‹ Abrégé d'histoire romaine; rédigé conformément aux programmes officiels de 1874 pour la classe de quatrièmeChapitre 64 sur 64 · MMrtre 4e Gralicn em Oeeldent · texte numérisé non relu

MMrtre 4e Gralicn em Oeeldent

Gratien, actif, intelligent et brave, fut cependant^renversé par un usurpateur. Passionné pour la chasse, il, en oubliait ses devoirs de prince, et on ne le voyait

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qu'entouré d'archers. al ains, qui avaient toute sa faveur. Les soldats s'irritèrent de cette préférence, et les lé* gions de Bretagne proclamèrent leur chef Maxime, un des habiles compagnons du comte Théodose. Maxime passa aussitôt en Gaule; Gratien marcha à sa rencontre. Mais il manquait d'argent : ses troupes l'abandonnèrent. Il essaya de s'échapper et^e gagner les Alpes; atteint près de Lyon, il fut mis à mort (25 août 383).

4. Premier abanden de la Brelagne par les tren* pes romaines f383). -^ Pour cette expédition, Maxime avait retiré de la Bretagne les légions et toute la milice

' du pays, de sorte que l'île, restée sans défense, fut bientôt désolée par les courses des Pietés et des Scots, et par les descentes des Saxons et des Frisons.

5. Trois empereurs i Maxime, Valentlalea II et Théodose. — Théodose aurait voulu venger son bienfaiteur, mais Ici calme n'était pas encore rendu à l'Orient et une guerre civile eût peut-être tout perdu. D traita avec l'usurpateur et le reconnut pour maître de la préfecture des Gaules, à condition qu'il laisserait celle d'Italie au jeune Valentinien II (385).

6. Saint Amiiroise et les arleas. — La mère de Valentinien II, Justine, zélée pour l'arianisme, cherchait à propager l'hérésie dans les provinces de son fils, qui lui étaient peu favorables, A Milan surtout Toppoisition était vive. Elle voulut la vaincre en exilant l'archevêque de cette ville, saint Ambroise; mais la population repoussa ses gardes barbares. A ces nouvelles, Maxime crut l'occasion favorable, il franchit les Alpes, et Valentinien II s'enfuit à Thessalonique (387), auprès de Théodose, qui venait de résister victorieusement à une tentative des Ostrogoths pour passer le Danube.

V. Théodose fait condamner l'hérésie et renverse Maxime (888^ — Ce prince s'était déjà vivement prononcé contre les ariens, Dès l'année 380, il avait reçu le baptême et promulgué des édits en faveur de l'orthodoxie. Le patriarche Damophile avait été chassé de Sainte-Sophie; son siège fut donné à Grégoire de Na-

44^ ÛBAflTM tÉtlJr.

Mntëf et un c6iiGil0 réniâ àÊÀ^ ObUisUSïimoplë (981) condamiM de nonTeau l'hétédk èf toàÈftdh, lè A^ôfbc^ de Nieée; Jitstifie dê^dt ses lôulheai^ à soi! zèJè arié^^ mois Théoàm% avait ^ousé »a fiUe, là belte Galla : Tiât^ ^ pérAtpiee poirvait dotfc^ malgf é ses improéaiLt^, eomptOf sur l'appui de 90h gmàte. i) hésita pouHàût {rkfS d'nM asnée, jusqu'à ce' (|tt'ïl crut appris efue Maxime scmle^ vait, par sa dureté, tous les ItaHeiiS contre hii.-

Théodffee entra en Pâhfféaie fan 999 et fit Jtire en Qafile une divei^sion par les Saxons et lés Franc»; Maxime usa contre lui des ïnêmes armes et tenta la fidélité de ses troupes barbares. De dangereuses défections eussent éclaté/s'îl ne les avait prévenues par de Sévères mesures. L'usurpateur,- taincu stir les bords de la Save, fut Iiv*Ô par ^9 propres* séldats et mis à mort ^ans A<|u>Iée; mais sa vieille mère et ses fîUes fàréftt honorâbièment' traitées. Théodcrse ne garda rien de sa congèle, qu'M a^andorin^i h VâlèHitinién.

-=t Pour aff^inir lé pouvoir du jeune pfiricef et extirper avec rhérésie les derniets restée de pagaôisme ^ se' cVMscrtaient encore daiïs les provinces ^cidttitdes,- il démeiirtt trois anë dàrifs le gou^eriieinent de éoii beertifrère. A ^trû àëpttH il lui donna, comme principal ministre ,Tfe Franc Arbôgrtst, qui venait de délivrer la Gaule des Germains et qnî rem|>]it de Barbares tous lés offices civils et militaires. Valeritinien ne suppôrfaJ pas long^temps cette tutelle, il voulut retirer au comté tous ses emploie. « Je tiens ma charge de Théodosé, réporidfit^ Arbogasf en présence* dé' toute h. cour, M seiil peut mé Tôter.' » Valentinien, saisi d'une violenté colère, se jét* sur lui l'épéé à Ift main. Quelques jours après, il îttl trente mort dans son lit (15 mai S92).

ne |)Ouvai^ espérer que Théodosé laisserait ce inenftté, impuiii. Il essaya dé faire un empel*èYi"r, et, û'dsaiftf se proclamer lùi-mènie, jeta la po^nùre sur les épattfé* d'un de ses Secrétarres, le rhéteur EugMe/ïlSrfd^c^, lé

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vengeur de Torthadoxie^ avait peur lui le elerg^ catholique.- Atbogast et Eugène cbeiGhèrent à rallier à leur caUi^e ce qui restait de païens. Clette imprudente conduite sfouleva contré etit la population chrétienne : aussi ute seule bataille, près d'Aquilée, mit fin à cette domi^ natioQ éphémère; Eugène, l'ait prisonnier, fut mis à mQrt^ Arbogast se tua }ui«-même- (394). Cette fois le moqueur garda sa conquête.

4<». Tliéiictose s^eiil tmpeteinr (394-39S)i — Un ^mite avait prédit à Théodose cette victoire i sa ferteur pour Tojlrhodoxiê en redoubla. Il défendit sons des peines sévères le Giilte de» dieux, qui,, chassé des villes, se réfugia dans les campagnes {pagani) , et il ôta aux hérétiques, avec le droit d'arriver aux honneurs, celui de disposer par testament de leurs biens^ Mais, d'un autre Cj^té^ de nombreux et sages règlements montrèrent la continuelle préoccupation du prince pour guérir qucl- • qued^uns* des itiaux qui ttàvadllaient cette société mourante* Il lie pouvait y réussir^ caç le mal était incurable ; du moins honorar*t-il les derniers jours de . Teïnpia'ê, en pratiquant sur le trône des vertus que leB peuples avaient ed rarement à y respecter.

i«« PémiHinéé p^Bli^dé 4e Thé&éé^ (a»o)^ — Un grand acte l'honore 5 le peuple de Thessalondque avait, . daôs une sédition, tué le gouverneur et plusieurs offrciers impériaux. Dans une circonstance pareille,' Théo-* dose avait pardonné aux habitants d'Antioche; cette his il s'abandonna à une violeùte colère et donna des ordres qui coûtèrent la vie à sept mille personnes. Ce massacre ejxcita dans to^it l'empire un sentiment d'horreur. Lots-^ que Théodose se présenta quelque temps après aux portes de la cathédrale de Milan, saint Ambroise eut le courage de l'arrêter; il lui reprocha son crime en présence de tout le peuple, et lui interdit l'entrée de l'érglise et l'approche de la sainte table, l^héodoee accepta la pénitence publique que le saint évêque lui imposait au nom de Dièru et de rhùmaxiité outragée : pendant huit mois il ne dépassa point la parvis i\x< teniple.

f •• rarta^e éétLmMt 4c remplre. Deniléres •■nées de l'empire d'Oeeideat (3»6-4V«). — TIiéedoBe avait partagé son empire entre ses deux fils (395). Honorius eut TOccident, Arcadius l'Orient : séparation irrévocable et qui dure encore dans la religion et la civilisation différentes de ces deux moitiés de l'ancien monde. Grâce à sa situation, Gonstantinople devait résister dix siècles à l'invasion, Rome fut presque aussitôt prise par les Barbares, et l'empire d'Occident se débattit pendant quatre-vingts ans dans une douloureuse agonie. Alaric, chef des Yisigoths, donna le signal; il envahit ritalie et fut vaincu par Stilicon à PoUentia (403). Mais il avait ouvert la porte à l'invasion de Radagaisé, qui, profitant du départ des légions rappelées en Italie, avait franchi la frontière et marché sur leurs traces jusqu'à Florence. II y fut défait et tué. Inutile victoire, car derrière lui les Alains, les Suèves, les Vandales et les Burgondes inondaient la Gaule et l'Espagne (407), Trois ans plus tard, Rome était prise par Alaric, et, en 419, les Yisigoths fondaient un royaume dans le sud de la Gaule et en Espagne. Les Burgondes (413), les Suèves (419), élevèrent deux autres États barbares, et les Vandales, passés en Afrique en 420, sous le règne de Valentinien II, donnèrent naissance au quatrième royaume fondé par les Germains dans l'empire (435). Au milieu du siècle, un ennemi plus formidable s'avança : Attila, roi des Huns, avait soumis tout le monde barbare du Volga au Rhin; il franchit ce fleuve, réclamant comme ses esclaves fugitifs les Germains déjà établis dans l'empire; mais ceux-ci, Francs, Visigoths, Burgondes, réunis aux débris des légions romaines commandées par Aetius, lui firent lever le siège d'Orléans et le vainquirent dans les plaines de Ghâlons (451). U recula, se vengea l'année suivante sur Tltalie, et, heureusement pour le monde, fut surpris par la mort en 453.

Honorius était mort en 423 ; Valentinien III, son neveu, régna de 423 à 454. Il fut tué par le sénateur

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Maxime, qui prit sa place. Sa veuve, Eudoxie, pour venger sa mort, appela le Vandale Genséric, qui mit Rome au pillage (455). Majorien, proclamé empeteur en 457, se montra digne de lutter contre les difficultés sans nombre qui l'entouraient; mais le Suève Ricimer le fit assassiner et donna successivement sa place à trois sénateurs. Il périt lui-même (473) avec le dernier, Olybrius, que remplacèrent Glycerinus, puis Julius Nepos; Qnfin Romulus Âugustule, sous lequel le roi des Hernies, Odoacre, mit fin à l'empire d'Occident (476), en fondant le nouveau royaume barbare d'Italie.

HIST. HOMAINE, Cl. de 4«. 2

L'empire romain est tombé parce qu'il eut, dès le principe, de détestables institutions politiques et, dans les derniers temps, une déplorable organisation militaire. Des impôts toujours plusiourds, une fiscalité impitoyable, désaffectionnèrent les sujets que les armées ne défendaient plus , et la ruine des libertés municipales, la propagation d'une religion nouvelle qui tendait à détacher les esprits de la terre, détruisirent le peu qui restait de dévouement pour la chose publique : aussi l'empire ne fut-il point précipité par un coup violent et imprévu ; il s'affaissa sur lui-même, comme ne pouvant plus vivre.

Le peuple romain n'a guère ajouté à l'héritage que la Grèce lui avait légué ; pourtant il a ausl^i laissé derrière lui de grandes choses et de grandes leçons, mais dans un autre ordre de faits et d'idées. Sa langue a été et est toujours, au besoin, le lien du monde savant; son droit a inspiré les législations modernes ; ses voies militaires, ses ponts, ses aqueducs, ont fait comprendre la nécessité des grands travaux publics; son administration a appris à conduire des multitudes d'hommes; son gouvernement a servi de modèle aux monarchies absolues qui ont succédé à la féodalité; ses in^itu tiens municipales, celles du moins des deux premiers siècles, auraient encore d'utiles exemples à nous offrir; enfin, il a commencé la transformation de l'esclavage antique en servitude de la glèbe. •

Les rois barbares, éblouis de l'éclat que jetait encore cet empire mourant, ne pensèrent d'abord qu'à le continuer : Clovis sera patrice de Rome et Théodoric se considérera comme le collègue de l'empereur d'Orient.

Charlemagne, Otton, Frédéric Barberousse, se diront les successeurs de Constantin. La monarchie spirituelle des papes copiera la monarchie temporelle des empereurs. Les romanistes^ héritiers d'Ulpien et de Papinien, rattacheront à la royauté féodale les pouvoirs donnés aux Césars par la lex regia, et, lorsque ces royautés auront à leur tour péri, ce sera un titre romain que Napoléon prendra pour être le représentant d'une idée à la fois nouvelle et vieille : celle du protectorat des intérêts populaires exercé à Rome par les tribuns du peuple, dont les empereurs avaient absorbé en eux-mêmes la puis- • sance, tribunicia potestas.

Aussi l'histoire de Rome restera-t-elle longtemps encore Técole du légiste et de Thomme d'État, comme vers la Grèce se tourneront toujours les artistes, les poètes et les penseurs.

FIN DE l'abrégé DE L'HISTOIRE ROMAINE.

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