GANGLIONS LYMPHATIQUES
Caractères macroscopiques. — Les ganglions lymphatiques affectent la forme de corps arrondis, de consistance assez ferme, placés sur le trajet des collecteurs lymphatiques.
Leurs dimensions sont très variables suivant les individus et, chez un même sujet, suivant les régions.
Leur couleur, généralement rosée, se modifie dans certaines régions; c'est ainsi que les ganglions bronchiques sont noirs, les ganglions du foie..., jaunes, etc.
Leur nombre est très difficile à apprécier. Il peut varier du simple au double et peut-être même au delà, suivant les sujets.
Toute numération, même approximative, n’a qu’un intérêt des plus médiocres en raison de ce fait que des ganglions de volume minuscule échappent à l’examen direct. En revanche on peut admettre que le nombre est généralement en raison inverse du volume et que, pour un sujet donné et une région déterminée, la quantité de substance ganglionnaire reste sensiblement identique.
Situation. — Les ganglions occupent les situations les plus variables. Dans la plupart des cas ils se disposent en chaînes paravasculaires, à moins qu’ils ne se ramassent en groupes et en amas.
Généralement les collecteurs des vaisseaux lymphatiques d’une région ou d’un organe traversent d’abord de petits ganglions minuscules (nodules ganglionnaires interrupteurs, Schaltdrüse) ; ils aboutissent ensuite à un premier relais ganglionnaire (ganglions régionnaires) ; puis ils traversent un ou plusieurs relais secondaires (ganglions intermédiaires) avant de se jeter dans les collecteurs terminaux. Ces ganglions intermédiaires peuvent d’ailleurs constituer des centres régionnaires pour des lymphatiques émanés d’une autre partie du corps.
Structure. — Le ganglion présente à considérer une charpente conjonctive et une substance propre dont la disposition varie suivant que l’on envisage la partie périphérique (zone corticale) ou la partie centrale (zone médullaire).
1 .Charpente conjonctive. — La charpente conjonctive est essentiellement constituée par une capsule qui envoie à l’intérieur des ganglions des cloisons qui morcellent plus ou moins complètement l’écorce et gagnent la partie centrale. Cette charpente est formée par des fibres conjonctives et de nombreuses fibres élastiques. Elle ne contient pas de fibres musculaires chez l’homme.
2. Substance propre. Zone corticale. — La zone corticale du ganglion présente tout d’abord un espace sous-capsulaire (sinus lymphatique périphérique ) qui sépare la substance propre de la capsule.
La substance corticale constitue une nappe à peu près continue en forme de fer à cheval dont la concavité regarde le hile. Sur cette nappe
les lymphatiques.
homogène se détachent des amas arrondis, qui portent le nom de /olli-
cules.
Abstraction faite des cellules du réticulum, sur lequel nous reviendrons plus loin, la substance corticale est essentiellement constituée par des éléments blancs, les uns volumineux (macrocytes) les autres de taille plus réduite (lymphocytes).
Au niveau des follicules ces éléments présentent une ordination assez
Parité méd.