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Partie cort

Fig. 481. — Ganglion mésentérique du chien (Delamare).

régulière. Les microcytes s’entassent à la périphérie, en présentant une disposition plus ou moins radiée. Les macrocytes occupent le centre.

Au niveau de certains follicules qui se distinguent par l’apparence plus claire de leur zone centrale, les cellules qui occupent celle-ci présentent de nombreuses lignes de caryocinèse. Ces follicules constituent donc des lieux de reproduction cellulaire ; ce sont les centres germinatifs de Flemming.

3. Zone médullaire. — La zone médullaire est formée par des cordons irréguliers (cordons médullaires) séparés par des espaces clairs, les sinus caverneux, que nous étudierons avec les voies lymphatiques du ganglion.

Les cordons médullaires sont formés des mêmes cellules que la nappe corticale. Mais on y rencontre en plus des éosinophiles qui font généralement défaut dans la substance corticale. Les cordons médullaires sont pauvres en caryocinèses.

Charpente réticulée. — La substance propre des ganglions est parcourue par un réticulum formé par l’union des cellules ramifiées, anastomosées les unes aux autres. La disposition de ce réticulum varie

d’ailleurs suivant les points considérés et contribue ainsi à donner un aspect variable aux différentes régions du ganglion.

Voies lymphatiques. — On désigne sous ce nom les parties du ganglion au niveau desquelles les mailles du réticulum sont plus larges et les éléments lymphatiques qu’elles emprisonnent sont moins tassés et par conséquent plus mobiles. Ces voies lymphatiques intra-ganglionnaires comprennent le sinus sous-capsulaire que nous avons déjà signalé ; — les branches intra-folliculaires qui traversent la zone corticale ; — les sinus caverneux qui séparent les cordons folliculaires de la substance centrale. Les lymphatiques afférents se jettent dans le sinus sous capsulaire. Les lymphatiques efférents naissent des sinus caverneux.

L’ensemble de ces voies lymphatiques intra-ganglionnaires constitue une sorte de système porte interposé sur le trajet des vaisseaux lymphatiques et comprenant dans ses mailles la substance propre du ganglion.

Vaisseaux sanguins. — Les ganglions reçoivent de nombreux vaisseaux sanguins qui se capillarisent dans les follicules et les cordons folliculaires.

Nerfs. — Les nerfs, assez nombreux, se terminent non seulement autour des vaisseaux, mais encore autour des follicules et des cordons folliculaires.

Variations. — Si la structure des ganglions reste toujours identique dans ses grandes lignes, elle présente de nombreuses variations suivant les espèces animales, les régions d’un môme sujet, et enfin suivant l’âge. Ce dernier facteur est le plus intéressant ; il détermine une atrophie progressive de l'appareil folliculaire qui commence avec l’âge adulte et se termine par une sclérose à peu près complète chez le vieillard.

Développement. — L’apparition des ganglions lymphatiques est assez tardive (du 3e au 4e mois) et toujours postérieure à celle des vaisseaux lymphatiques. L’ébauche du ganglion est d’abord constituée par un amas cellulaire homogène, très richement vascularisé. Dans cet amas se différencient ultérieurement les centres lolliculaires. La pénétration de cet amas lymphoïde par les voies lymphatiques est un phénomène plus tardif. C’est ce remaniement de l’ébauche primitive par les voies lymphatiques qui donne au ganglion sa complexité organogénique.

On peut constater chez un même individu tous les stades de cette évolution, dont on retrouve d’autre part les différentes étapes au cours de l’évolution phylogénique.

Fonctions. — Le ganglion lymphatique est avant tout une glande cytogène, un centre générateur de cellules lymphatiques. II produit

LES LYMPHATIQUES

surtout des microcytes (lymphocytes) et très probablement des macrocytes (grands mononucléaires) et même des éosinophiles. Son rôle hématopoiétique est plus discutable et tout au moins inconstant et intermittent. Par contre, le ganglion peut devenir dans certaines circonstances un centre actif d’hématophagie.

11 est inutile d’insister ici sur le rôle important que jouent les ganglions lymphatiques dans la défense de l’organisme contre les infections. Impuissants contre les cellules néoplasiques, ils arrêtent du moins mécaniquement ces dernières, dont ils empêchent ainsi, pour un temps, la dissémination.

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