‹ Abrégé d'histoire romaine; rédigé conformément aux programmes officiels de 1874 pour la classe de quatrièmeChapitre 48 sur 64 · Les empereurs de la famille d'Auguste · texte numérisé non relu

Les empereurs de la famille d'Auguste

Auguste ne laissa pas de fils, et aucun de ses quatre successeurs n'en eut; Tadoptibn y suppléa. Auguste avait adopté Tibère, Tibère adopta Germanicus, et par conséquent son fils Caligula, Claude adopta Néron; de sorte que tous ces princes sont comptés, suivant Tusage romain, comme faisant partie de la maison d'Auguste, laquelle s'éteignit, en l'an 68 de notre ère, avec Néron.

»• Tibère (t4-37). — Tibère, que l'impératrice Livie avait eu de son premier époux Domitius, se trouvait, par la mort d' Agrippa, gendre d'Auguste, et, par celle de tous les petits-fils de l'empereur, le seul héritier de sa puissance (14 de J. C). Deux révoltes, qui éclatèrent parmi les légions de Pannonie et du Rhin, furent apaisées : l'une par Drusus, son fils, l'autre par Germanicus, son neveu. Les soldats offraient à celui-ci l'empire. H refusa; dans sa douleur, il avait tiré son épée comme pour s'en frapper lui-même : « Frappe donc 1 r> lui crièrent les soldats ; ses amis lui arrachèren

le glaive. Pour calmer cette sédition dangereuse, il supposa une lettre de Tibère, qui doublait le legs d'Auguste.

3. Guerre en Germanie. — Il fallait occuper ces esprits remuants : leur général les conduisit chez les Marses, où un espace de 50 milles fut mis à feu et à sang. Au printemps suivant (15 de J. G.), Germanicus passa encore le Rhin et pénétra jusqu'à la forêt de Teutoburg : des ossements blanchis indiquaient les lieux où les trois légions de Varus avaient péri. Les soldats rendirent à la terre ces restes mutilés. Cependant, les Germains ne tenant nulle part, Germànicus revint sur l'Ems et regagna la flotte qui l'avait amené, tandis que Gaecina marchait sur le Rhin par la route des Longs-Ponts, Hermann l'y précéda, et le désastre de Varus fut sur le point de se renouveler : heureusement Gaecina était un vieux capitaine; il gagna une position forte d'assiette, où les Romains campèrent, et parvint à se rouvrir le chemin de la Gaule. Germànicus, surpris par les tempêtes de Téquinoxe, avait lui-même été en danger, et nombre de vaisseaux avaient péri. Cette retraite était presque un échec : il fallait le réparer. Germànicus arma mille navires qui, longeant le littoral de la mer du Nord, portèrent huit légions sur les bords du Weser. Les Germains osèrent attendre l'armée romaine dans la plaine d'Idisiaviso (prairie des sylphes); la discipline l'emporta : une seconde action fut un second massacre : Varus était vengé. On reprit le chemin de la Gaule, moitié de l'armée par terre, le reste sur la flotte; une tempête brisa encore .ou dispersa au loin une partie des vaisseaux. A ces nouvelles, la Germanie frémit et s'agita; mais Germànicus frappa des coups répétés, et les Barbares, surpris, laissèrent les légions regagner en paix leurs quartiers d'hiver (16 de J. G.). Germànicus y trouva des lettres de Tibère qui l'appelaient à Rome pour un second consulat et le triomphe.

4. Administration de Tibère. — A Rome, Tibère gouvernait sans violence, refusant les honneurs, les

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