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VAISSEAUX LYMPHATIQUES DU MEMBRE SUPÉRIEUR

Les vaisseaux lymphatiques du membre supérieur peuvent être répartis en deux groupes : les lymphatiques superficiels et les lymphatiques profonds.

Lymphatiques superficiels. Les lymphatiques superficiels émanent de tous les points cutanés du membre, mais c’est au niveau des doigts et de la peau de la main que le réseau d 'origine présente sa plus grande richesse. Au doigt, c’est à la face palmaire qu’il présente son maximum de développement.

Les collecteurs du réseau superficiel apparaissent au niveau de la racine des doigts et de la base de la paume. Ils montent ensuite sur l'avant-bras et le bras, recueillant, chemin faisant, la lymphe des autres parties des téguments du membre supérieur. Ils se jettent en dernière analyse dans les ganglions axillaires. Les troncs lymphatiques sont en général plus superficiels que les veines. Leur nombre se réduit peu à peu. Si l’on en peut compter 30 à 35 au niveau de l’avant-bras, ils ne sont plus guère que 15 à 18 au niveau du bras. A ce niveau ils tendent à se placer sur la face externe du membre, sur laquelle ils cheminent parallèlement les uns aux autres -

Au niveau de l’aisselle, ces lymphatiques cutanés perforent l’aponévrose, et se terminent dans la chaîne humérale des ganglions axillaires. Cependant quelques troncs, les plus internes, se jettent dans les ganglions sus-épitrochléens. D’autres, plus externes, après avoir traversé un ou deux ganglions du sillon delto-pectoral, se jettent dans un ganglion sous-claviculaire.

LES LYMPHATIQUES

Lymphatiques profonds. — Ils suivent l’artère humérale et ses branches principales. En général, il existe deux troncs lymphatiques pour une artère.

Les troncs radiaux naissent des parties sous-aponévrotiques de la

paume de la main; l’un est satellite de l’arcade palmaire profonde, l’autre de la radiopalmaire. A l’avant-bras, ils accompagnent l’artère radiale.

Les troncs cubitaux , satellites, l’un de la i cubito-palmaire, l’autre de l’arcade palmaire profonde suivent l’artère cubitale.

& 12 Les troncs interosseux 'postérieurs , naissent

<10 jgSMKfifll des muscles profonds de l’avant-bras, et s’u-

nissent au pli du coude aux troncs précédents, après avoir perforé la membrane interosseuse. tiMsS—0 Les troncs interosseux antérieurs suivent les vaisseaux de même nom, et se jettent également dans les troncs précédents au niveau du pli du coude.

Les troncs huméraux résument tous les collecteurs antibrachiaux et se terminent dans le groupe huméral des ganglions axillaires, non sans avoir recueilli, à la partie moyenne du bras, les efférents des ganglions sus-épitrochléens.

Technique. — Même technique ici que pour l’injection des lymphatiques du membre inférieur (voir p. 768). Les points d’élection pour pratiquer les premières piqûres sont la face palmaire et les faces latérales des doigts.

Fig. 495. — Lymphatiques superficiels au membre thoracique, face antérieure (d’après Sappey).

1, t. Réseau lymphatique des doigts. — 2, 2. Réseau lymphatique de la paume de la main. — 3. Tronc lymphatique collatéral externe du pouce. — 4, 4. Vaisseaux qui naissent du réseau de la face palmaire. — 5, 5. Troncs qui viennent de la partie postéro-externe de la main et de l’avant-bras. — 6, 6. Troncs provenant de leur partie postéro-interne. — 7. Ganglion susépitrochléen, dans lequel se jettent quelques-uns de ces troncs. LÉ veillé del — 8. Second ganglion qu’on rencontre quelquefois au-dessus du

précédent. — 9, 9. Ensemble des troncs qui occupent la face antérieure du bras. — i 0, 10. Gros tronc qui occupe l’interstice séparant le deltoïde du grand pectoral, — h. Ganglion situé sur le trajet de ce tronc. — 12, 12. Coupe demi-circulaire des téguments. — 13. Ganglions axillaires.

EMPHATIQUES DE LA TETE ET DU COU

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