GERMINATION
II serait facile à chacun de se rendre compte par ses propres yeux des phénomènes de la germination. Il n'y aurait pour cela qu'à prendre une graine de Haricot (Fève), et à la mettre dans la terre humide, sous une température tiède. En observant de jour en jour les changements que subirait cette graine, on serait bien renseigné sur les phénomènes de la germination, au bout des trois ou quatre jours que durerait l'expérience.
Mais au cas qu'une telle expérience soit peu praticable au locteur, il pourra acquérir les mêmes notions en examinant soigneusement les détails de la vighette N° 155, où l'on voit représentées très clairement les diverses phases de la germination d’une Fève (ou graine de Haricot). En faisant le commentaire de cette gravure, uous nous trouverons à décrire en même temps les phénomènes de la germination.
1° En 4, on voit par le dedans la moitié d’une Fève. Du côté gauche de Tamande, se trouvent en petit, et déjà formées, les ies de la plante future, dont l’ensemble constitue I on; ce sont la radicule, r, qui deviendra la racine; la tigelle, t, qui deviendra la tige; et la gemmule, g. bourgeon qui se développera en produisant les feuilles et les fleurs.
Qu'on laisse cette graine au sec ou au froid, et elle restera comme elle est, avec son embryon ou germe en léthargie.
C'est que, pour qu’une graine germe ou entre en activité, il lui faut être placée sous l'action de: 19, l'humidité, qui amollit ses enveloppes et dissout les substances qu'elle contient, de façon à former déjà un commenc-ment de liquide nutritif, qui déterminera la poussée de la radicule (qui est le premier à s’éveiller, des organes de l'embryon) ; 2°, l'air, dont l'oxygène agit sur les matières nutritives de la graine, et les rend propres à nourrir la petite plante, qui ne peut encore recevoir du dehors les sucs nutritifs; 3°, la Fois
dont un certain degré (de 0° à 50° cent.) est nécessaire pour
toute activité vitale, chez les animaux comme chez les végétaux. =
Nous supposons que ces trois conditions existent pour la Fève de notre gravure, placée dans le sol. Aussi:
mence tout de suite; alors l'enveloppe de grai déchire, la tigelle s’allonge en poussant la gemmule
écartant les deux cotylédons, pendant que la radioule 8 al
aussi de son côté et d enfonoe déjà dans la terre, pour « i ncipale.
3° La partic C de la vignette nous montre où en sont dues les choses le troisièrie ou le quatrième jour, La ti (devenue la tige, th) est sortie du sol, entratnant avec deux cotylédons, o, d’entre lesquels sortent déjà « fenilles vertes, J. D'autre part, la racine principale, » produit de tous côtés des racines secondaires, rs, couverte poils absorbants, pa, dont le rôle est de pomper les sucs n riciers. Toutes ces radioelles portent à Le: extrémité ce l'on appelle une,coiffe, qui est un petit capuchon destiné. protéger pendant qu’elles avancent dans le sol.
Dès lors, notre petite plante est en état de puiser sa n riture dans Fair et dans la terre: aussi l’on voit bientô flétrir et se dessécher les deux cotylédons, qui jusque-là ont fourni les substances nutritives nécessaires à son dé loppement,
Tels sont les peines qui se passent dans la germi tion de toutes les graines : excepté que, 1°, chez certai plantes dicotylédones, les cotylédons ne sortent pas du comme c'est le cas dans la germination du Gland; exce que, 2°, chez les plantes monocot ylédones, l'embryon ne p
e qu'un seul cotylédon, qui ne sort pas de terre, et q n'apparaît d’abord qu'une seule feuille en dehors du 8 c'est ce que l’on peut constater lorsque “ lèvent ” le B
Le temps que les graines mettent à sortir de terre va | d’une espèce à l’autre : depuis deux jours pour le Blé e. | Seigle, jusqu’à quarante jours pour le Persil, jusqu'à u | année pour le Noyer, et deux ans pour le Noisetier.
3 on oryplogames, qui n’ont pas
} que, sous elle se
s qui comgraine se mule et en ale s allonge pour deve-
n sont ren-
La tigelle t avec elle déjà deux pale, 1p, à Ju vertes de sucs nouraité ce que estiné à les
r sa nourbientôt se que là lui son déve-
eure, la propagation des espèces ne se fait par des graines véritables, u’elles ne produisent pas, par des spores, ainsi que nous l'avons dit. Ces spores, qui sont de petites cellules riches en matière nutritive, sont emportées par les
| vents à l’état de poussière légère, et tombées sur un sol
humide y produisent une lame verte, nommée prothalle. Sur
Mousses.