TROUBLES DE 1837 ET
Population en 1831: 553,000 âmes,
1, Origine des troubles.—[e refus constant d’abandouner aux Députés le contrôle absolu et entier des sub-
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DOMINATION ANGLAISR.
sides, la prorogation violente du dernier Parlement, la destitutiou üe son Président et de plusienrs Députés comme officiers de milice, mécontentèrent le peupie et nmenèrent un dénoûment sanglant à ces longs et nrageux débate
Associations secrètes.—Tout espoir d'accommodement étant perdu, de Associations secrètes et des Comités se forment et s'organisent de toutes parts pour la résis. tance. Dans une assemblée de six Comtés, tenne à Charles, on décide de faire un appel au peuyle. Mer. Lartigue, évêque de Montréal, voyant la résistance s'organiser, publie un mandement pour rappeler à ses ouailles que Île devoir de tout chrétien est de rester fidèle au pouvoir établi.
2. Combat de St.-Denis.—Lord Gosford, effrayé, fit venir des troupes du Nouveau-Brunswick et arma près de 600 volontaires.
Les troubles, commencés à Montréal le 7 novembre, s’étendirent sur plusieurs autres points, La cavalerie anglaise fut défaite près de Chambly. A St.-Denis, le Dr. Nelson, à la tête de 800 Canadiens mal armés, mit en fuite, après six heures de combat, le colonel Gore, qui commanduit un détachement de troupes régulières,
8. Combat de St -Charles.-——Une poignée de Canadiens mal armés et abandonnés par leurs propres ch-f5, s'étaient retranchés sur la rivière Richelieu, à St. Charles. Attaqués par des forces bien supérieures, ils ne +45c0m. bèrent qu'après une résistance désespérée; la lu: art se firent tuer, ne voulant pas tomber vivants entre :: mains des vainqueurs,
4. Loi martiale et combat de St.-Fr:. aci:«, À la suite de ces événements, en 1837, la loi :… iale fut proclamée dans le District de Montréal, Du côté nord du fluve, le Dr, Chenier, à la tête de 250 insurgés, s'était retranché dins l’église et dans le couvent de St.-Eustache, Attaqué par 2600 réguliers commandés par Sir John Colborne, Chenier fut défait et tué. Colborne, surnommé le Vieux Brûiot,” livra aux flammes l'église, le couvené et le village de St.-Eustache,
5. Troubles dans le Haut-Canada,.-—-Le Haut- Canada n'était pas soins agité que le Bus, M. McKenzie, chef des insurgés, fut déiuit près de Toronto; après plu: sieurs tentatives iufruciucuses de résistance, il se réfugia aux Etats Uuis.
6. Départ de Lord Gosford.—Lord Gosford, qui p’aimuit pas les mesures extrêmes, avait demandé son rappel avant le commencement des troubles, Il partit vers la fin de février 1838, laissant l'administration à Sir John Colborne.
7. Conseil Spécial. —L'Angleterre, voulant réprimer le plus prompteient possible l'insurrection, crut que le meilleur moyen d'y arriver était de suspendre la eoustitution de 1791. (Cette mesure passa dans la Chambre des Communes par une faible majorité, Colborne reçut l’ordre de former un Conseil Spécial pour l'expédition des affaires les plus pressantes. Ce Conseil, composé de 22 membres, dont 11 Canadiens, s’assembla dans le mois d'avril 1838.
Questionnaire. —Quelle fut la cause des troubles qui eurent lieu en 1837 et que fit Mgr. Lartigue pour prévenir un dénoument funeste? —2. Race"tes nous le combat de St.-Denis—3. Racontez-nous le combat de St.-Charles—4. Quand fut proclamée la loi martiale, ot quel fut le r.sultat du combat de St.-Eustashe ?—6, Dans quel état se trouvait le Heut-Cauada à la me époque ?—£. Quand Lord Gosford laissa-t il son gouverpemeut ?—7. Quand tut suspendue la Constitution de 1791 et quel gouvernement rewplaga cette constitution ?
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ÆIL LORD DURHAM;-XIII COLBORNE et LORD SEATON
1838 à 1839 1. Xii. Lord Durham, 1838.-—-Lord Gosford eut
pour snecessour lord Durham ; il arriva à Québec vers la fin de mai T'ouvant les prisons remplies d’insurgés qui attenduient leurs procès, il accorda l’amnistie à tous ceux qui avaient pris art À l'insurrection, et n'en excepta que 24, qui furent envoyés en exil aux Iles Bermndos,
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DOMINATION ANGLAISE, s 1 lord Durham partit, le ler novembre, pour l'Angleterre. Le désaveu que le ministère anglais avait donné à sa conduite, dans ce qui avait rapport à l’amnistie, l'avait profond'mcut blessé. Colborne le remplaga en qualité d’administrateur.
2. Autres tentatives des insurgés.—Après le Apart de lord Durham, les réfugés politiques aux Etntslinis et quelques Américains passèrent la frontière, et pénétrèrent à la fois dans les deux Canadas. Des.insurrections sans importance éclatèrent à Beauharnoïs, à Châterugnay, à Rouville, à Varennes, à Contrecœur et à Terrebonne. 1e Dr. Nelson prit possession du village de Napierville.
3. XIII. Colborne, 1838 à 1839.—Colborne, élevé À la pairie sous le nom de lord Scaton, proclama la loi martiale, arma les volontaires, fit arrêter tous les suspects, et, À la tête de 7 à 8,000 hommes, alla promener le feu sur le pays insurgé, où tout était rentré dans l’ordre,
Procès des prisonniers.—Colborne fit juger les brisonniers par une Cour martiale. (Cette cour pronongs la peine de mort contre 89; 47 furent condamnés à la déportation, Treize victimes, au nombre desquels était le chevilier de Lorimier, montèrent sur l’échafaud ; les autres furent transportés en Australie, Ces mesurs:s sévères furent partout blâmnées, même en Angleterre, &
4. Etat religieux, social et polirique.— Denuis la conquête du pays, quatre-vingts années s'étaient écou'ècst arinées de persécution, d’intolérance religieuse et de d' «potisme. l'Angleterre avait suivi àl’égard du Canada la politique qu'elle ivait tenu à l'égard de l'Irlande : angliciser et protestai.1.-vr le peup'e et lui donner ses lois.
L'existence légale du catholicisme ne fut reconnu en : unals qu'après le départ de Craig
En 1800, la législature passa une mesure ‘l’Institution Royale ?? destinée à anglifier et à protestantiser le pay-, en mettant l’enseignement entre les mains d’instituteurs auyluié
et protestants. Les Canadiens refusèrent d'envoyer leurs eafants à ces écoles.
Une ère nouvelle commence avec l'Union: l'Angleterre donne de nouvelles instructions à ses représentants et laisse aux Canadiens la liberié de se gouverner comme ils l’entendent.
Questionnaire. —1: Quel fut le successeur de lord Gosford ?—2, Quelles furent les tentatives des insurzés en 1338 ? 5 Qui remplag: lord Durham et comment se conduisit-i! à l’ésard des prisonniers politiques ? 4. on était l'ékat religisux, social et politique avaut l'Union des Cana-