II. Artères de la face dorsale
Les artères qui cheminent sur la face dorsale de la main viennent de la radiale soit directement , soit indirectement, par l’intermédiaire de l 'arcade dorsale. Ces artères sont remarquables par leur petit volume.
A) Artères venant directement de la radiale. — Elles sont au nombre de deux : la dôrsale du, pouce \ Vin ter osseuse dorsale du premier espace.
système r»r: i. ahtefœ aohte.
Artère dorsale du pouce. ( Collatérale dorsale externe du pouce). — I rès grêle, cette artère se détache de la radiale avant le passage de celte dernière dans la tabatière anatomique. Elle descend sur la face postérieure du premier métacarpien, longe la partie externe de la face pos-
lnter. post.
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Coll. palm. br - dors.
Fig. 442. —Artères de la main, face dorsale.
térieure de la première phalange du pouce, et se termine au niveau de l'articulation delà première et de la deuxième phalange.
Interosseuse dorsale 'du premier espace. ( Tronc commun des collatérales dorsales interne du powe el externe de l'index). — Courte, cette artère naît de la radiale au moment où cette dernière pénètre entre les deux chefs de l’interosseux dorsal. Très grêle, à moins qu’elle ne supplée l'interosseuse palmaire correspondante, elle descend sur la face postérieure
ItliS AHTHItKS.
<lu premier espace inlerosseux, et, après nu trajet de quelques millimètres, se biturqueen '.collatérale dorsale interne du pouce ; collatérale dorsale externe de l'index.
B) Artères naissant de l'arcade dorsale. — Dans les cas types, Y a reade dorsale est formée par l’anastomose à plein canal de la dorsale du carpe fournie par la cubitale, avec la dorsale du carpe fournie par la radiale, transversale, elle est située sur les os de la deuxième rangée du carpe, recouverte par les tendons extenseurs. Chez certains sujets, elle est remplacée par un réseau plus ou moins régulier, formé par les deux dorsales du carpe et les deux interosseuses de l’avant-bras (réseau carpien postérieur). De l’arcade, ou du réseau qui la remplace, naissent : la collatérale dorsale interne du petit doigt , très grêle et inconstante ; les interosseuses postérieures.
Interosseuses postérieures. — Elles descendent toutes sur la face postérieure de l'interosseux correspondant; au niveau de la base des métacarpiens, elles s’envoient réciproquement des anastomoses transversales qui constituent assez souvent une arcade dorsale du métacarpe. La plus importante est l’interosseuse postérieure du deuxième espace, souvent appelée artère dorsale du métacarpe. (Les classiques la font même naître directement de la radiale.)
Au niveau de l’extrémité supérieure de l’espace interosseux, les artères interosseuses reçoivent les perforantes supérieures qui viennent de l’arcade palmaire profonde. A la partie inférieure de l’espace, chaque interosseuse se divise en deux collatérales dorsales, et donne un rameau moyen très grêle, qui plonge entre les têtes métacarpiennes pour se jeter dans l’artère digitale correspondante, constituant ainsi une perforante inférieure.
Collatérales des doigts. — Elles sont au nombre de quatre pour chaque doigt : deux palmaires et deux dorsales ; ces dernières, si grêles, méritent à peine ce nom.
Collatérales palmaires. — Nous avons vu leur origine et leur distribution. Elles sont volumineuses et cheminent sur la face latérale du doigt dans le tissu cellulo-adipeux superficiel. Elles sont situées en arrière des nerfs collatéraux palmaires; le rameau dorsal de ceux-ci croise obliquement l’artère en cheminant sur un plan plus superficiel.
Branches et terminaisons. — Ces artères fournissent des ramuscules aux téguments, nerfs, tendons et os de la région, et un rameau dorsal qui contourne le doigt et qui supplée à l’insuffisance des collatérales dorsales. Elles s’unissent entre elles par des anastomoses transversales, au nombre de quatre. La première répond à la partie moyenne
SYSTÈME lu; I/ARTKIŒ AORTE.
de la première phalange; la deuxième à l’extrémité supérieure de la deuxième phalange ; la troisième à l’extrémité inférieure de cette même phalange; et la quatrième à la partie moyenne de la troisième phalange. C’est de cette dernière anastomose que naissent, irradiés dans la pulpe, des troncules assez volumineux et nombreux pour donner l'apparence d’un véritable plexus.
Collatérales dorsales. — Nous avons vu leur origine. La collatérale dorsale externe du pouce provient directement de la radiale ; la collatérale dorsale interne du pouce et Y externe de l'index constituent les deux branches de bifurcation de la première interosseuse dorsale; les collatérales interne de l'index et externe du médius proviennent de la deuxième interosseuse dorsale; les collatérales interne du médius et externe de l'annulaire , de la troisième interosseuse ; les collatérales internes de V annulaire et externe de V auriculaire, de la quatrième interosseuse; la collatérale dorsale interne du petit doigt , quand elle existe, naît directement de la partie interne de l’arcade dorsale.
Ces collatérales dorsales sont très grêles, manquent souvent et n’atteignent que la deuxième phalange. C’est le rameau dorsal des collatérales palmaires qui irrigue la face dorsale des deux dernières phalanges.
Anomalies. — Les anomalies des artères de la main sont d’une extrême fréquence, mais elles peuvent tenir dans une formule assez simple : il s’agit presque toujours de la réduction de l'une des arcades avec suppléance compensatrice par l'autre.
Les anomalies des artères de la main peuvent se diviser en deux grands groupes; le premier comprend les anomalies des artères de la main, indépendantes des anomalies des artères de l’avant-bras; le deuxième, les anomalies de la main, qui dépendent de celles des artères de l’avant-bras.
Premier groupe. — a) Atrophie de l'arcade palmaire superficielle : cette atrophie peut porter sur la radio-palmaire ou sur le segment cubital. Dans le premier cas, si la radio-palmaire n’atteint pas la cubitale, il y a suppléance assurée par une branche récurrente de la cubitale, qui s’anastomose avec la radio-palmaire au niveau de l’abducteur du pouce. Dans le deuxième cas, le segment cubital, atrophié, est remplacé : par le segment radial de l’arcade; par l’arcade palmaire profonde; par le système dorsal. Quand la radio-palmaire est hypertrophiée (arcade palmaire superficielle classique inversée), elle peut donner directement les digitales, ou suppléer à l’atrophie de l’arcade palmaire profonde, en donnant les collatérales de l'index et du pouce. Si c’est l’arcade palmaire profonde qui supplée l’arcade superficielle, elle peut donner les digitales, ou bien une ou plusieurs de celles-ci peuvent être suppléées par des interosseuses. Enfin, il existe une anomalie exceptionnelle, où la suppléance se fait par une ou plusieurs branches de l’arcade dorsale. b) Atrophie de l'arcade palmaire profonde : nous avons vu que la radiopalmaire pouvait donner les collatérales de l’index et du pouce. La suppléance de l’arcade profonde par l’arcade superficielle peut aussi se faire par développement anormal des anastomoses, c) Atrophie du système dorsal : l'atrophie de ce système est normale. Elle peut s’accentuer, et alors les interosseuses dorsales sont fournies par les perforantes supérieures.
Deuxième groupe. — Les anomalies de la main sont alors la conséquence d’une disposition atypique des artères de l’avant-bras. Le plus souvent, il s’agit de
DES AHTEHES.
I existence d’un gros tronc supplémentaire, dû au développement anormal de l'interosseuse antérieure, de l’interosseuse postérieure, ou de l’artère du nerf médian, (-es artères peuvent se jeter à la main dans une des arcades et ne pas modifier beaucoup la disposition générale du réseau de la main. Dans d’autres cas, elles prennent part à la formation de ces arcades, ou donnent directement naissance aux digitales, en suppléant la radiale ou la cubitale plus ou moins atrophiées.