FRUITS
2 La graine Les graines t les les développés ot ûris, Comme «a dit Linné, elles nt des sortes d u — qui, après a voir ne un certain temps dans la terre, donnent naissance à plantes semblables à celles qui les ont produites elles-mêmes, On distingue deux parties dans la graine : l’épise renvelo térieure de la 1° LA r + ge: e bete mente , ge,
Fig. .
tissu cellulaire, est re- Un r
noté comme une réserve destinée à nourrir Tem- du en deux. | lorsque la prime le fera développer, et la; Be.
atit ue . tout le grain et qui moulu donne la farine. — Mais il ne manque pas de graines où Talbumen n existe pas et où l'embryon forme à lui seul toute l’ämande,
Lembryon est, en dimensions très restreintes, la petite plante qui doit sortir de la graine, NS pren. On peut arriver à y reconnaître, au moins dans les graines les plus parfaites, une racine et une tige en miniature, et deux lobes ou cotylédons, qui sont des feuilles souvent fort des et qui sortent les premières du sol lorsque la graine a germé. O'est d'après ces cotylédons que Ton plantes en trois catégories : les dicotylédones, où ils sont au nombre de deux, les monocotylédones, où il n’y en a qu'un seul, et les acotylédones, où il n’y en a aucun.
Les graines des acotylédones.—On nomme: spores les * des acotylédones, qui comprennent un grand nombre
de plantes, Fougères, Champignons, Mousses, Lichens, eto. spores n'ont aucune ressemblance avec les graines que nous venons de décrire et qui Permettent aux dicotylédones
d'autres celluies et à la ſin un autre végétal semblable À celui ui les a produites elles-mêmes, C'est de cette façon que se éveloppent les spores ou germes du Charbon, des Levu des Muisissure:, les Microbes et Bactéries en général, de même que les acot ylédonées supérieures, qui sont les Fougères, Mousses, etc.
Maruriré pes FRUITS, — Lorsque le fruit se détache luimême de la plante, c'est un signe certain que les graines qu'il contient sont parvennes À maturité, Mais il y a des plantes,
attaché à la plante, et, à l'état naturel, devrait ‘pourrir sur place avant de dégager les graines. En général, Jes graines des uits charnus, Pomme, Prune, etc., et de plusieurs fruits comme le Gland, ne Pourraient, sans lé concours de l’homme, devenir libres que par un procédé de ce genre. Ces fruits sont dits indéhiscente, ce qui signifie qu'ils ne s'ouvrent pas pour laisser échapper leurs graines.
8 b ceux qui s'ouvrent d’euxmêmes pour laisser sortir les graines, Geest Ie cas ordinaire des fruits secs. Généralement, ils s’ouvrent lentement et à : mesure qu'ils se dessèchent (Pensée, Ancolie), Mais il ya quelques plantes, comme la Balsamine, dont les fruits su vrent brusquement et lancent par là même les graines à une asse grande distance. .
Fonuxs Ds FRUITS, — Outre les désignations de fruits secs ou charnus, déhiscents ou indéhiscents, il ya encore, si l’on ne cousidère que leurs formes, beaucoup d'autres sortes de fruits dont voici les principales :
La éilique, fruit sec, à deux compartiments séparés par
7 rs !
FRUITS 35 une cloison à laquelle les graines sont fixées (Giroflée, Chou,
ve) ; ;
3 fruit sec, à deux valves sur chacu de desquelles sont attachées les graines (Pois, Haricot) ;
La drupe, fruit charnu, dont le noyau, co tenant la graine, est pierreux (Cerise, Prune) ;
baie, fruit charnu, sans noyas et où les Sꝛalnes sont dans la pulpe (Gadelle, Raisin); a
Le cône, formé d'écailles serrées les unes sur les autres le long d’un axe, et portant les graines à leur base, C'est le fruit des arbres résineux.
Par manière de curiosité, nous ajouterons qu'on nomme : cariopse, le fruit du Blé; akène, celui du Soleil ; mare, celui de l’Erable, de l’Orme, du Frêne ; Piæide, celui du Plantain ; gland, celui du Chêne ; capsule, celui du Pavot ; péponide, celui de la Citrouille, du Concombre ; mdonide, celui du Pommier, du Poirier ; sorose, celui de l’Ananas,
DISSÉMINATION DES GRAINES.—Si toutes les graines produites par une plante tombaient et restaient autour d'elle Ponr Y gcrmer et produire chacune une plante nouvelle, ces masses de végétaux croissant ensemble en un endroit détermins s’étoufferaient mutuellement, et certaines espèces végétales courraient grand risque de s’éteindre par cette cause, et aussi parce que s'étant trop localisées en tels ou tels lieux, elles pourraient facilement y périr par accident. La prévoyance du Créateur a su écarter ces périls de disparition des végétaux.
Il y a d’abord le concours de l’homme, qui contribue si puissamment à la très large dissémination des plantes, par
ses fréquentes migrations de contrées en contrées, et en établissant partout des cultures nouvelles,
Les oiseaux aussi jouent un rôle considérable dans cette dispersion des végétaux : car il y a des graines dont les enveloppes sont assez dures pour qu'un certain nombre au moios puissent passer dans leur appareil digestif sans être disc 8, et sans perdre par conséquent la faculté de pouvoir produire des plantes nouvelles, souvent à une grande distance de leur ieu d’origine.
D’autres animaux emportent au loin cértaines graines qui, par les sortes de griffes ou crochets dont elles sont munies, s’attachent à leurs poils, On peut encore signaler les amas de graines que réunissent en des eudroits divers beaucoup *. de petits animaux, pour la saison d’hiver, et dont sans doute quelques-unes arrivent à se développer, :
ruisseaux et les rivières sont aussi d'excellents moyens de transport pour une foule de graines qui ont mûri sur leurs rives, à Le rôle des vents est encore plus manifeste dans cette œuvre de dispersion des graines, surtout de celles qui sont pourvues de petites ailes ou dai ttes fines et soyeuses. Tout le monde a du, par exemple, voltiger dans l'air les Fraines à houppes du Pissenlit. Quan! il s’agit, surtout, da spores des plantes acotylédones, qui ne sont qu’ane fine poussière, on peut imaginer si au moindre souffle eiles se répandent partout.
Enfin, il y a des plantes, comme la Balsamine, dont les
peuplec, de même q tier et du Bananier