Chapitre I DES ÉLÉMENTS ANATONIQUES ET DES TISSÜS
Si nous n'a vions que le secours de nos yeux pour connaître la composition de la substance qui constitue le végétal ou l'animal, nous ne saurions à peu près rien de la structure intime de l’un ou de l’autre. Mais le progrès de la science, accompli à travers les siècles, a fait trouver des moyens d'étendre beaucoup la puissance de perception dont sont doués nos organes.
C’est d’abord la chimie, qui décompose et recompose les matières organiques ou inorganiques, et qui nous a appris que toutes les substances, animales ou végétales, sont constituées principalement par la réunion de quatre corps simples, dont l’un, le carbone (ou charbon), est un corps solide, et les trois autres, hydrogène, oæygène et azote, sont des corps gazeux. En outre, on trouve souvent, combinés-avec eux, une quinzaine d’autres corps simples, le phosphore, le soufre, eto. Suivant la manière dont ces différents corps sont combinés ensemble, et suivant les proportions dans lesquelles ils le sont, on se trouve en présence de telle ou telle substance animale ou végétale : le sang, la sève, la chair, la pulpe des fruits, etc. .
Mais il y a aussi le microscope, qui augmente considérablement la puissance de l'organe visuel, et au moyen duquel il est devenu possible de connaître la structure intime des
corps organiques. On s’est aperçu, avec son aide, que les substances, soit animales, soit végétales, ont une structure à peu près semblable, formée, dans le unes comme dans les autres, de cellules, de fibres et de vaisseaux. Nous allons, en nous restreignant ici aux seules substances végétales, jeter un coup d’œil sur ces éléments anatomiques.
CELLULES. — La cellule est une sorte de petite outre close de toute part, et d’une extrême petitesse.
Les cellules ont des formes très diverses, suivant les plantes et les parties des plantes où elles se trouvent, Quand elles sont de formes régulières, le tissu qu'elles composent par leur réunion donne l’idée - d'un rayon de miel partagé en Hg. lellules composant petites cavités se ressemblant les unes aux autres,
Oe sont les cellules qui constituent la plus grande partie de la substance végétale. —Les cellules ne sont pas vides, ordinairement, mais elles sont remplies de liquides ou de solides.
Fig. 2.—Oellules de diverses formes.
de Dans les jeunes cellules, surtout de formation récente, on remarque un petit noyau (nucléus). Fréquemment ce noyau
Fig. 1.— Coupe (très grossie) dans l'épaisseur d'une feuille montrant des celluies de différentes formes.
Fig. 2—A, cellules arrondies, laissant des vides (méats), m, entre elles.—B, cellules se touchant sur tout leur contour.—C, cellules laissant entre elles des lacunes].