui s’anastomose à plein canal avec la cubito-palmaire, branche de la cubitale. Le calibre de 1 arcade diminue régulièrement de dehors en dedans.

Rapports. — L arcade palmaire profonde a une direction transversale. Elle repose sur les bases des quatre derniers métacarpiens, et est recouverte par le paquet des tendons fléchisseurs profonds. A sa partie

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extome, elle passe ordinairement entre le chef métacarpien et le chef carpien de l'abducteur du pouce. L'arcade c»st flanquée de deux veines et croisée par la branche profonde du cubital.

Branches. — Elle fournit des branches ascendantes, des branche* postérieures , des branches descendantes.

Les branches ascendantes, très grêles, se distribuent aux os de la deuxième rangée du carpe et aux articulations médio-carpienncs et carpo-métacarpiennes.

Les branches postérieures sont les perforantes. Très courtes, au nombre de trois, elles perforent l’espace interosseux et vont à l’interosseuse postérieure correspondante. Elles peuvent même fournir les interosseuses dorsales.

Les branches descendantes sont les artères in I erosseuses patinai ce*. Elles se divisent en :

1) Première interosseuse palmaire ou tronc commun des collatérales du pouce et de la collatérale externe de l'index. — Cette artère, dans les classiques, n’est pas considérée comme une interosseuse ; cependant, par sa situation, elle est absolument l’homologue des autres vaisseaux de ce nom. La première interosseuse palmaire naît de la radiale au moment où celle-ci pénètre dans la paume. Elle descend verticalement, répondant en avant à l’adducteur du pouce, en arrière au chef externe du premier interosseux dorsal. Après un trajet assez court et variable, elle fournit la collatérale externe du pouce, puis plus bas elle se divise et donne la collatérale interne du pouce , et la collatérale externe de l'index. Cette dernière envoie à la quatrième digitale une anastomose qui atteint ce vaisseau au niveau de sa bifurcation.

2) Interosseuses des deuxième , troisième et quatrième espaces. Moins volumineuses que celle du premier espace, ces interosseuses descendent, appliquées sur les muscles interosseux par l'aponévrose qui les recouvre. Elles se terminent un peu au-dessus des articulations métacarpo-phalangiennes soit librement, soit en s’anastomosant avec les digitales, filles donnent des ramuscules aux muscles interosseux, aux tendons fléchisseurs, aux lombrieaux, aux os, et aux articulations.

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