‹ Abrégé d'histoire du Canada [microforme] (volume 3)Chapitre 49 sur 53 · TEST TARGET (MT · texte numérisé non relu

TEST TARGET (MT

I] LO le les INLE.

== à % 1e (L2S L£ nus

LE que Re a =—— L [a :

dd — — LELETES ===

\. SVT REÈ : 5? D 2 KR "AN | D So >: Cy ZN re 1 nn © Ce NN 4 PS e* AN 1 RIN 2 ns | y Photographic 23 WEST MAIN STREET OA 6° |

W Ccierices WEBSTER, N.Y. 14580 (4

Corporation

Pr Ve

jours durer. En 1864, des divisions parmi les Canadiens et l'esprit d’antagonisme entre la population du IHaat-Canada ct celle du Bas-Canada rendirent impossible le fonetionnement de l’Acte d'Union de 1840, et nécessitèrent un changement dans la Constitution.

Confédération. de quatre Provinces.— Los bases d’une nouvelle Constitution furent préparées à Québec, par les délégués de toutes les provinces britanniques de l'Amérique du Nord.

La Confédération, on Paissance du Canada, fut inauguréc le Ter juillet 1867. Elle fut d’abord composée de la Province de Québec (Bas-Canada), de la Province d’Ontario (Hfaut-Canada), du Nouveau-Brunsw:ck et de la Nouvelle-Ecosse. Elle s’est depuis augmentée de Manitoba, en 1870; de la Colombie anglaise, en 1871, ct de l'Ile du Prince-Rdouard, en 1373.

Gouverneurs.—Depuis la Confédération, l’Angleterre à été représentée dans la Puissance par trois gouverneurs: Lord Mouck, qui inaugura le nouveau régime; Sir John Young, qui a été élevé à la pairie sous le nom de lord Lisgar, ct lord Daffcrin, qui depuis 1872 tient les rênes de l'administration. {Les deux premiers, en retournant en Angleterre, nt emporté avec eux l'estime et les regrets de tous les Canadiens. Lord Dufferin, homme instruit ct aimable, a été reçu avec enthousiasme dans toutes les viiles qu'il a visitées. [la partout donné des preuves évidentes qu'il veut être le protecteur des sciences et des lettres.

Lieutenants-Gouverneurs.--[La Province de Québee compte, depuis la Confédération, deux Lieutenantsgouverneurs: Sir N.-F,. Belleau de 1867 à 1873, ct l’honoruble R.-1, Caron:

et de

co

inul vert en i en | mêrn

] Grai inju con de s

] de }’ mod

] paix sults de fe jeun du p ou ci mer … rés, défer des 1 périt très:

À périt couv

fer et entre factu vrent et les et de:

Très-

[ons Ca- 1 onc- $ ÿ un

Les Quéques

mass

naue de ’One la soba, e du

ngleuver- Sir lord es de t en ts de it ct viiles enteg

Quéants- 10n0-

CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES SUR LA SOCIÉTÉ, LES PROGRÈS DE LA COLONIE, LES COMMU- NAUTÉS RELIGIEUSES, LE CLERGÉ ET LES LETTRES.

Etat Social.—A peine le drapeau angiais flottait-il sur les inurs de nos villes et de nos forts, que l'Angleterre voulut gouverner les Canadiens, comme elle gouvernait ators l'Irlande, en les privant des libertés dont jouissaient ses autres sujets, en les genant dans l’exercice de leur religion et en s’attaquant même à leurs lois et à leur langue.

La proximité où se trouve le Canada des Etats-Unis et la crainte de perdre sa Colonie modifiérent bientôt sa politique injuste et tyrannique, surtout depuis 1774, De concession en concession, elle arriva à abandonner aux Canadiens la liberté de se gouverner suivant leur désir.

Le Canada est peut-être, même dans sa sujétion à l’égard de l'Angleterre, le plus libre et le plus indépendant des peuples inodernes, et cela, grâce à sa vigoureuse sève de catholicisme.

Les catholiques et les protestants vivent dans la plus grande paix sur cette terre bénie de la Providence. Cet heureux résultat est en grande partie dû à nos communautés religieuses de fenunes, où n93 jeunes filles reçoivent l'instruction avec les jeunes demoiselles des familles protestantes les plus distinguées du pays. Dans ces maisons, les jeunes demoiselles, protestantes ou catholiques, apprennent à se connaître, à s’aimer et à s’estimer et forment des liaisons qui durent toute la vie.

Progrès.—Sous la direction de gouverneurs sages et éclairés, représenté au Parlement par &es hommes capables de défendre l2s droits et los libertés du peuple et aiministré par des ministres qui n’avaient à cœur que le bien être et la prospérité du pays, le Canada à fait depuis l'Union des progrès très-remarquables.

Nul pays n'offre, en effet, un exemple plus frappant de prospérité en si peu d'années. Nos rivières et nos lacs sont couverts de vaisseaux à voiles et à vapeur: les chemins de fer et les lignes télégraphiques font communiquer nos villes entre elles, avec les Etats-Unis et avec l'Evrope: les manufactures s'ouvrent de tous côtés: les écoles primaires cou: vrent toute la Province: les Colléges classiques, les couvents et les autres institutions supérieures font l'honneur des villes et des grands villages.

Communautés religieuses de femmes.—-Le canon du Roi Très-Chrétien a cessé de gronder, le drapeau fleurdelisé ne

90 IISTOIRE DU CANADA.

flotte plus sur nos villes et sur nos forts; mais les filles de Ste, Ursule, de Margucrite Bourgeois, les sœurs de la charité et une foule d'autres servantes de Dieu sont encore dans la Nouvelle France pour continuer l’œuvre providentiel de Dieu sur ce pays.

En considérant les événements, il est facile de conclure aujourd’hui, que lies Ursulines et les Sœurs de Charité qui étaient venues avec elles pour prendre possession de l'Hôtel- Dieu et les missionnaires envoyés pour annoncer l’Evangile aux Hurons, aux Alsonquins et aux Iroquois, ont plus fe it] pour le maintien de la Colonie ct plus influé sur son avenir que les citadelles, les canons ct les valeureux bataillons, qui pourtant ne marchandaient pas leur vie. Si la foree matérielle a fini par succomber, la force providentielle a encore ses vues sur cette colonie, destinée peut-être à jouer sur ce continent le rôle de la vieille France sur celui de l'Europe.

Former les jernes filles à la piété, leur donner des connaissances utiles et agréables, soigner les malades dans les hôpitaux, recueillir les infirmes ct les vieillards, servir de mèrcs aux cnfants qui n’en ont plus, ramener à la vertu ceux qui s'en sont éloignés, réformer les jeunes délinquantes: voilà les occupations journalières :le ces héroïnes du Canada,

Maisons d'Hducation.—Nos principales communautés fondées depuis la conquête sont: 19 le Couvent de la Providence à Montréal, fondé en 1828; 2° le Couvent du Sacré- Cœur, à St. Vincent, fondé en 1842: 3° les Sœurs des SS. Noms de Jésus et Marie, à Longueuil, en 1843; 4° les Sœurs de la Congrégation, à St. Roch de Québec, en 1844; 50]les Sœurs de Ste. Croix, en 1847; 6° les Sœurs Grises, à Québe, en 1848; 7° le Bon Pasteur, à Québec, en 1850 ; 89 les Filles de Ste. Ânne, à St.-Jacques de l'Achigan, en 71853 ; 9° les Sœurs de la Prés sentation, à Ste.-Marie de Monnoir, en 1853 ;

109 les Sœurs de l’Assomption, à St.-Grégoire, en 1843 ; 119 les Sœurs de Jésus-Marie, à St.-Joseph de Lévis, en 1857 ; 129 les Dames dn Sacré-Cœur, au Sault-au Récollet, en 1858. Presque toutes ces Instilutions ont des succursales où missions répandues sur la surface du pays.

Hopitrux et Hespices.— Les différents Hôpitaux de Québec et de Montréal, les Sœurs de la Charité, le Bon Pasteur, ie maisons de Réforme à Québec et à Montréal, les Sœurs de la Miséricorde, sont les plus remarquables parmi ces institutions.

Clergé du Canada.—Le clergé catholique du Canada est pieux, fervent et très-instruit. Prêécher l'évangile au peuple, lui donner J’exemple de la piêté ct de la ferveuu, diriger l’instruction classique et universitaire, contrôler l'instruction primaire, présider à toutes les œuvres de bienfaisance et de cha-

les pr

en

qu

le Ste, rité et à Noueu sur

inclure té qui Hôtelileaux Jour le ue les urtant ni par r cette ôle de

nnaishôpimêrcs LX qui ilà les

autés Provi- Sacrés SS.

Sœurs 59 les ébec, Filles 0° les 853 ;

; 129 sions

Quésteur, rs de tions.

a est uple, l'ins- | ri- CAA-

rité, tels sont les principaux titres du clergé canadien à l’adrairation et à la reconnaissance de tous les catholiques de ce pays.

Monuments.—Quoique pauvre, le clersé du Canada.a cependant, par de sages éconqmies, su élever des monuments impérissables, qui font honneur à la religion et à Ja patrie. Les colléses où séminaires de Rimouski, de Ste.-Anne, de Nicolet, des ,Trois-Rivières, de St.-Hyacinthe, de Ste.-Thérèse, de Chambly, de l'Assomption et surtout l'Tniversité-Laval, rendront immortels les noms des prêtres qui en sont les fondateurs.

C’est au clergé, ou aux âires pieuses auxquelles il a su inspirer son admirable charité, que nous devons tous les couvents, les hospices et les hôpitaux élevés dans le pays.

Communantés d'hommes.—L'apostolat compte des hommes dévoués parmi les Jésuites, lies PP, Oblats, et les PP, de Ste.-Croix. Les Frères de la Doctrine Chrétienne, les Frères de St. Viateur ct de St. Laurent instruisent des milliers de petits garçons avec un zele que la religion seule peut inspirer. Les i'rères de Saint Vincent de Paui sont chargés de réformer les jeunes délinquants: le succès qu'ils ont obtenu est bien difficile à surpasser.

Piété des Canadiens.—Ce qui console le véritable ami de son pays, c'est qu'au milieu de ce progrès matériel et intellectuel des dernières années, le-peuple est resté bon, pieux, en un mot, digne de ses ancêtres ; non content de garder ses institutions ct ses coutumes, il en a gardé surtout Ia foi.

Oui, la moin de la Providence est visible dans ce pays, qui a eu le bonheur de rester très-chrétien, même sous la domination d’un Etat protestant,

Page 1