Destruction par les Huns de l'empire des Goths
13. Les Visigoths passent le Danube (376). — 14. Bataille d'Andri* nople (378).
t« Trois emperears et trois empires. — Gonstantin commit la faute en mourant de partager Tempire entre ses trois fils et quelques-uns de ses neveux. Les soldats, excités sous main, massacrèrent deux frères et sept neveux du dernier prince. Gallus et Julien furent seuls 'épargnés. De^ trois fils de Constantin, Constance eut rOrient, Constant la préfecture d'Italie, Constantin II celle des Gaules.
ft. Mort deConstantln n (840) et de Constant (8S0)t «ssrpatlon de Maf^n^enee et de Vétranloii. — Constantin II, mécontent de sa part, voulut enlever l'Italie à son frère Constant et périt dans une bataille près d'Aquilée (340). Le vainqueur passa aussitôt dans la Gaurie, que les Francs avaient envahie. Deux années de guerre ne purent leur arracher la Belgique, le pays des Bataves et le nord de la Gaule, où ils restèrent établis. Getjte
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honte amena un soulèvement. Des gardes proclamèrent àAutun, en 350, Magnence, Franc d'origine; et Constant, atteint dans sa fuite vers TEspagne, fut tué au pied des Pyrénées. Les légions d'Illyrie, profitant du fchaos qui recommençait, proclamèrent aussi leur vieux général Vétranion. Mais Constance, arrivé avec une nombreuse armée, le trompa par de fausses négociations, lui débaucha ses ttoupes, puis lui donna Tofore de déposer la pourpre en échatige d*une pension annuelle dont il alla vivre dans le repos et l'obscurité. Ce succès en promettait d'autres sur Magnence. Maïs k néeessilé de contenif les Perses força Constance de tirer de la retraite où il le faisait élever son cousin Gallus* Il le nomma César et lui confia le soin de continuer la guerre malheureuse qu'il avait jusqu'alors soutenue contre Sapor. Tranquille un moment dé ce c6té, il marcha contre l'usurpateur et lui livra la Bataille de Mursa, en Pannornie, que la défection du Franc Sylvanu» lui fit gagner (351). Magnenee recula ju8€[u'en &aule, oè, abandonné de tout le monde, il fut réduit à fee jeter sur son épée (353) . La Gaule, l'Espagne, la Bretagne même, firent leur soumission^
S. C«li8taiiee sevl eaiper«iif (8SS)t l'aiteirfsBie i M0Pt ûe Qtiuu (31(4). -^^ L'eppire se retrotivait encore une fois sous un seul maître; mais le timide et soupçonnetix Constance se laissait gouverner piar les femmes, les eunuques et les flatteurs. Lifvré tout entier aux querelles religieuses que soulevait l'ariamsine (voy. p, 420), sans avoir lui-même une foi bien certtdne «i bien vive, il vit se préparer en Orient une nouvelle révolte. ôaUits vo«ikit Ife titre d'Âuguete. Rappelé de l'Asie par de flatteuses promesses, il fut eeiiduit à Pola en I»* trie et décapité.
4. lJii»r|^aU#ii et iii#vt ém Frime Sylvanil» (S8S). -»-^on frère Julien fut épargné. Après être quelque tempe resté so«>s une surveillance sévère, il fut envoyé à Athènes, où il put s'abandonner libremieni à son ^oût potts l'étude^ et »e faire iaiitier aux do(Miri«ie& p4«toni-
CÔNSTAI^ICE, JULIEN Et VaLÈNS. 4^5
ciennés, Au Bôùf dé quatorze âiois 6n iè fap|)eîa à îâ cour. La causé (Je cefté fortune qui ïuî févenàif éfâît encore lés èmfcafrâs dé Constance, i'nabîlé général ÈyU vanus, qui résidait à Cologne, dû ses lîâisoriô avec iéli Francs Fàvâient rendu suspect, cràigriàni lés vèrigéânceè impériales, n'avait eu d'autre parti Jour sauver sa ïetè que de se faire ïui-riiême proclamer empereur (â55) . tjfsinus, secrètement envoyé par Constàhce,- vint à Côl<firgnè. accompagna de î'îïistorien Ammien MarcéïJîn et pré|)âfa par de sourdes intriguea| la chute de Sylvànus, qui. àfràché d'une chapelle chrétienne où il s'^kît féfùgiêy fui masBaéré par des soldats payés pour ce ineùrfré.
5. Julien ^n GaaIe(3é5-3èo)i ses sneeés sautes AlamaMs et les FraAes. — L'usurpateur était renversé^ mais Constance se senfit encore une fois incapable ae gouverner seul l'empire. Il crut que là présence en fiàùlé d'un prince de la maison impériale pourrait seule inettré un terme aux contiriueîle^ révoltes qui y écïataieât, et. qu'il resterait ïiire ainsi de tourner son attention Vers 1 Orient, ou les Perses redevenaient menaçants. Constance, rappela donc Julien d'Athènes à Wtilan, lui fit. épouser sa sœur fiel ène ei le chargea dé déïîvrér' l'a Cfàule ttes ravages des Germains, qui favaiént envahie après îâ fîR)ff deSylvanus.
Les É^rancs avaient pris Cologne, les Alàiiâns avaient détruit Strasbourg etMayence: quarante-cinq vîïleé florissantes étaient saccagées et des troupes îhhomtràDies de captifs gallo-romains avaient été emmenées sur la lîve droite du Ëhin, dont ils défrichaient les terféï, tandis que leurs champs sur la rive gauche restaient désolés et incultes, feien qtfe jeté sans expérience au milieu de ces guerres, julien, guidé par le préfet Sallùste, s'y conduisit comme un vieux général. Deux peuples occùpâiefît une partie de la Èelgique, les Aïamans et les Èràncs : if vaii duit les premiers en plusieurs rencontres, notamment dans ïa grande bataille de Strastourg (août Stf]^ laquelle délivra des fiarbares tout le pays compris, entre Bâïé et Cologne. Le roi des AÏamàns ChôocfoMàf fût fait prisôn-
436 CHAPITRE xxxvin.
nier. A la suite des fugitifs, Julien franchit le Rhin, rétablit les fortifications du Taunus et ramena un grand nombre de captifs gaulois et de légionnaires prisonniers. Les Francs étaient trop fortement établis sur le Rhin inférieur pour qu'il songeât à les en chasser; du moins il leur enleva Cologne, sut leur inspirer le respect de l'empire en battant plusieurs de leurs bandes et prit un grand nombre de ces Barbares à sa solde. En même temps son administration habile lui gagna l'amour des Gallo-Romains.
6. Julien proelamé empereur par ses soldais (360]. — Constance, dans le même temps, ne recevait que de fâcheuses nouvelles de l'Orient. Il voulut se miettre luimême à la tête de l'armée de Syrie, et, pour cette expédition, demanda à Julien Une partie de ses troupes. Ce service lointain effraya les légions gauloises, qui, plutôt que d'obéir, proclamèrent à Paris leur général Auguste. Une guerre, ci vile allait éclater, lorsque Constance mourut, le 3 octobre 361, dans la Cilicie, en appelant à lui succéder son rival, qui était le dernier membre de la famille de Constantin.
V. Julien empereur (36i-363)| dernier effort du paganisme. — Julien, surnommé l'Apostat, n'avait que six ans lors du massacre de tous les siens. Élevé dans la religion chrétienne, il en suivit d'abord tous les rites. Mais les maîtres qu'on lui donna, les sophistes, les rhéteurs païens dont on l'entoura dans Athènes, lui inspirèrent pour la littérature de la Grèce un enthousiasme qui fit tort à sa foi. Il se laissa séduire par les doctrines néoplatoniciennes, qui essayaient de rajeunir et de moraliser les dieux du vieil Olympe. Dès qu'il laissa percer ses secrètes tendances, les sophistes accoururent, surpris et heureux de trouver un des leurs dans un prince de cette famille flavienne si fatale au paganisme. Julien était encore à Athènes que saint Rasile, son condisciple, prévoyait que le christianisme aurait en lui un dangereux ennemi. Sitôt, en effet, qu'il fut monté sur le trône, il professa publiquement l'ancien