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NKVROI.OUIE.
CERVELET (VOUTE DU CERVEAU POSTÉRIEUR ou PARTIE DORSALE
DU MÉTENCÉPIIALE)
Définition. — Le cervelet , petit cerveau, est un organe nerveux qui occupe les fosses occipitales inférieures, à la jonction de la moelle et du cerveau (fig. 522).
Situation. — Il est situé dans la loge crânienne inférieure ou loge cérébelleuse, que ferme au-dessus la tente du cervelet; extérieurement il répond aux bosses occipitales inférieures, au-dessous de la protubérance occipitale externe ou inion.
Couleur. Consistance. Dimensions. — La couleur du cervelet est grise. — Sa consistance est un peu inférieure à celle du cerveau. Les parties déclives subissent assez facilementle ramollissement cadavérique. — Les dimensions sont de 10 centimètres en largeur, 5 centimètres en longueur et en épaisseur. Son poids moyen est de 140 grammes.
Conformation extérieure. — Le cervelet à la forme d'un cœur de carte, dont le sommet tronqué regarde en avant, et la base échancrée, en arrière. Il se compose de deux lobes latéraux ou hémisphères, et d’un lobe médian ou vermis. On lui décrit une face supérieure, une face inférieure et une circonférence.
1° Face supérieure. — La face supérieure, séparée du cerveau parla tente du cervelet, présente une saillie médiane, striée transversalement et comparée à un ver à soie, le vermis supérieur ; — de chaque coté, les hémisphères cérébelleux.
2° Face inférieure. — Cette face est creusée en gouttière, elle embrasse le bulbe et forme la voûte du 4° ventricule. On y remarque le vermis inférieur, au milieu de la scissure médiane.
3° Circonférence. — La circonférence répond à la gouttière latérale de l’occipital et au bord supérieur du rocher, par conséquent au sinus latéral et au sinus pétreux supérieur. Elle offre: en avant, l' échancrure antérieure qui encadre le bulbe et la protubérance ; c’est par ce bile que sortent les pédoncules cérébelleux ; — en arrière Y échancrure postérieure, qui reçoit la faux du cervelet.
La face externe du cervelet est parcourue par des sillons curvilignes qui subdivisent ses lobes en une quinzaine de lobules. Le plus important de ces sillons est le grand sillon circonférentiel de Yicq d’Azyr. qui suit toute la circonférence de l’organe. Quant aux lobules, nous mentionnerons seulement sur la face inférieure : la pyramide de Ma lucarne, qui est la partie centrale du vermis inférieur, et se termine en avant par la luette-, les tonsilles ou amygdales, situées de chaque cote
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de la luette; elles appartiennent à la face interne des hémisphères et plongent dans le trou occipital ; le lobule du pneumo-gastrique ou flocculus, petit lobule qu’on voit au-dessus du nerf pneumo-gastrique. Entre la luette et les amygdales, et complétant ainsi l’analogie avec
Fig. 513. — Cervelet, vu par la face inférieure. La luette a été soulevée et écartée du bulbe.
l’isthme du gosier, s’étendent les valvules de Tarin, lamelles blanches, semi-lunaires, qui sont des formations nerveuses avortées.
Conformation intérieure. — Il faut pratiquer sur un côté une coupe horizontale et sur l’autre des coupes antéro-postérieures.
Ces coupes montrent une figure arborescente, que l’on a comparée à une feuille de thuya et à laquelle on a donné le nom de cet arbre, l'arbre de vie. On y distingue une écorce grise, épaisse de 2 ou 3 millimètres, qui tapisse sans interruption toute la surface du cervelet avec ses moindres sillons, et une substance blanche intérieure. Cette substance blanche forme un noyau central d'où partent des branches qui en se subdivisant et en s’enveloppant de substance grise constituent les lobule. s, les lames et les lamelles. Les plus petits plis sont les lamelles ou circonvolutions.
Le noyau blanc renferme un ganglion principal, le corps dentelé, et de petits ganglions accessoires, noyaux du toit et autres.
Le corps dentelé se voit le mieux sur une coupe horizontale rasant les pédoncules cérébelleux inférieurs et la valvule de Vieussens. Sa forme est celle de l’olive bulbaire, agrandie. C’est un sac ovoïde, mesurant de 1 à 2 centimètres dans ses divers sens, dont l’ouverture ou
hile regarde en avant et en dedans. Sa paroi est formée par une lamelle
Prolub. C. dentelé Noy. cenlr.
Lamelle
Lame
Fig. 514. — Arbre de vie du cervelet (Sappey).
Coupe antéro-postérieure latérale intéressant à la fois le corps dentelé (olive cérébelleuse) et l’olive bulbaire.
jaunâtre, plissée, constituée elle-même par des cellules nerveuses et un riche plexus librillaire.
Pédoncules cérébelleux. — A cheval sur le cerveau, la protubérance et le bulbe, le cervelet s’unit à ces organes par trois paires de prolongements de substance blanche, qui sortent par l’échancrure antérieure et se portent en divergeant vers ces centres nerveux : ce sont les pédoncules cérébelleux supérieurs, moyens et inférieurs.
1° Pédoncules cérébelleux supérieurs. — Ces cordons un peu aplatis partent du centre médullaire du cervelet, et se dirigent en haut et un peu en aVant, en se rapprochant de plus en plus l'un de l'autre; puis ils s’engagent sous les tubercules quadrijumeaux postérieurs sous lesquels ils vont s’entre-croiser. Ils longent les bords supérieurs du 4e ventricule. Recouverts par le cervelet, ils contribuent à former la voûte du ventricule. Entre leurs bords internes s’étend la valvule de Vieussens.
La valvule de Vieussens est une lame nerveuse mince, se déchirant facilement, qui remplit, sur une longueur de 15 millimètres, l’espace triangulaire intercepté entre les pédoncules cérébelleux supérieurs. C’est une formation cérébelleuse rudimentaire qui se compose d une lame blanche profonde et de lamelles grises superficielles divisées en stries transversales. Sa base se continue avec le verrnis supérieur. En
MORPHOLOGIE DES CENTRES NERVEUX
F. de Re il
Palhét.
VaLv. Viens a en s {Unguia)
Cordon de Goll
avant de son sommet est un petit faisceau qui descend des tubercules quadrijumeaux; c’est le frein de la valvule.
2° Pédoncules cérébelleux moyens. — Ce sont les plus volumineux.
Ils se dirigent en bas et r. quadr. post.
en dedans à la rencontre l’un de l’autre et se confondent avec la protubérance annulaire.
On prend comme démarcation une ligne menée de l'émergence du trijumeau à celle du facial.
3° Pédoncules cérébelleux inférieurs. —
Ces pédoncules destinés au bulbe se portent d’abord en bas et en avant à leur sortie du cervelet; puis ils s’infléchissent à angle droit pour se diriger en bas et en dedans, le long du 4e ventricule, et se confondre avec les cordons postérieurs du bulbe.
La partie descendante, située au-dessous du coude, porte le nom de corps resti forme.
Quatrième ventricule. — Le quatrième ventricule est une cavité située entre le cervelet, le bulbe et la protubérance. Cette cavité a la forme d’un losange, long de 3 centimètres, large de 2, dont la direction est presque verticale. Elle est tapissée par l’épithélium épend)rmaire et renferme du liquide intra-ventriculaire.
On lui décrit une voûte, un plancher, quatre bords et quatre angles,
1° Voûte. — La voûte ou toit, paroi postérieure, est formée dans sa partie supérieure par le cervelet, c’est-à-dire par le vermis supérieur, la valvule de Vieussens et les pédoncules cérébelleux supérieurs; — dans sa partie inférieure, par une membrane mince, en partie nerveuse, en partie conjonctive. Cette portion de la voûte reste en effet à l’état rudimentaire. On y voit des formations nerveuses avortées de substance blanche : en avant la valvule de Tarin ; sur les cotés, des lamelles irrégulières qui portent le nom de ligula. Au centre, il n’y a que l’épithélium
Fig. 515. — Pédoncules cérébelleux (Hirschfeld).
Le cervelet a été enlevé. On voit la section des 3 pédoncules cérébelleux. Barbes du calamus. Valvule de Vieussens. — Comparez avec la fig. 512.