ÉLÉMENTS ANATOMIQUES ET TISSUS
se partage en plusieurs autres noyaux, autour de chacun desquels se forme une membrane qui l'enveloppe : et c'est ainsi que la cellule primitive est remplacée par un certain
nombre d'autres cellules. II arrive partage en plusieurs autres par des
aussi que la cellule se cloisons qui se forment
en sa cavité et la subdivisent, Ce travail de multiplication, lorsque la plante s'accroît très vite, se fait avec une rapidité
extraordinaire.
Avec le temps, la forme des cellu des matières solides se fixent dans leurs enveloppes et leur donnent une dureté considérable, Ainsi s’ex-
plique la solidité qu'acquiert, par
les se modifie, En outre,
exemple, l'enveloppe des noyaux de
Cerise, qui nest pourtant composée ÿ que de cellules vieillies. sé Figres, — En s’allongeant beau- 4
coup, les cellules deviennent des sor-
tes de filaments pointus à leurs 95 extrémités, et d'une tenuité extré-
me: ce sont les fibres des végétaux, É} Dans cette transformation des cel.
- lules, les parois se sont épaissies, et
le diamètre de la cavité intérieure s’est considérablement rétrécie. En même temps, des matières solides s’y sont fixées de plus en plus ; de
sirsement), coupe transver.
là vient la solidité plus grande du bois, qui ent presque entièrement composé de fibres. Ces fibres étant tre les autres et n’adhérant que faiblemen on comprend bien que le bois soit plus facile à Jendre qu’à rompre. Les fibres existent aussi dans les racines et dans les nervures des feuilles. —Ce sont les fibres qui constituent les matières textiles provenant des végétaux :
chanvre.
placées les unes cont les unes aux autres,
VAISSEAUX.— De même que, dans les substances animales, il y a des tubes, nommés artères et veines, pour la circulation du sang; ainsi, dans la masse des végétaux, il y a aussi des
tubes allongés pour la circulation de la sève. es tubes portent le nom de vaisseaus.
Les vaisseaux sont formés de cellules très allongées et à
parois 8, qui sont fixées
bout à bout et en file, Lorsque
A = les cavités de ces cellules rec- T tent indépendantes les unes des autres et ne communiquent pas
entre elles, le vaisseau qu’elles constituent est dit fermé ou imparfait. Mais 3 cos cavités communiquent de l’une à l’autre et forment de la sorte er 4 un tube continu, le vaisseau Fig. 4 Diverses sortes est dit ouvert ou parfait, W C’est par les vaisseau x que la sève, puisée dans le s0 be les racines, monte dans la tige et se rend jusqu'aux feuilles.
Tissus.—Une portion de substance végétale queloobque, suivant qu’elle se compose surtout de cellules, ou bien de fibres, est dite tissu cellulaire (Champi ons) ou tissu fibreux (Pin, Cèdre). Dans le tissu ire, on trouve 10 8 des * des fibres et des vaisseaux — Bou-
H Ie
Cuapitre II LES RACINES
On nomme racine la partie inférieure de la jus et qui est ordinairement enfoncée daus le sol.
Rörn DE LA RACINE —La racine sert d’abord à fixer la plante sur la terre, par F ensemble de ses ramifications qui s'étendent plus ou moins dans tous les sens.
Mais surtout la racine nourrit la plante en puisant dans le sol des éléments qui lui -permettent de se développer. . elle ne prend ainsi dans le sol que des éléments
| RACHES Bin 11
liquides, parce que ces substances ne peuvent pénétrer dans
la racine qu’à cd les membranes de son enveloppe, et
pen matière solide ne pourrait traverser de la sorte membranes entièrement closes,
Oe sont les poils absorbants qui puisent les sucs nourriciers du sol, On désigne ce nom de petits poils très ténus fixés sur la surface 1. radicelles (les plus petites remifications des racines) et uniquement composés de cellules, Les éléments nutritifs, absorbés du sol, passent de ces poils dans les tubes nommés vaisseaux, dont nous avons parlé au chapitre précédent, ex.
et qui les conduisent dans toutes les parties de la plante. La plante dépend tellement, en général, de la racine pour sa nourriture, qu’elle dépérit aussitôt lorsqu’elle en est détachée, PARTIES ET STRUOTURE, — Le point où la racine se late 12 a ere 8
i 128). corps Fig.-5.—Où l’on voit la sève pénétrant de la racine est la partie la. fal (comme Idiauent i fiehesz plus grosse de la racine, jusqu'aux vaisseaux b. celle qui émet les filaments, plus ou moins nombreux et déliés, qui s'étendent partout pour recueillir les éléments nutritifs, Ces filaments eux-mêmes sont les radicelles, dont l'ensemble se nomme le chevelu de la racine, L’extrémité des radicelles, par où elles s'avancené dans le sol, est formée d’une sorte de coiffe qui la protège. Quant à la structure de la racine, elle est généralement la même que celle de la tige, c'est-à-dire qu'elle contient des cellules, des fibres et des vaisseaux; et même les fibres et vaisseaux de la tige ne sont que le prolongement de ceux de la racine. |
FORMES DIVERSES, —Les racines ont reçu différents noms suivant leur direction ou l'aspect qu'elles présentent. C'est ainsi qu'on distingue les racines : le, pivotantes, qui ont la
0 f Fig. 7.—Racines tubéreuses 2 (Dahlia).
forme de cônes s’enfonçant dans le 80 (Betterave, Carotte); 2° fibreuses, compo:
sées de fllaments déliés (Céréales, Oignon) 30 tubéreuses, lorsqu’elles sont renflées e
charnves (Dahlia); 4°, tragantes, lors
qu'elles s’étendent, sans s’enfoncer, prè
N de la surface du sol; etc.
Fig. 8.—Racines fibreuses (Blé).
celles.
Il y a encore les racines adventives
qui poussent sur différents points de 1
tige: c’est ainsi que le Fraisier émet !
long ds sa tige des racines qui le fixes au sol; le Lierre produit aussi des racine dé ce genre, nommées crampons, qui Tat tachent aux surfaces sur lesquelles grimpe. Quand on passe le rouleau su les champs de céréales, on veut couche les plantes sur le sol, pour leur fai
RÉ ER — — Fig. 6—a, collet de la racine.—b, corps de la racins.—c, rad
2 des racines ad venti ves qui activeront leur croissance, buttage ou renchaussage a le même but. —Le bontu-
rage et le marcottage, procédés souvent employés pour la
multiplication des plantes d'ornement, sont fondés sur les
le Marcotlage, on entoure de
terre humide une portion de Tameau ; quand il a poussé
Far : o point, on 3 de la plante. -
m nt il peut se passer
consiste à détacher tout d’abord de la lante un rameau portant des nœuds — de renflements où les feuilles sont attéchées), et à le planter en terre ; ce rameau, nommé bouture, produit alors des racines, et devient ainsi une plante nouvelle, II y à même des taux, par exemple le Hoya, dont une se 41 feuille, ainsi mise en terre, usse des racines et ensuite une tige.
Saule est un des végétaux les plus s à bouturer; on cite même le cas
et les branches dans le sol, et qui continua de vivre, les
ex-racines s'étant couvertes de feuilles, et les ex-rameaux de