V. cave inf
Sacr. lat.
S. moy.
Ilont. inl.
Fia. 472. — Veines iliaques (Bonamy et Beau).
La partie antérieure du bassin a été excisée et les organes pelviens enlevés.
raie, sa limite supérieure à la partie la plus élevée de l’articulation sacro-iliaque ; son diamètre est de 1 2 à 14 millimètres. Elle longe le détroit
supérieur, sur le bord interne du psoas, en dedans de l’artère iliaque externe. Du côté gauche, l’artère hypogastrique croise à angle droit la
VEINES IUAQUES.
partie terminale de la veine iliaque externe qu’elle recouvre; du côté droit, cette môme artère la côtoie et la croise à angle aigu. Du côté droit, l'iiretère croise la veine iliaque externe, tandis que du côté gauche il passe le plus souvent sur la veine iliaque primitive. — On trouve, dans le 1/3 des cas environ, une valvule située au-dessus de la jonction avec la veine hypogastrique.
Les branches collatérales sont : la veine circonflexe iliaque , composée de deux branches enlaçant l’artère circonflexe et s’unissant en un seul tronc, qui croise l’artère iliaque externe tantôt en avant, tantôt en arrière ; — la veine épigastrique , d’abord double, puis unique à sa terminaison; elle commence au-dessus de l’ombilic, dans l’épaisseur du muscle grand droit, puis se place entre la face postérieure du muscle et le feuillet postérieur de sa gaine, et va s’ouvrir dans la partie interne de la veine iliaque externe. Elle reçoit, près de sa terminaison, la ou les veines funiculaires. Ses valvules conduisent le sang de haut en bas. Elle s’anastomose : avec les origines de la veine mammaire interne, avec les veines sous-cutanées de l’abdomen, avec les veines vésico-ombilicales et la veine parombilicale, avec la veine obturatrice par un rameau sus-pubien.
Veine iliaque interne ou hypogastrique. — Elle se présente sous la forme d’un tronc gros et court (3 à 5 centimètres de long sur 1 centimètre de diamètre), situé en dehors de l’artère, tantôt en avant, tantôt en arrière. Elle est placée en avant de l’articulation sacroiliaque, du muscle pyramidal et du plexus sacré. Suivant sa position un peu variable, l’uretère repose sur elle ou en est éloigné. Ses branches d'origine sont les unes pariétales, les autres viscérales ; elles possèdent des valvules à leur entrée dans Je bassin.
a) Branches pariétales. — - 1° Veine obturatrice. — Tronc unique, mais branches de bifurcation doubles; elle naît dans la région des adducteurs de la cuisse, reçoit des veines articulaires sortant par l’échancrure cotyloïdienne, des veines du plexus obturateur qui s’étale sur les deux faces de la membrane obturatrice. Elle passe dans le canal sous-pubien et longe la face interne du bassin, placée en arrière du nerf et de l’artère. Elle s’anastomose avec la circonflexe interne ou postérieure, branche de la fémorale profonde, avec les honteuses externes profondes, avec le plexus de Santorini, avec l’épigastrique ou avec l’iliaque externe, derrière la hanche horizontale du pubis.
2Ü Veine fessière ou fessière supérieure. — Double, devenant unique au sommet de l’échancrure sciatique; les deux troncs recouvrent l’artère sous-jacente.
3° Veine ischiatique ou fessière inférieure. — Double, elle recouvre l’artère sous-jacente; elle envoie une branche descendante sur le nerf
VEINES
sciatique. Les anastomoses avec la circonflexe interne et la première branche perforante de la fémorale profonde sont importantes pour la circulation collatérale.
4° Veine iléo-lombaire. — Double, elle descend derrière le psoas et se jette, par un tronc unique, dans l’ hypogastrique ou quelquefois dans l'iliaque primitive; elle est riche en valvules. Elle reçoit : les grosses veines intra-rachidiennes qui sortent par les deux derniers trous de conjugaison lombaire, les veines musculaires du psoas iliaque, quelquefois la dernière veine lombaire. Elle s’anastomose avec les veines sacrées latérales.
5° Veines sacrées latérales. — L’une est supérieure, l’autre inférieure; cette dernière présente une disposition plexiforme au niveau de l’échancrure sciatique. Elles longent les trous sacrés antérieurs. En s’anastomosant avec la veine sacrée moyenne, elles forment le plexus sacré antérieur. Elles reçoivent, par les trous sacrés antérieurs, les veines émissaires du plexus intra-rachidien du sacrum.
b) Branches viscérales. — Elles proviennent des plexus périviscéraux et sont logées dans l’épaisseur des aponévroses périnéales ; aussi sont-elles béantes sur la coupe.
1° Veine honteuse interne. — Elle est l’émissaire du plexus de Santorini, c’est-à-dire chez l'homme du plexus prostatique, chez la femme, du plexus urétral. Le plexus prostatique entoure en demicouronne la face antérieure et les faces latérales de la prostate ; situé au-dessus de l’aponévrose périnéale moyenne, il est limité latéralement par l’aponévrose latérale de la prostate et placé en arrière du bord inférieur de la symphyse pubienne. C’est un lacis de veines grosses et petites, flexueuses et anastomosées dans laquelle viennent aboutir : la veine dorsale profonde de la verge, les veines antérieures et médianes de la vessie, les veines rétro-pubiennes, les veines de la prostate et de l’urètre postérieur, une partie des veines bulbeuses et des veines caverneuses.
Chez la femme, le plexus de Santorini enveloppe l’urètre en avant et sur les côtés et reçoit la veine dorsale du clitoris.
La veine honteuse interne, née de ces plexus, commence derrière la symphyse pubienne ; elle est double et satellite de l’artère. Un dédoublement de l’aponévrose obturatrice l'applique contre la branche ischio-pubienne où elle reçoit, comme collatérales, une partie des veines caverneuses ou veines profondes des corps caverneux, les veines bulbeuses, la veine périnéale superficielle, la veine hémorroïdale inférieure ou veine anale; celle-ci provient surtout du sphincter externe de l’anus et communique avec la terminaison des veines hémorroïdales supérieures.
VEINES ILIAQUES
La veine honteuse interne envoie, entre le grand trochanter et l'ischion, une anastomose à la veine ischiatique ou encore à la circonflexe interne. Elle possède plusieurs valvules.
2° Veines vésicales. — Elles émanent du plexus vésical , situé sur les parties latérales de la vessie et séparé du plexus prostatique par l’aponévrose périnéale supérieure; ce plexus est composé de grosses veines. Sur la face postérieure de la vessie, chez l'homme, il se modifie pour former le plexus séminal , réseau fin et serré qui s’étale en deux nappes ou couches sur les vésicules séminales. Au plexus vésical aboutissent : 1° la veine dorsale profonde de la verge, grosse veine, unique pour deux artères, située sous le fascia pénis; elle donne aussi des branches au plexus prostatique; 2° les veines vésicales , qui proviennent d’un triple réseau : intra- muqueux, intra-musculaire et sous-péritonéal, et forment plusieurs groupes : veines vésicales antérieures, veines vésicales latérales et veines vésicales postérieures ; 3° la veine vésicoombilicale , composée de plusieurs vaisseaux grêles qui suivent le trajet de l’ouraque.
3° Veine hémorroïdale moyenne , — Elle naît de plusieurs branches provenant, l’une des rameaux musculaires du releveur de l'anus, l'autre du rectum où elle s’anastomose avec l’hémorroïdale supérieure, une troisième des vésicules séminales et de la vessie chez l'homme, du vagin chez la femme.
4° Veines utérines et veines vaginales. — Elles proviennent du plexus utéro-vagïnal , latéral et symétrique, étendu sur toute la hauteur du bord externe de l'utérus et du vagin, sous forme d’un triangle, dont la base, très longue, s’appuie sur ces organes et dont le sommet correspond au col de l’utérus. Ce plexus est contenu dans une lame fibreuse émanée de l’aponévrose périnéale supérieure; en outre, la partie utérine de ce plexus est située dans le ligament large. Le plexus utéro-vaginal a pour origine de courtes veines interstitielles et des veines transversales échelonnées sur la face antérieure et la face postérieure de l’organe. Ses anastomoses ont lieu avec le plexus utérovésical, le plexus hémorroïdal et le plexus pampiniforme des veines ovariennes.
Les veines vaginales sont longues et ascendantes, les veines utérines sont descendantes; ces deux groupes se réunissent au niveau du col, et au nombre de trois ou quatre troncs se dirigent transversalement en dehors et en arrière, pour aller s’ouvrir dans la veine hypogastrique ou dans une de ses branches.