Chapitre III LA TIGE
La tige est le corps même du végétal; elle s'élève ordinairement dans Fair, se divisant en branches et rameaux, et se Couvrant de feuilles, de fleurs et de fruits.
DIRECTION xr FORMES, —Le plus ordinairement, la tige est aérienne : et alors, elle constitue : 1°, le tronc dos arbres, support ramifié, ligneux, arrondi, recouvert d'écorce; ou 2,
14 ; ___ BOTANIQUE | le stipe, tige dressée, cylindrique sans branches, couronnée pa une touffe de feuilles (Palmier) ou 3°, le chaume, qui est un tige creuse et portant, de dis tance en distance, des nœud d'où partent des feuilles. I Blé et les autres graminées on des tiges de ce genre, = dessé chées sont le foin et la paille le tige des Bambous et cell des ux sont aussi de chaumes. a
Il y a des tiges aérienne trop faibles pour se dresser, € dont les unes, dites rampante courent sur le sol, en s’y fixai par des racines adventives (Fra sier, Petit-Thé), et les autre dites grimpantes, montent | long d’un support en s’y enro!
lant (Liseron), ou bien en s fixant par des vrilles ou de crampons (Pois, Lierre). .
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nes, s'étendant sons le sol, horizontalement ; leur part antérieure, à mesure qu’elle avance, produit des racine
Fig. 11.—Le Petit-Thé. (Tige rampante.) des feuilles et des fleurs. Cette sorte de tige se nom! hi 2 a . 7 =
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(Oisnon, Poireau, Tulipe). D'autres elle s’épaissit en dits salons — ou moins nombreux, portant de place en
13—Bulbe de
. l’Oignon.
Enfin, on distingue encore les tiges ligneuses, semi - ligueu-
ses et herbacées. +, 1 sont dures et solides; arbres
leur 3 f est le bois. ont * tiges * genre. 2°, tiges semi-ligneuses n ont que la partie rieure ainsi solidifiée et persistante, leurs rameaux se renouvelant chaque année. C'est le cas des arbrisseaux (Framboi-
i ordinairement de coubles et molles, et ne vivent qu'une seule saison. On donne le nom d'herbes aux plantes qui ont des tiges de ce genre.
tingue en effet, chez les Végétaux, Monocotylédones et des acotylédones. . Ces dénominations, qui ont un air uh peu étrange, indiquent seulement l’un des
: développement des graines de ‘chacune de cs plantes. Tont le monde a vu
lever des graines de 2 ou de — et a dû — quer que la petite ssante porte deux grosses euilles très 1 Ces fouilles très fortes s6 nomment cotylédons. Eh bien, les plantes qui portent ainsi, en levant, deux cotylédons, sont les dicotylédonées (ou dicotylédones). Les Oitrouilles, les Melons, les Fèves sont de cette classe de végétaux.—Mais il y a d'autres plantes, comme le Blé d' Inde, l’Avoine et les autres céréales, dont les graines, en levant, n'offrent d’abord qu’un seul lobe ou cotylédon : ces plantes sont dites monocofylédonées (ou monocotylédones). - Enfin, dans une dernière catégorie de végétaux, les graines, nommées epores, n'ont pas même un seul de ces lobes ou cotylédons. Les plantes de cette sorte sont dites acotylédonées (ou acotylédones). On constatera dans les pages suivantes : que ces trois classes de plantes, qui diffèrent déjà beaucoup dans le développempnt de leurs graines, offrent aussi de grandes différences dans la structure de leurs tiges.
des dicotylédones.—Un examen attentif de la vignette ci-jointe fera connaître tout ce qu'il importe de savoir
bois d’automne
Fig. 14.—Une section de Chêne.
sur les tiges des plantes dicotylédonées, dont font partie notamment tous nos arbres et arbustes du pays.
Dans la section transversale de Chêne représentée dans cette vignette, on trouve, en commençant par dehors :
1° Le liege, qui est l'écorce extérieufe, formée de lames minces dans le Bouleau, de grandes plaques sèches dans T Epinette, de masse compacte dans le Sapin. Dans le Chéne- Liège, cette partie de l'écorce devient épaisse : c'est le liège
TIGE 17 du commerce, Les tiges encore jeunes sont enveloppées d’une
Le liber, qui est la partie fibreuse et intérieure de ; il se compose, dans le cas présent, de feuillets for. més en 1892, 1893 et 1894. Il s'en forme un nouveau cha-
ue ère
8° Le cambium, mati gélatineuse qui se trouve entre le bois et l'écorce, et qui détermine l'accroissement de l'arbre, en produisant du liber sur sa surface externe, et du bois sur sa surface interne.
4 Le bois, formé d'un nombre de couches proportionnel à l'âge de larbre: car il se produit une couche nouvelle chaque année, La vignette représente les trois couches de 1892, 1898, 1894. On devra remarquer que le bois et l'écorce Gao
t Tun par le dehors et l'autre par l’intérieur, —La partie extérieure (c’est-à-dire plus jeune) du bois se nomme
colores et qui finit par di paraître dans les tiges âgées. Dans la tige du Sureau, on peut voir un cas où 15 moelle est très développée.
De la moelle à l'écorce, à travers les fibres et les vaisseaux qui com sent la masse du bois, courent les rayons médullaires, qui sont des lames de tissu cellulaire, Ces Nong pie. 15.—Coupe d'une établissent ainsi des communications ( Chêne, montrant es entre les diverses couches de la tige. mAullaires. Dans les bois blanchis, on vait ces rayons médullaires sous
forme de À esse pacrées de formes et de dimensions variées.
l'iges des monocotylédones. —Chez les plantes monocoty- : lédonées, comme les Palmiers, les Asperges, eto, la tige est tout autrement constituée que celle ci-dessus décrite. 11 suffit, pour le constater, de jeter un coup d'œil sur la vignette No. Ces tiges, qui généralement n’ont pas de branches, ont
une écorce composée de cellules lesquelles courent de vaisseaux ; cette écorce adhère ent au bois et ne peu
Hé = —— — Fig. 8 trausversa en être détachée. Quant au bois, il est formé aussi d'un masse cellulaire entremêlée de fibres et de vaisseaux. CI fibres et vaisseaux existent surtout vers l'extérieur ; c'est centre de la tige qui est ici le plus tendre, contrairement à ( qui existe chez les dicotylédonées.
Tiges des acot A l’aide de la vignette No. 13 qui représente une cee on de Fougère arborescente, on se fe une idée de la structure de la tige des acotylédones. On voit que cette se compose surtout de tissu cellulaire, da: la circonférence duquel se trouvent. des faisceaux fibreux des vaisseaux, qui ensemble constituent eu réalité le bois ces végétaux. Sur la surface extérieure, il y a des aspérité 3 d’où partaient les feuilles desséchées tombées.
II convient d'ajouter que beaucoup de plantes acotylédon n’ont pas de tiges, et que plusieurs ont une tige formée se lement de tissu celluluire.
Bourczons.—À part les feuilles, dont il sera question chapitre suivant, la tige porte les bourgeons, qui apparaisse au bout des rameaux ou à la base (aisselle) de chaque feuil Ces petits corps ovales contiennent, sous forme très rédui un rameau avec ses feuilles et ses fleurs. Ils sont presq toujours protégés par des écailles (Erable, Pommier), rec
ent des De peut
vertes elles-même par une sorte de gomme (Peuplier Aulne) ou par du duvet , (Saule). Cette protection leur est nécessaire parceque, formés une année à Tavance, ils ont à subir l'hiver, avant de se développer au
tem 2 ntes produisent aussi, à la base de leurs feuilles (Lis ou Martagon N ou sur leur tige florale (Oignon), des bo charnus, nommés Fig. 18.— Beurgeons (dont ceux de
ui mis en terre produisent droite tranchés verticalement) du Lilas.
nouvelles plantes.
La Greffe. —Oe qu'on fait pour les bulbilles, les détacher de la plante et les mettre en terre où ils se développent en un nouveau végétal, on peut le faire aussi d'nne certaine manière avec les bourgeons, Le bourgeon contient en raocourci un rameau, avec ses feuilles et ses fleurs, Ma au lieu de le laisser se développer à Pendroit où il est, o * très bien l'enlever avec uu d’écorce, et le planter sous l'écorce incisée d’un rameau d’une plante de même famille: si l'opération est faite en de bonnes conditions, les surfaces en en — ge 3 ront, et urgeon se développera rs il aurait fait sur sa plante
origine. = Fig. 19-—Le greffe en écneson. L'opération que nous venons de décrire sommairement, c’est la greffe (en écusson). Elle peut „r. — — —
d'un rameau ; et, dans çelle de droite, le tout est attaché d'un gros til de laine euroulé à plusieurs tours et destiné à maintenir en contact
20 BOTANIQUE se pratiquer aussi de plusieurs autres manières, par exemple en insérant un bout de rameau dans une fente pratiquée à l'extrémité d’un autre rameau, et c'est alors la greffe en fente.
La greffe est d'un usage courant en horticulture, parce qu’elle améliore beaucoup la qualité des fruits de f
Erinks ET AIGUILLONS.—La différence entre ces organes, que Ton trouve sur la tige et les rameaux de plusieurs plantes, c'est que les épines sont de tissu dur et ligneux, et tiennent au bois même du végétal, dont on ne peut les déta. qu’en les cassant (Aubépine ou Pommettier, Senellier) ; tandi: que les aiguillons ne dépendent que de l'écorce et peuven s’enlever aisément (Rosier).