L'ABBÉ V.-A. HUARD, A. M
MEMBRE DE PLUSIEURS SOCIÉTÉS SAVANTES DIRECTEUR DU Vaturaliste canadien CONSERVATEUR DU MUSÉE DE L'INSTRUCTION PUBLIQUE DE LA PROVINCE DE QUÉBEC
QUÉBEC Imprimerie de la Cie de ““ Événement ”
IMPRIMATUR, 5 Quebeci, die Ia augusti 1912.
t L.N., Arch. Queb,
uf cent sep conformément à l’'Acte du Parlement du Canada, ban mil red cent sept, par l'abbé V.-A. H
UARD, au ministère de l'Agriculture,
NOTIONS PRÉLININAIRES
On nomme RÈGNE VÉGÉTAL l’ensemble de toutes les plantes qui existent sur la surface du globe terrestre,
La PLANTE, ou le re est un être vivant, muni 2 ganes, qui naît, se ppe, se reproduit et meurt après un temps plus ou woins long, Le végétal —malgré de nombreuses ressem iffère de l'animal en ce qu’il n’est vomme lui, doué de la faculté de sentir et de se mouvoir. II diffère du minéral parce qu'il a la vie et des organes pour bre 2 d al Il
est l'importance du règne f La meilleure façon de répondre à cette question, 3 supposer, pour un
instant, que par l'effet de la volonté de Dieu le règne se
tal cesserait tout d'un coup d'exister, et de rechercher quel seraient les conséquences de l’anéantissement soudain tous
les Fa dr
La la terre dépouillée des gazons, des fleurs et des arbres qui lui font une parure si agréable, n'offrirait plus à la vue qu un aspect désolé et dépourvu de (oute beauté, Puis l'atmosphère, n'étant plus purifié par l’action des parties vertes des plantes, deviendrait rapidement irrespirable. Que se-
rait notre alimentation, lorsque nous manquerions des fruits,
des légumes et des céréales ? II ne nous resterait plus, pour notre nourriture, que la chair des animaux. Or, les nnimaux sont eux-mêmes ou herbivores ou caruivores : deux ia, privé.
de leur nourriture végétale, périraient en un temps très
court; quant aux carnivores, qui se nourrissent largement aux dépens des herbivores, ils ne pourraient longtemps leur survivre. Enfin l’anéantissement du règne végétal nous priverait aussi des ressources que nous en tirons pour notre vêtement, pour la construction, l’ameublement et le chauffage des habitations.
Par ce court exposé de ce qui se passerait sur la terre si les plantes cessaient d'y exister, on voit facilement quel est, suivant le plan du Créateur, le rôle immen- e du règne végétal dans la vie terrestre du genre humain.
Et puisque le règne végétal est d'une pareille importance, la BOTANIQUE, qui est l'étude du règne végétal, ne peut qu'être aussi très importante : elle nous permet, en effet, par la connaissance qu’elle procure des plantes diverses et des conditions de leur-vie, de mieux cultiver les plantes qui nous sont utiles, et en général de tirer des ressources plus abondantes des différents végétaux.
Cette étude est, de plus, très propre à satisfaire la curiosité de l'esprit humain, et très intéressante en un mot. Car la puissance, la sagesse et la bunté du Dieu Créateur ne sont pas moins visibles à chaque pas dans ce domaine que dans les autres. L'orgauisme des végétaux, sans être aussi compliqué que celui des animaux, est également ‘admirable dans son fonctionnement ; et se rendre compte de ses détails offre des jouissances très vives à un esprit sérieux. La facilité même de se procurer, en cette matière, des sujets d’études, qui sont souvent des objets si gracieux, plantes au port élégant et aux fleurs si belles, tout cela contribue à faire de la botanique la plus aimable des sciences, b e
Drvistox.— Dans ce court traité, nous sui vrons la méthode généralement pratiquée par les auteurs, et qui consiste à étudier séparément la structure et les organes des végétaux, et la manière dont fonctionnnent ces organes. Il sera donc question, dans la première partie, de. l'ANATOMIE VÉGÉTALE ; et dans la deuxième, de la PHYSIOLOGIE véakrace, Dans la troisième partie, intitulée Cob D SUR LE RÈGNE VÉGÉTAL AU CANADA, nous parlerons des végétaux les plus importants de notre pays.