Bronze trouvé dans lo cimetière de Caliists
adressées aux Romains, aux Corinthiens, aux Galates, aux Éphésiens, aux fidèles de Philippes et de Thessalonique en Macédoine, de Colosses en Phrygie, et aux Hébreux. Saint Jacques écrivit aux douze tribus dispersées, saint Pierre aux fidèles du Pont, de la Galatie, de la Cappadoce, de l'Asie (ancien royaume de Pergame) et de la Bithynie. U Apocalypse de saint Jean fut écrite pour les sept Églises de la province d'Asie : Éphèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée. Êdesse, Antioche surtout, étaient au premier rang des Églises d'Orient.
Ce fut cinq ans après le martyre de saint Pierre et de saint Paul que le temple de Jérusalem fut détruit et que la dispersion des Juifs coinmença; mais, au moment où l'ancienne loi succombait, la nouvelle commençait la conquête du monde romain.
7. Perséeutloiis. — Il sera parlé des persécutions dans l'histoire des princes qui les ont ordonnées ; mais nous en donnons dès maintenant la suite pour montrer, dans un bref résumé, l'histoire de l'Église jusqu'à Constantin.
Les Chrétiens, étant confondus avec les Juifs, participèrent à la haine que ceux-ci avaient inspirée après leur grande révolte sous Néron. Un édit impérial créa un crime nouveau, celui à^ judaïser^ contre ceux qui abandonnaient la religion romaine, et Domitien condamna à mort, sous ce prétexte, un neveu de Vespasien. Quelques autres chrétiens périrent aloFS comme jvdaïsants : ce fut ce qu'on a appelé la seconde persécution. — Troisième persécution sous Trajan : leurs réunions sont interdites, comme Tétaient toutes les autres, et l'empereur défend de lés rechercher y mais fait appliquer la loi de lèse-majesté à ceux qui refusent publiquement de sacrifier aux dieux.
Cependant, l'Église grandissant, ses doctrines étaient mieux connues. Les païens lui opposent les prétendus miracles de Vespasien, surtout ceux d'Apollonius de Tyane, philosophe pythagoricien et thaumaturge, et
HIST. ROMAINE, cK de V. 21
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donnent à leur culte des formes nouvelles et mystérieuses, propres à frapper les ims^^nations, et par conséquent à les retenir sous leur influence (initiations, expiations, le taurobole, etc.). Ds tentent aussi de purifier le paganisme pour le rendre moins indigne de lutter contre la religion du Christ, et Épictète, Marc Aurèle, élevèrent la morale païenne à une grande hauteur^ Mais la foule ne pouvait les entendre, et la philosophie resta impuissante. Les hérésies ne réussissent pas mieux à prévaloir contre le christianisme. L*Église, en effet, est devenue assez nombreuse au troisième siècle pour que des hérétiques s'élèvent au milieu d'elle. Les uns veulent éclaircir le texte saint en l'expliquant [ébioniteSy nicolaïteSj marcionités^ etc.); les autres vont jusqu'à prêcher un nouvel Évangile (Simon le Magicien, Ménandre, les gnostiques). Les quatre Évangiles et les Épîtres des apôtres maintiennent l'unité. Aristide et Justin présentent à Hadrien et à Antonin deux apologies qui valent aux fidèles quelque repos. Mais les sophistes entraînent Marc Aurèle à décréter une quatrième persécution, 166-177 (martyres de Justin, de Polycarpe, de Pothin, etc.). — Jusqu'à Sévère, l'Église est à peu près tranquille; mais ce prince ordonne la cinquième persécution, 199-204 (Apologétique de Tertullien, tolérance et sympathie d'Alexandre Sévère). La sixième a lieu sous Maximin, 235-238. — Tolérance de Philippe, auquel Origène adresse plusieurs écrits. — Sous Ôedus, les malheurs de l'empire, attribués à la colère des dieux, amènent une persécution terrible, renouvelée par Grallus et Valérien, 256-260, plus tard par Aurélien, 275, mais qu'interrompt un édit de Gallien en faveur de l'exercice public de la religion chrétienne. — La dixième et dernière persécution, celle de Dioclétien ou plutôt de Galère, mérita d'être appelée l'ère des martyrs, 303-313.