‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 3 sur 53 · CANADA · texte numérisé non relu

CANADA

» Étendue.—Le Canada, avec ses limites actuelles, est dune immense contrée de l'Amérique Septentrionale, égalant “cn superficie presque l'Europe, Il s'étend de l'Atlantique fau Pacifique, et de la frontière des Etats-Unis à la mer Glaciale,

| Sous la domination française, la Nouvelle France com- “prenait les vallées du St-Laurent, des Grands Lacs, du Mississipi et celle de l'Ohio, son afluent,.

Hs

Provinces.—Les 7 Provinces du Canada et Pimmense territoire du Nord-Ouest ont été colonisés par la

… l'rance, à des époques différentes :

1° La Nouvelle-Rcosse (Acadie) fut colonisée en 1604 ; le Nouveau-Brunswick fut primitivemeut attaché à la - Nouvelle Krance et ensuite à l'Acadie,

Nouvelle F b te à l'Acadie

29 La Province de Québec fut colonisée en 1608,

3? La Province d'Ontario fit partis de la Province de Québec jusqu'en 1791.

4° Manitoba, comprenant les anciennes colonies de la Rivière-Rouge et du Portage, a été eolonisé par des Français et des Anglais au commencement de ce siècle,

5° La Colombie anglaise doit ses premiers colons à ses mines d'or, qui, depuis un peu plus de 25 ans, y attirent une foule d'aventuriers.

Fi 6° L'Ile du Prince Edouard a été colonisée en 1718,

7° Le Danois Anskolk a découvert la baie d'Hudson. Depuis 1672, la célèbre compagnie de la baie d'Hudson a établi sur cet immense territoire des postes pour y exploiter le commerce des fourrures,

Forts,—Pour se maintenir dans ses vastes possessions

ct se préserver contre les attaques des Sauvages, la France éleva sur plusieurs points un grand nombre de forts.

Parmi ces forts on remarque ceux de Québec, des Trois-Rivières et de Montréal, sur le St-Laurent; ecux de Sorel, de Chambly, de St. Jean, de St. Frédéric, et de la san à la chevelure (Carillon), sur le Richelieu cet sur le lac Champlain ; ceux de Cataracoui où Frontenac, de Niagara, du Détroit, de la Presqu'île, sur les grands lacs ; ceux de Duquesne et de M: ichaut, dans la vallée de l Ohio : celui de Contrecœæur, à l'ouest du lac Supérieur.

Sauvages.—Lorsque les Français s'établirent dans la Nouvelle Fr ana) ils y trouvèrent plusieurs nations ou tribus de Sauvayzes, En remontant le fleuve, on remarquait les Montagnais dans le Labrador; les Alwonquins, au nord du St. Laurent : les Outaouais, sur la rivière de ce nom; les Hurons, sur ‘le bord du lac auquel ils ont donné leur nom; les nombreuses tribus des Sioux, des Miamis, des Outagamis, ete., à l'ouest, et au sud du lac Supérieur; la confédération des cinq tribus des Troquots, au sud du lac Ontario, dans l'Etat de New-York ; les Etchemins, au sud du St-Laurent; les Abénaquis, qui, avec es Inrons, furent les alliés les plus üdèles des Lrançais, dans Ptat du Maine et sur les borls du St-Laurent: eufin ies Mic. mies ou Souriquois, dans l'Acadie.

Caractère et mœurs des Sauvages.—"Tous ces Indiens étaient d'une haute stature ct bien proportionnés, Leur teint était cuivre, leurs eux généralement bruns, leurs cheveux jongs ct noirs, TIs étaient très- intelligents, Assez doux dans la paix, Üs étaient d'une cruauté révoltante duns leurs expéditions guerrières, faisant souffrir à leurs prisonniers les tourments les plus affreux, cb poussant la barbarie jusqu'à manger la chair s sanglante de leurs victimes,

Industrie.— Maire des ares, des flèches, des tomohaks, des canots d’écorce, des filets: voilà, à peu près, à quoi se bornait l'industrie des Indiens. Les hommes faisaient la chasse et la pêche. Les femmes, regardées comine des esclaves, étaient traitées avec mépris paz les hommes, Elles se liyriient aux travaux les plus pénibles,

Fe

Ras

LS

Ré

la France ris.

aébec, des ; ceux de e, et de la a et sur Île tenac, de nds lacs ;

de l'Ohio ;

rent dans ations ou marquait , au nord è CC nom; onné£ leur amis, des érieur; la d du lac $, au sud Enrons, ns Ptat ies Mic.

Tous ces rttonnés, 16 bruns, ellisents.

até révolsouffrir à poussant de leurs

es tomou près, à horimes egardées | pas Îles pénibles,

Religion.—Ta religion des Tndiens était un paga- | nisre grossier. Ils croyaient à l'existence de deux dieux ; [l'un bon, qu'ils appelaient le bon Manitou ; ct l’autre mauais, qu'ils appelaient le mauvats Manitou. Is avaient Lune idée confuse des peines et des récompenses après la

mort : ils pensaient que ceux qui avaicnt été bons pendant Lla viv, allaient daus ua pays où la chasse était abondante, let que ceux qui avaient été méchants, étaient envoyés dans uu pays où il n’y avait ni chasse ni pêche,

Gouvernement.—Les Sauvages n'avaient aucune À forme réruiière de gouvernement. Plutôt républicains que | monarchistes, ils n’obéissaient qu’à des chefs qu'ils se choi- À issuient librement parmi les plus braves et les plus | éloqgients de la tribu.

PREMIRRE PARTIE,

DOMINATION FRANCZLISE 1608 à 1760.

Page 1