CONSTANCE, JULIEN ET VALENS
culte et rouvrit les temples. C'était singulièrement mé- ' connaître la société qu'il Jtait appelé à régir que. d'essayer de rendre une vie nouvelle à ce que la mort avait "si légitimement frappé, et, s'il eût vécu plus longtemps, il eût sans douté cruellement expié ce retour inintelligent vers le passé. Au moins n'essaya^t-il point de faire triompher la réaction en s'aidant de la violence : « Je ne veux pas, écrivait-il, qu'on fasse mourir les Galiléens, ni qu'on les frappe 'injustement, ni qu'on les maltraite en quelque manière que ce soit ; mais je veux^absolument qu'on leur préfère les adorateurs des dieux. » En conséquence, il promulgua un édit de tolérance qui permit les sacrifices défendus par Constance et rappela les exilés de tous les partis religieux. Cependant on peut lui reprocher une ordonnance perfide, celle qui défendit aux chrétiens d'enseigner la rhétorique et les belles-lettres, i^ous prétexte qu'ils n'avaient rien à faire avec une littérature pleine d'idées et de croyances contre lesquelles ils prononçaient tous les jours l'anathème. Le tribunal qu'il établit à Ghalcédoine, après son avènement, pour juger tous les fonctionnaires prévaricateurs, les ministres et les favoris de Constance, fut aussi accusé d'avoir rendu des sentences iniques et frappé des innocents. Cependant, dans une occasion où la sévérité lui eût été permise, il montra une patience qui l'honore. Il ambitionnait l'honneur de venger enfin sur les Perses les longues injures de l'empire, et gagna avec son armée la Syrie. • A Antioche, les habitants, zélés chrétiens, le raillèrent bien haut de sa barbe inculte et de sa simplicité, ils allèrent jusqu'à l'insulte. L'empereur pouvait punir : le philosophe se contenta de répondre par une satire de leurs mœurs efféminées. ...
A la tète de 35 000 hommes, il pénétra jusqu'à Gtésiphon, franchit lô Tigre et brûla sa flotte. Mais bientôt, égaré par des traîtres, manquant de vivres, il fut obligé de se replier sur la Gordyène; une victoire lui en ouvrit la route. Dans un second combat, il tomba mortellement blessé. Il mourut en s'entretenant avec ses
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fpèï^e V^êi*»r B p^if pf)4F W rOiccid^ftt et le gpuyenîA 4'^»P »aîj^ ferflja, flapis il mp^rut ep 37&, tos^^t spn Jls QrfLfi^fi po\^F ^RU §uccg^^euF, au igpi»pnt pu de gî^^« é¥^ne»^piirt, qu'il eût pu ponjurpr, écl^t|ij^|^t. yj4^»p ^^^^^^it pa§ imiti^ i (3ou8taïitiuppJe l^ tpjél^noe »ii?i!| PI? VilfiiatipilBB pu ïfaJie. Il ay^it trpub)^ l'Oriei^t P*? HP« p^|rj»^^.utiog cruelle cQ?it;*e lea lua^giçipus pu ^CfiJi^ qui Us Gp^uHwnt, et par 9^ pa]rtiftlit^ e^i feveur ^9 ari^ïl§. }>« fidjèje^ 4^ l'ilglisp orthodoxe furept de . ^(^Uyp?^^ inquiétés, }e§ éyèques ch^^^és de leurs siégps ^1 ^ji^^rw pl*fté ^y^V h trône arcbiépispopri dp flouft^^jipopjp. P^ pJu» firupjjps sftuffr^upe^ eus^put éjé iur ftiifé^i à J'Pglisi^, §i la grayifé dp§ évéuemepts ppUti-
aups, àôjït Ç8 r#g»§ fo» fpîrpU, ^wt imi^ * Vaipps
JMf^W 4p kmv P9UI? répiîudFg à toutp» lesi iu§teftpefi| 4^ j^é^ési^rqup^. §#por les fiya4t chapes d'Arm^wp et d'IfeériP, ValPUS Ips r^^blit et pWige^ }e gr^ud roi à» QpuvpïiiF d^UPP trèye ^vep J'ppipire. fi'ét^t uu §pcpè§ : ip^lbeuf^pUfiPment m^ ftiffpuae c^ptfpphp se pr^pawwt duiB^jfé dd U TbfapB,
* O . Les Goths eoiiTertls A l*«f lnnl^mc,-?- U» HSUfp?:tftUr quQ VîJepfi (^fuit pu icpmJmttfe ay^t prif 4 §§ solde «J» PQIP» dp HQPÛQ Viwgotbs î ru§|iFp^t§UP rei»y»r§é, V^ldPfif vpuiut pumr IpS B^rfe^res 4© i'*BB»i qi^'ils Jui ^.yaieut pt^té. Une guei^re de tfpi^ ^us se .tp?Bii|ifi^ pur m imlè qui rpuyoyfiit tpu«i pp^i (ïprui^us §Mr4o)ft. 4u Danube, wppriwftit les subsides gue Vep^pirp I^y ptyiit
CONSTANCE, JIM-IEN «t VALENS. 439
et désignait deux villes froùtièred pbur les échange». Athanaric, un des principaux chefs deis Gtoths de TOuest ou yisigoths, (jui hal)itaient au nord du Danube inférieur, accepta pour son peuple cette conveiîtlon. Valens n*oubJia pas à cette occasion son zèle pour l'arianismo. Il gagna à cette doctrine Tévêque Ulphilas, qui venait de convertir les Goths et qili composa dans leur langue une traduction des Évangiles, le premier monument écrit de leur idiome. Il en existe encore ijn manuscrit à Upsal. Ulphilas dut former d'abord un alphabet qu*ij emprunta en grande partie à Talphabet grec. I^'ariai^isme allait donc revenir avec les Barbares durant l'invasion,
il. Commeiieeinenf de la iprande inTasIon; entréç 4es Huns evi Europe, -^ Nous y touchons après l'avoir vue depuis près de deux siècles constamment menaçante. Le peuple qui la décida était étranger à la race germanique : c'étaient les tribus hunniques qui appartenaient ^ la race mongole, autant qu'on peut le conclure de la description que les anciens écrivains nous ont Uissée de la iigure et des coutumes- de ces hordes féroces. Les Huns étaient nomades, ils connaissaient à peine les liens sociaux. Leurs incursions, rapides *et imprévues^ répandaient la terreur plus que celles d'aucun autre peuple barbare de ce temps ; car partout où ils passaient ils détruisaient pour le seul plaisir de détruire. Au temps d9 Valens, ils franchirent TOural et subjuguèrent les Alains, qui habitaient entre le Volga et la mer Noire. Une partie de ce peuple s'enfuit derrière le Caucase, Tçiutre suivit les vainqueurs, qui, débouchant dans les vastes plaines de la Sarmatie, se trouvèrent en f^ce du grand royaume des Goths.
I jÇ. Pesiroçtion piir leff Huns 4ç l'^mplrf» 4cii Goflis (370), — Cette nation germanique, peu a peu descendue des bouches de l'Oder sur Iç Danube et le Pont- Euxin, était restée longtemps divisée enjrç un grand nombre de chefs. Mais Ermanarich avait réuni la plupart de ses tribus et fondé un puissant État, le royaume
des Ostrogoths ou Goths de l'Est, qui s'étendait de la Baltique à la mer Tîoire ; nombre de peuples lui étaient soumis. Ce royaume barrait tout le continent et eût arrêté sans doute Tinvasion, s'il ne se fût trouvé déjà en pleine dissolution. Quand le vieil Ermanarich, à qui l'on donne cent dix ans, apprit l'approche de Tennemi, il fit de grands préparatifs. Mais les tribus vassales montrèrent peu de zèle pour cette guerre redoutée. Deux chefs roxolans dont il avait fait périr la sœur sous les pieds de ses chevaux,* parce que son épQux refusait de s'armer pour lui , tentèrent de Tassassiner. D'autres chefs encore lui refusèrent obéissance , et le vieux roi désespéré se jeta sur son épée. Son successeur Withimer fut vaincu et tué. Il laissait un fils enfant, qui fut sauvé par Alatheus et Saphrax, deux guerriers goths qui avaient longtemps servi dans les armées romaines. Laissant le gros de la nation faire sa soumission aux vainqueurs, ils gagnèrent par des marches habiles, avec l'enfant royal, l'intérieur du pays, et échappèrent à la poursuite des Huns, occupés à combattre un nouvel ennemi. Athanaric, chef des Goths de l'Ouest, s'était avancé jusqu'au Dniester, pour en défendre le passage; mais leur cavalerie traversa le fleuve durant la nuit et vint le prendre à dos. Il fallut reculer encore jusqu'au Pruth ; là, Athanaric voulait éleijer, des Garpathes à la mer, des fortifications qui eussent arrêté les Huns : son peuple, découragé, préféra aller mendier un asile sur les terres de l'empire. Gç brave chef refusa pour lui-même cette honte, ou n'osa se confier à l'hospitalité de Valens, et se jeta dans les montagnes avec quelques guerriers fidèles (375).
13. LesVIsigolhs passent le Danube (3 76). — Quand on apprit à l'empereur que ce qui restait de la nation des Groths lui tendait des mains suppliantes, son orgueil, flatté, lui fit oublier la prudence, et il ouvrit Pempire à cette multitude qui comptait encore 200000 combattants. La seule condition qu'il leur imposa fut de livrer leurs armes et de donner en otages une partie de leurs enfants, qui furent envoyés dans les petites villes de