DÉCOUVERTES ET PRISES DE POSSESSION
Découverte de l’'Amérique.—Christopÿhe Colomb,
. né à Gènes, étant au service du roi d'Espagne, révéla, en 1492, à VE Europe étonnée, l'existence d’un Nouveau Monde. Aussitôt les s principaics luissances maritimes de cette époque
) y envoient des découvreurs, prennent possession de vastes
« contrées ct se partagent entre elles le Nouveau Monde. Bientôt après, une foule d’aventuriers à la recherche de cotte terre de richesses merveilleuses parcourent en tous sens … le nouveau continent, et jettent les fondeiments de plusicurs
Colonies import: ifités.
Colomb—ses voyages.—[La première terre à la- -quelle Colomb aborda fut l’île de San-Salvador, une des îles Lucayes; dans le même voyage, il découvrit Cuba et … Saint-Domingue, où il bâtit un petit fort. A son troisième # | voyage, on 1497, il suivit les côtes septentrionales de è Y di Vi du Sud. *
> On n’a pas donné le nom de Colomb au Continent qu'il découvrit, c’est une des nombreuses injustices dont les Espagnols se rendirent coupables envers cet illustre navi- )gateur, C’est à Amérie Vespuce qu'était réservé ect honneur.
4 {IISTOIRE DU VANADA, CARTE DE L'AMÉRIQUE,
Espague.— Colomb, Cortez, Pizarre el d'autres navigateurs donnèrent à l Espagne le Sud-Est et le Sud-Ouest des Etats- Unie, le Mexique, l'Amérique Centrale, le Vénézuéla, la Nouvelle-Grenade, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, le Chili, le Paraguay, l'Üraguay, la République Argentine et la Patagonie,
Portugal,—Le Portugal prit possession du Brésil, découvert, en 1500, par Cabral,
Augletorro, Hoïlando et Suède.—Les premiers navigateurs envoyés en exploration par l'Angleterre furent Jean et Sébastien Cabot, en :427,
Les Arlais s'établirent ans la Virginie, en 1584, Plus tard, ‘ls fondérent la Nouvelle Angleterre: cette colonie com: pren:ut alors les Etais du New-Hampskire, de Massachusetts, de Rhode-Island et de Connecticut,
Entre 14 Nouvelle-Angleterre et la Virginie se trouvait uns colonie hollandaise, les Nouveaux-Pays-Bas connus aujourd'hui sous le nom d'Etat de New-York. Plus au sud, vers la Delaware, les Suédois avaient fondé une colonie, le N uveau- Jersey. Pçu à peu toute 1x côte orientale des contrées qui forment aujourd'hui les Etats-Unis, passa aux Anglais,
France.—Sous le règne de François Ter, Jean Vérazzani, florentin, fut envoyé, en 1523, à la découverte de nouvelles terres. Er, 1534 et en 1535, Jacques Cartier, habile naviga: teur de St-Malo, visita ie golie St-Laurent, découvrit le Canada et en prit possession au nom du roi de France,
14 France « coloui:é le Canada ou Nouvelle France, l'Acadie et la Louisiane,
Premier voyage.—François Ier, désirant établir une colonie en Amérique, revêtit Cartier d’une comraission qui l’autorisait à prendre possession de tous les pays qu’il aécdüuvrirait,
Cartier partit le 20 avril 1534, avec deux vaisseaux d'environ 50 tonneaux. Il visita les côtes de T'erreneuve, entra dans le volfe St-Laurent par le détroit de Belle-Isle
avigateurs des Etatsézuéla, la , le Chili, ne et Ja
il, décou-
8 navigat Jean et
4, Plus Onu1IC Com:
ichuseits,
vait uns
aujoursud, vers ‘Uveaurées qui ,,
razzant, iouvelles naviga:
uvrit le .]
France,
établir raission 8 qu’il
SSCAUX
neuve, le-Isle
er
BE
Sa RE
JACUQUES CARTIEN, y
et longea les côtes Au Labrador, nsuite il entra, le 3 juillet, duns une baic qu'il appela Baie des Chalours,
À sa sortie de cette baie, la violence du vent l'oblisea de chercher un refuge dans celle de Gaspé,
Prise de possession.—(Cartier prit possession du pays en arborant, au fond de Ia baie, une croix surmontée des armes de France, Le jour de l’Assomption, il mit à la voile pour retourner en France,
Deuxième voyage de Cartier.—rançois Ter, satisfait du rapport que Cartier lui fit de son premier voyage, lui accorda une nouvelle commission, Béui avec tout son équipage par l’évêque de St.-Malo, Cartier s’embarqua le 19 mai, La flottille comprenait trois petits navires: la Grande Hermine, la Petite Hermine ei V Emérillon, Cartier arriva, le 16 juillet, au Blane-Sab'on, Le 10 août, il entra dans unc baie qu'il appela St-Laurent, on l'honneur du Saint dont on célébr'it la fête ce jour-là, Te 15 août, le jour de l’Assompt'on de la Ste. Vicrgs, il côtoya l’île W’Anticosti, à laquelle il donna le nom d'île de l’Assomption ; le 6 septembre, il mouilla près de l'île aux Coudres; le 7 du même mois, il jeta l'ancre entre la côte du nord et l’île d'Orléans, qu’il nomma Il: Bacchus. Le 8, Cartier reçut la visite de Donnacona, chef de la bourzade de Stadaconé (aile d'oiseau), qui se trouvait à l'endroit où cest aujourd'hui la ville de Québec.
Cartier arrive à Stadaconé.—Le 14, Cartier arriva à Stadaconé; il trouva ie paysage si agréable et le port si beau, qu’il se décida à y passer l'hiver. Il fit entrer la Grande et la Petite Hermine dans la rivière St.-Charles, qu’il appela rivière Ste.-Uroix, parce qu'il y était entré le jour de l’Exaltation de la Ste, Croix, Cartier fut très-bien reçu de Donnacona.
Cartier visite Hochelaga.—1,c 19, Cartier s'embarqua sur l'Emérillon pour se rendre à Hochelaga (grande chaussée de Castors.) A 15 lieues plus haut, il s'arrêta À une bourgade appelée Achelaï. Il laissa l'Emérillon à l'entrée du lac St.-Pierre, ct arriva avec deux barques, le 2 octobre, à Hochelaga.
6 LiSTOIFE DU CANADA.
Hochelaga était mieux bâtie que Stadaconé. Les mille habitants de cette bourgade reçurent très-bien Cartier, Après avoir admiré le pays du haut de la petite montagne, & laquelle Cartier donna le nom de Mont Royaiï, los Français reprirent le chemin du Canada, Le 7 octobre, Cartier découvrit une riviere, à laquelle il donna le nom de Fouez (les Trois Rivières), ct le 11, PEmérillon rentra dans la rivière Ste.-(roix,
Prise de possession du pays.—Pendant l'absence de Cartier, les Françgus restés à Stadaconé avaient construit devant les vaisseaux unc espèce de retranchement,
Pendant l'hiver, les Français eurent beaucoup à souflrir du frcid et du scorbut, qui enleva 35 hommes.
Le 8 mai, Cartier fit ulanter sur le bord de la rivière une grande croix surmontée des armes de France,
Le 6 mai, 1l mit à la voile pour retourner en France, emmenant sur son vaisseau Donnacona, le chef de Stadaconé,
Premier essai de colonisation. .-- Les guerres que la France avait à soutenir contre l'Espagne, empêchèrent Frauyois Ler de songer à coloniser immédiatement le Canada. Le 15 janvier 1540, il accorda à Jean-Francois de la Roque, sieur de Roberval, gentilhomme de Picardie, des lettre: patentes. par iesqueiles il le nemmaiït son lieutenantgénéral dans les pays du Canada, Hochelaga et Saguenay. * La conduite de l'expédition fut confiée à Cartier, qui reçut le titre de capitaine général et de maître pilote.
Troisième voyage de Cartier.—Roberval n’étant pas encore prêt, Cartier le devança ct s’embarqua à St.-Malo, le 23 mai 1541. Sa flottifle, composée de cinq nævires, n'arriva que le 23 août au hâvre de Ste.-Croix, Ayant quelques raisons de so défier de l’agona qui avait succédé à Donnacona (mort en France), il aïla jeter au Cap- Rceuge les fondements d’un fort, qu’il nomma Charlesbourg- Royal. Pendant que ses gens s'occupaient à faire quelques défrichements e& à ‘fortifior la place, Cartier remonta
* La Nouvelle Franco, suivant les indigènes, était alors divisée en trois royaumss: Saguenay, Canaïa et Hochelaga,
re:
HSE
ou. Mn semé PE PA
RTE
Les mille
Cartier.
nontugne, ÿ Français , Cartier de Fouez \ dans la
l'absence construit
à souflrir ière une
France, adaconc,
guerres échèrent Canada.
s de la die, des utenantuenay. * ui reçut
val n’éarqua à de cinq Croix, ii avait du Capsbourele quelemonta
| diviséo
Sp
7h Es] Er Ni É72
le fleuve, espérant toujours trouver un passage pour arriver au Saguenav ; mais il ne put remonter plus haut que ie Sault St.-Louis,
Cartier retourne en France.—Pendant l'hiver, les Français furent plusieurs fois inquiétés par bes Sauvages. Aussitôt que le printemps fut arrivé, ils se hâtèrent de retourner cn France.
Sur les côtes de Terre-Neuve, Carticr rencontra Mr. do Roberval, dont l'expédition se composait de 3 grands vaissceaux qui amenaient 200 personnes, parmi lesquelles se trouvaient plusieurs hommes de qualité. Roberval voulut engager Cartier à retourner avec lni; mais Île capitaine Malouin, désespérant probablement du succès de lentreprise, leva l’ancre secrètement la nuit suivante.
Roberval hiverne dans le pays.-—Roberval vint se fixer, en 1542, à Charlesbourg-Royal, que Cartier venait de quitter et changea ce nom en celui de France-Roy. Roberval renvoya en France deux de ses vaisseaux pour rapporter les provisions nécessaires à la Colonie pour le printemps suivant; mais le roi, au lieu de lui envoyer des secours ct des provisions, le rappela, en 1545.
Depuis cette date jusqu’à la fin du seizième siècle, il ne fut tenté par la France aucun établissement en Amérique. Les vaisseaux continusient cependant à faire la pêche de la morue sur les bancs de Terre-Neuve.
Essai de colonisation par le marquis de la Roche.—Veïs la fin du 16e siècle, le marquis de la Roche obtint de leuri LIT des lettres patentes le nommant licutenant-génér2l et vice-roi des Terres-Neuves et d’autres pays qu'il pourrait découvrir. En 1598, ces lettres pa “entes furent confirmées par Henri IV.
Le marquis de la Roche partit avec un seul vaisseuu, cmmenant 50 repris de justice, qu'il débarqua sur l'île de Sable, en attendart quil tronvat snr le continent un lieu propre à établir une colonie. Au retour, les vents contraires ne lui permirent pas d'y aborder, et ces infortunés restèrent sur cette île pendant plusieurs annéos: ils n'étaient plus qu'au nombre de douze, lorsque le roi,
informé du sort de ces malheureux délaissés, les envoya chercher.
M. de Chauvin.—La commission du Marquis de la Roche passa aux mains de Mr. Chauvin en 1599, ot ce navigateur s'occupa ‘exclusivement de la traite des pelleteries. Après la mort de Chauvin, cn 1601, sa connuission passa au commandeur de Chates, gouverneur de Dieppe.
Compagnie de M. de Chates.—M. de Chates forma une compagnie puissante, Pontgravé, négociant de St.-Malo, eut la conduite des vaisseaux. Le commandeur engagea aussi Champlain à se joindre à Pontgcavé pour faire le voyage du Canada. Il le pria d'examiner soigneusement le pays, et de lui en faire un rapport exact et tidèle,
Champlain remonte le St.-Laurent.—(hamplain partit avec Ponteravé, le 15 mars 1603, Les vaisscaux furent laissés à Tadousac, Champlain et Pontyravé remontèrent le St-Laurent jusqu'an Sault St.-Louis. De rétour en France, ils apprirent la nouvelie de la mort de
M. de Chates.
Compagnie de M. de Monts.—.[a commission de M. de Chates passa à M, Pierre du Gas, sieur de Monts, gentilhomme calviniste et gouverneur de Pous,
M. de Monts conserva la compagnie formée par M, de Chates, et l’augmenta de quelques nésociunts de Rouen et
de La Rochelle.
Fondation de l’Acadie.—Au printemps de 1604, M. de Monts partit avec deux vaisseaux, accompagné de Champlain et de M. de Poutrincourt, puur établir une colonie, Après avoir visité les côtes de la baie Française (Fundy), il all4 hiverner dans l'ile Ste.-Croix, à l’embouchure de la rivière des Htchemins (Rivière Ste.-Croix). Dans ce licu, les Français souffrirent Lbenuecup du froid, du manque d'eau et du scorbut, qui enleva 36 hommes. Aussi, dès que la navigation fut ouverte, M. de Monts, accompagné de Champlain ct de quelques hommes, s’embar. quèrent sur une barque ct lonevrent la côte jusqu’au Cap Cod, Ne trouvant pas do lieu qui lui offrit tous les
FA mere
RRREET
Re
PRE Ve ISERE
puis de Ja 99, ct ce es pelletem'uission e Dicppe.
e Chates ociant de wandeur avé pour liner SOiexact eb
— (Cham.
108 Vaisontéravé uis. De mort de
ission de Monts,
r M. de touen ct
e 1604, igné de ir une rançaise ’embou- Croix).
à froid, ommes, pts, acembar. u Cap ous les
ÿ CUVOya
“avantages qu'il cherchait, M, de Monts reviut à Ste.-Croix ; “puis les Français se rembarquèrent sur les deux navires ct Malièrent fonder en Acadie un établissement, auquel on donna le nom de Port Royal (aujourd'hui Annapolis).