PROVINCES EN
Principaux Paya.
Concordance avec les Départements
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100 Kil.
HIRABEAU. 517
Le hasard le tira de là. Necker refuse de le prendre pour candidat du ministère. D'autre part les insultes, les défis, les risées atroces de la noblesse de Provence éveillèrent en lui une autre âme, le mirent au-dessus de lui-même, le portèrent à une hauteur qu'il n'eut ni avant, ni après. On a dit que Mirabeau ouvrit boutique à Marseille, s'afficha marchand de draps. Le fait est faux. Ce qui est sûr, c'est qu'à ce moment décisif où il allait prendre place dans la noblesse aux États de Provence, il se fit peuple, se déclara contraire à l'opposition qu'elle faisait au doublement du Tiers.
L'assemblée était d'avance si bien travaillée contre lui qu'aux premiers mots qu'il prononça (80 janvier), mots prudents, très modérés, une tempête de colères, vraies ou simulées, s'éleva. La fureur avec laquelle il fut insulté dépasse toute haine politique.
On avait dit en Provence qu'il ne reviendrait jamais. Le syndic de la noblesse en avait fait une fête. Le jour du banquet, il arrive (7 mars 89).
Mais bien avant qu'il soit à Aix, dès Lambesc, quel est ce grand bruit de cloches dans toute la campagne ? Qu'estce que c'est sur les routes que cette affluence effrayante?... Étonnant peuple du Midi ! Hier, tout semblait dormir. Aujourd'hui, tout est en danse. On se l'arrache, cet homme. € Vive le père de la Patrie I n On veut dételer la voiture, s'y atteler. Il s'y oppose, il pleure et laisse échapper un sombre mot prophétique.
Les nobles étaient si furieux, qu'à Aix, à Marseille et à Toulon, ils firent un coup désespéré. On ne peut le comparer qu'à la folie de Saint-Domingue, quand les colons imaginèrent de lâcher leurs propres nègres, de faire par eux l'incendie, le pillage des plantations. On organisa aux trois villes trois épouvantables émeutes.
L'autorité avait péri. Ce fut le gouverneur même de la
Provence, réfugié de Marseille à Aix, qui fit appel à Mirabeau, lui dit de c faire ce que son cœur lui conseillerait. »
Ce qu'il fit, il vola à Marseille, sauva la Provence.
Il fut élu, on peut le dire, non seulement à Àix, à Marseille, mais en France. II arriva, porté sur les bras de la France, aux États généraux.
Ce fort et pénétrant esprit, au plus haut de son triomphe, se jugeant sans doute au dedans, sentit certaine tristesse. Était-il digne d'être à ce point exalté, divinisé par ce peuple confiant ?
Qu'avait-on adoré en lui? Le génie, surtout la force. Son triomphe n'ouvre-t-il pas la voie au culte des forts?
Et si l'orateur est dieu, que sera-ce, chez ce peuple encore novice et si barbare, que sera-ce du capitaine divinisé par la victoire ?
Au moment où il vint à Aix, où le peuple voulait le traîner, il fondit en larmes, disant : c Voilà comme on devient esclave! >
ria DU TOMB SECOV»
COKTElfUKS AAlfS LE TOME SECON»
i. — Charles VIII en Italie. — Bataille de Fornoue. — Retour en France. — Prédication et mort de
Savonarole 1
II. — Louis XII. — Anne de Beaujeu. — Guerres d'itaîie; Agnadel et Ravenne. — Anne de Bretagne. — Administration intérieure • 20
m. — Jeunesse de François I«r. — Bataille de Marignan.
— Louise de Savoie ; Duprat 44
I¥. — Gharles-Quint Empereur. — Rivalité de la France et de l'Allemagne. — Henri YIII. — Le camp du
drap d*or 58
Y. — La maison de France et la maison d'Autriche. — Trahison da connétable de Bourbon. — Mort de Bayard. — Les Anglais en Picardie; les impériaux en Provence 70
¥1. — Bataille de Pavie. — Captivité de François !•'. — Mort du connétable de Bourbon. — Prise et sac de Rome par les impériaux 85
VU. — Deuxième guerre avec Charles-Quint. — Traité de Cambrai. — Commencements du protestantisme en France. — La cour à Fontainebleau. — Artistes Italiens. — Rabelais. — Troisième guerre contre Charles-Quint. — Montmorency. — Trêve de Nice. — Quatrième guerre contre Charles-Quint. — Victoire de Cérisoles. — Traité de Crépy. — Massacre des Vaudois. — Mort de François I*' 100
Pigei
VllI. — Henri IT. — Les Guises. — La réfonne. — Calvin à Genève. — Guerre avec Charles- Quint. — Conquête de Metz, Toul et Vendôme. — Défaite de Saint-Quentin. — Prise de Calais par le duc de Guise. - Mort de Henri II 138
IX. ^ François II. — La conjuration d'Amboise. — Gondé ; la Renaudie. — Assemblée de Fontainebleau. —
Ëtots d'Orléans. — Mort du roi 153
X. — Charles IX. — Massacre de Vassy et de Sens. — Guerres de religion. — Bataille de Dreux. — Assassinat de François de Guise. — Bataille de Saint-Denis ; mort de Montmorency. — Bataille de Jamac ; mort de Condé. — Bataille de Moncontour. — Paix de Saint-Germain. — Mariage de
Charles IX 165
XI. — Mariage de Henri de Navarre avec Marguerite de Valois. — Massacre de la Saint-Barthélémy. — Meurtre de Coligny. — Paix de la Rochelle. — Mort de Charles IX 183
XII. — Henri III. — Paix de Monsieur. — La Ligue. — Premiers états de Blois. — Mort du duc d*Alençon. — Assassinat du prince d'Orange. ~~ Traité de Nemours. — Bataille de Coutras âO
XIII- — Les barricades. — L* Armada. — Seconds états de Blois. — Assassinat du duc et du cardinal de Guise.
— Mort de Catherine de lifédicis. — Union de Henri de Navarre et du roi de France. — Siège de Paris par Tarmée royale. — Assassinat et mort de Henri III 217
XiV. — Henri IV. — Le cardinal de Bourbon, roi de la ligue. Batailles d'Arqués et dlvry. — Conversion de Henri IV au caiholicisme. — Guerre avec l'Espagne.
— Édit de Nantes — Paix de Vervins. — Mariage de Henri avec Marie de Médicis. — Guerre de Savoie. — Conspiration de Biron 236
XV. — Concini. — Gouvernement de Henri IV. — Administration de Sully. — Améliorations et embellissements — Assassinat de Henri IV. — Louis XIII
— Marie de Médicis régente. *- Mariages espagnols.
Pages.
États généraux de 1614. — Luynes. — Assassinat
de Goncini ; exécation de sa femme S56
XVI. — Luynes connétable ; sa mort. — Le cardinal de Richelieu ministre. — Affaire de la Valteline ; lutte avec la papauté. — Conspiration et mort de Cha-
lais. — Siège et Prise de la Rochelle 279
XV 11. — Waldstein — Paix d*Alais. — Journée des dupes. — Alliance de la France avec la Suède : Gustave Adolphe ; ses victoires, sa mort. — Révolte de Gaston d*Orléans ; sa défaite à Gastelnaudary. — La France envahie par les impériaux et les Espagnols. — Prise et reprise de Corbie 21-6
XVII 1. «- Conspiration et mort de Cinq-Mars. — Mort de Richelieu, de Louis XIII. ~~ Louis XIV. — Régence d'Anne d'Autriche. — Mazarin. Batailles de
Rocroy^ de Fribourg, de Nord-Lingen, de Lens. — Les deux frondes. — Journée des barricades. — Majorité du roi. — Combat de la porte Saint-Antoine.
— Massacre de THôtel de Ville. — Bataille des Dunes. — Mariage du roi avec Marie-Thérèse d'Espagne. — Paix des Pyrénées. — Mort de Mazarin 316