‹ Abrégé d'histoire de FranceChapitre 50 sur 108 · GUKRRË CONTRE L'EMPIRE ET L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

GUKRRË CONTRE L'EMPIRE ET L'ESPAGNE

frappa ses ennemis, frappa ses faux amis. Hais mainlenant quels seront les vrais? Il lui faudra bientôt, par nécessité politique, agir contre le pape, qui approuve le mariage de Monsieur avec une Lorraine.

Il avait travaillé Thiver à refaire l'unité discordante du parti protestant, qui paraissait s'abandonner lui-même. En avril 1633, il signa une ligue avec quatre cercles d'Allemagne, et avec les Suédois, à qui il promettait un million par année. Secours insuffisant. On le lui dit. Et il y parut bientôt à Nordlingen, où Bernard de Weimar, général allemand, des Suédois, fut battu par les Impériaux (août, 1634). L'Allemagne à la discrétion de l'Empereur, priait Richelieu de prendre Brisach, Philispsbourg, le Haut- Rhin, mais d'armer et d'intervenir, de descendre en champ clos, de remplacer Gustave.

Ainsi l'attraction fatale de cette guerre terrible de Trente ans, affamée d'hommes, entraînait la France. Et personnellement Richelieu, par son intérêt de ministre, n'y était pas moins attiré.

/"Ajc^juoinent, en tout^ surtout, le pape était contre nous« Il nous refusait Fargenf qu^il donnait à l'Espagne. Richelieu, pour obtenir un don du clergé de France sans l'autorisation de Rome, fit valoir aux évèc(lies qu'il n'allait commencer la guerre que pour délivrer un évéque, Télec* teur de Trêves, enlové par l'Espagne et prisonnier à Vienne. Celte croisade devait s'exécuter par l'épée protestante des Suédois et des Hollandais. Par son traité avec ceux-ci, Richelieu leur donnait moitié des Pays-Bas, s'adjugeait l'autre. Il se remit à la chance, dans cette guerre contre l'Espagne, guerre contre la reine, guerre contre la cour, contre tous ses ennemis.

Il y avait bientôt quarante ans que la France n'avait fait la grande guerre. Et personne ne la savait plus. Richelieu suit une méthode mauvaise, deux généraux à chaque armée,

et l'un d'eux un parent ou ami du ministre qui observe Faulre.

Au nord, ce fut Brézé, son beau-frère, et sur le Rbin le cardinal la Valette. La noblesse ne voulut prendre l'ordre d'un général prêtre.

La première campagne resta de tout point ridicule. La Valette, loin de pouvoir rejoindre les Suédois, est forcé de faire une retraite désastreuse. Madrid dut être satisfaite, mais le Louvre l'était bien plus, et la cour nageait dans la joie.

Richelieu réussirait-il mieux en 1636? Il n'y avait pas d'apparence. L'argent manquait. Il avait entrepris, en commençant la guerre, une chose hardie, et révolutionnaire alors, d'alléger quelque peu la taille du peuple en faisant payer quelques exemptés, les gros bourgeois pour une partie de leurs fiefs, les ecclésiastiques propriétaires pource qu'ils possédaient d'étranger à l'Église. Très vive irritation. Elle ne fut pas moindre dans les gens d'épée quand, pour punir l'arméedu Rhin, il déclara dégradés de noblesse ceux qui quittaient l'armée ; les officiers non nobles envoya aux galères, et les soldats punis de mort. Il avait fallu licencier celte armée. Donc la France était découverte. Richelieu fit visiier nos places du Nord par Sublet Du Noyer. Celui-ci ne connaissait rien aux places de guerre. Il rapporta ce que désirait le ministre, que tout était jen bon état.

Richelieu, tranquille sur ie Nord, regarda au sud-est, oA le prince de Condé, gouverneur de Bourgogne, lui proposait d'envahir la Franche-Comté. Le prince le flattait de l'espoir qu'en celte campagne la Meilleraie, grand mailre de l'arlillerie, justifierait la faveur singulière du ministre.

Invasion de la France par lea Impériaiuc et les Eupag^noLi. — Prliie et reprlue de Coribie (1636). -'

Pendant ce temps, la France était envahie, le duc de Lorraine entrait en Bourgogne, et Gallas, autre général de Tempereur, allait par la Franche-Comté. Union pour la

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